Saint Georges Patrimoine

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La mare de l’Abbaye

La mare de l'abbaye

La mare des jardins de l'abbaye

Ce qu’on appelle aujourd’hui communément la mare est en fait l’ancien vivier des chanoines de l’abbaye, situé à l’extrémité sud de leur jardin.

Les religieux occupaient une riche abbaye possédant des terres, des bois, des exploitations agricoles. Parmi les cens qu’ils percevaient, c’est-à-dire les loyers de leurs propriétés, figuraient pour celles des bords de Loire, certains poissons, comme une alose le jour de la Quasimodo (ou deuxième dimanche après Pâques), que devaient en 1743, les tenanciers d’un petit champ cultivé près de la Boire Traversanne. (Le mot boire désigne une étendue d’eau formée par le creusement de terre emportée au moment de la rupture d’une levée. Il peut aussi désigner un petit bras de Loire souvent fermé en amont par des terres d’alluvion). Ces poissons continuaient leur vie dans ce vivier, en attendant d’être cuisinés.

Il faut rappeler que la consommation de poisson était alors importante ; la religion catholique avait dressé une longue liste de “jours maigres”, c’est-à-dire sans viande. Cela concernait les mercredis et vendredis de chaque semaine, plus les 40 jours de carême et souvent les veilles de fêtes. Cela faisait de 10 à 200 jours par an selon les diocèses. (Ces injonctions ont été valables jusqu’au concile Vatican II en 1965)

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Châteaux

L'histoire des Châteaux

Retrouvez toute l'histoire des Châteaux de saint Georges sur Loire.

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Complexe Abbatial

Le complexe Abbatial

Découvrez l'histoire des bâtiments qui composent le complexe Abbatial, véritable cœur du village.

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L’étang d’Arrouët

L'étang d'Arrouët

Plan du cadastre napoléonien de l'étang d'Arrouët
Carte postale du complexe abbatial depuis l'entrée sud au début du XXème siècle.

L’étang d’Arrouët a appartenu pendant des siècles aux chanoines de l’abbaye de Saint Georges. Il était beaucoup plus vaste qu’aujourd’hui puisque la route de Chalonnes n’existait pas et qu’il s’étendait sur l’actuelle place Jumilly. Il est alimenté par les eaux du grand étang de la Brelaudière, au nord-est de la commune et au sud du château de Serrant dont il est très proche.

Vendu comme bien national au moment de la Révolution française, l’étang d’Arrouët devient alors la propriété du conte de Serrant. Il est le point d’eau essentiel du village, qui, construit sur une butte rocheuse, souffre alors tous les ans de sècheresse : trois mois les années ordinaires et davantage pour les années exceptionnelles.

En 1835, le conseil municipal présidé par Séréné Faugeron cherche à l’acheter. Refus du comte Alfred Walsh, qui pourtant l’entretient peu et mal. Et cependant, les animaux vont s’y abreuver, les femmes y laver leur linge, les boulangers y puiser l’eau quand la ressource est tarie dans le bourg…. L’intérêt général commande son achat. Il devient une pomme de discorde entre la mairie et le château. Les propositions et refus vont durer plus d’un siècle et c’est seulement en 1973 que la commune pourra l’acquérir. Depuis longtemps déjà, agriculteurs, ménagères et boulangers n’ont plus besoin de lui…

Avant 1850, l’étang se prolongeait au-delà de la médiathèque. Vers cette date, on a construit un pont pour faire passer la route départementale 161 bis.

Puis, après le guerre 39/45, au-delà de la route, cette partie de l’étang est devenue un dépotoir. La place de Jumilly remplie, on est passé de l’autre coté de la route de Savennières. Sur ce dépotoir on a construit un super U, que l’on a détruit pour y construire la médiathèque Lalumé.

Les rives de l’étang d’Arrouët sont aujourd’hui un lieu de promenade, de détente, de pique-nique et de pêche.

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L’église

L'église

Carte postale de la place de l'église au début du XXème siècle

La construction de cette église a commencé en 1825, sur les plans de l’architecte Mathurin Binet (1773-1848). Mathurin Binet était architecte municipal à la ville d’Angers : il fut en charge de la restauration du clocher de la cathédrale Saint Maurice à Angers après l’incendie de 1831. Il fut aussi en charge de la construction du premier Grand Théâtre d’Angers inauguré en 1825 et détruit par un incendie en 1865 avant d’être reconstruit.

Il avait fallu auparavant démolir l’ancienne et belle église abbatiale et les cloitres du couvent, vendus aux enchères pour leurs pierres !

L’édifice actuel a donc été élevé à l’emplacement des cloitres et d’une partie de cette ancienne église. Elle est de style néo grec, très en vogue au XIXème siècle.

On peut y admirer un remarquable chemin de croix de Stani Nitkowsky, artiste contemporain, ami de Robert Tatin, qui a longtemps résidé à Saint Georges. Il est révélateur de la première période de son œuvre.

Deux vitraux de part et d’autre du chœur doivent retenir l’attention : ils datent du début du XIXème siècle et sont signés du saint-georgeois Charles Thierry. Peintre, ferblantier, décorateur remarqué par la comtesse de Serrant et travaillant d’abord dans l’atelier qu’elle avait fait édifier dans le château de Serrant, il devint un peintre sur verre apprécié et fournit en vitraux de nombreuses églises de la région. C’est sans doute en 1828 qu’il réalisa ceux de l’église de Saint Georges. La mode alors était au verre peint. Thierry avait réintroduit l’art du vitrail en Europe et l’atelier qu’il fonda à Angers en 1844 existe toujours.

Le clocher abrite aujourd’hui trois cloches. La plus massive fut donnée par le comte Théobald Walsh après la reconstruction de l’église. Elle se nomme Jeanne Marguerite et fut bénite en 1839 par Mgr. Charles de Montault, évêque d’Angers. Les deux autres ont été acquises par le conseil municipal en 1866 après que la seconde cloche daté de 1677 et offerte par Guillaume III Bautru cassa en 1865. La première de 682 kg se nomme Alfred Louis Marie avait pour parrain le comte Alfred Walsh et pour marraine Sophie Legrand, sa femme. La seconde, prénommée Marie Casimir Valentine Laure Georgette, pèse 470 kg et avait pour parrain Casimir Challet, attaché au ministère des Affaires étrangères et sous-consul de France à Barcelone et Mlle Marie Faugeron, fille de Séréné Faugeron, maire de Saint Georges. La Fabrique s’endetta à hauteur de 4 000 francs pour payer ces deux cloches.

En 1900, une violente tempête, qualifié d’ouragan, s’abattit sur Saint Georges infligeant d’importants dégâts à la toiture de l’église qui dut être refaite.

Le grand retable baroque date de 1843 et est attribué à Dominique Massini. Imposant, doré à sa construction, il a été recouvert vers la fin du XIXème siècle de bronzine, poudre métallique à base de cuivre, qui, moins chère, donnait l’illusion de l’or.

Enfin, l’église recèle un orgue, modeste mais signé du plus grand facteur d’orgue du XIXème siècle : Aristide Cavaillé-Coll. Il est acquis par le conseil paroissial de la fabrique pour l’église de Saint Georges en 1874 grâce à des subventions diverses et la participation du comte Arthur de Cumont, ministre de l’instruction publique et des cultes et futur maire du village. Le buffet en chêne abrite deux tourelles de cinq tuyaux encadrant une plate face de 23 tuyaux. La tribune de l’orgue est placée en fond de nef.

Carte postale de l'intérieur de l'église au début du XXème siècle
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La Magnanerie

La Magnanerie

Photographie de la magnagnerie

Le bâtiment a été construit en 1838 pour abriter un élevage de vers à soie destinés à la production du fil employé pour la confection du tissu.
Construit sur 3 étages, il mesure 24 mètres de long sur 12 mètres de large.
L’histoire commence par la rencontre de René Suaudeau, un géomètre originaire des Deux-Sèvres, arrivé dans la région vers 1835, avec le Comte Alfred Walsh de Serrant.
René Suaudeau s’était intéressé à l’élevage du ver à soie (larve du bombyx du mûrier) et avait suivi une formation en ce sens. Il arrive à Saint-Georges porteur d’œufs du papillon. Et l’aventure peut commencer.
Il faut s’assurer de l’alimentation de la chenille ; les mûriers étaient déjà présents en Anjou et les plus anciens, en bord de Loire dataient de 1754, année de leur introduction.
Des mûriers seront plantés, probablement dans la zone de la Murie ; la surface occupée (20 hectares) comptait 71 000 arbres auxquels il faut rajouter 4 Ha de pépinière.
Le bâtiment, lui-même, est bien équipé. Il y faut de la chaleur, de la lumière et de l’aération. On n’a pas le détail de l’équipement mais en 1840, un inspecteur chargé des magnaneries fait au ministre de l’agriculture un compte rendu élogieux. Le système de chauffage et de ventilation est inspiré de celui mis au point par Jean- Pierre-Joseph d’Arcet et décrit en 1838.

La production, modeste, commence et la qualité est vite reconnue par l’attribution de médailles et de prix. Un premier prix distingue « Mme la comtesse Alfred Walsh de Serrant et M Suaudeau père ». La Comtesse de Serrant est Sophie Legrand, épouse du Comte Alfred Walsh de Serrant. Quand à Marie Hylas Suaudeau, fils de René Suaudeau, il devient régisseur des terres de Serrant et sera maire de Saint-Georges de 1871 à 1887.
La fille de René Suaudeau, Marie-Geneviève supervise la filature ; pour cela elle reçoit une médaille de vermeil « pour l’application et l’habileté avec lesquelles elle dirige l’atelier de filage annexé à la magnanerie de la Haute Lande, située près du château de Serrant ».

En 1844, la Magnanerie produit 640 kg de cocon de soie brute. Les apprenties fileuses de la Haute Lande sont choisies « parmi les jeunes orphelines de l’hospice d’Angers qui formeront bientôt une excellente école de fileuses ». On ignore leur nombre, leur âge, les conditions de leur hébergement et de leur travail. Hélas, l’histoire si bien commencée se termine mal. La sériciculture est en chute libre dans nombre de régions (à l’exception du Sud-Ouest) où elle s’était installée ; la raison tient au développement de maladies mortelles du ver à soie.
On ignore le moment de l’arrêt de la production de soie à Saint-Georges. On sait qu’en 1849, René Suaudeau, son épouse, sa fille et son gendre, Eugène Colette quittent Saint Georges pour se rendre en Algérie.

Plan d'une magnanerie
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Le château de la Benaudière

Le château de la Bénaudière

Carte postale du château de la Benaudière au début du XXème siècle

Le château de la Bénaudière est situé à l’ouest de Saint Georges à proximité de la route départementale et à la frontière avec Saint Germain des Prés. Les deux communes sont séparées par le ruisseau de la Bénaudière prenant sa source dans la forêt de Bécon-les-Granits et qui alimente l’étang du XVIIe qui jouxte cette demeure.

Le domaine appartient jusqu’au  XVIe siècle, à la famille De Brie, les seigneurs de Serrant. La chapelle actuelle a été construite au début du XVIe siècle.

Au début du XVIIIème le château est la propriété de Georges Lusson, fils de René Lusson, greffier du comté de Serrant. il est marié à Anne Marie Jory, fille d’un marchand et ancien juge d’Angers. Leur fille Anne Christine se marie avec Julien Heurtelou, secrétaire à la mairie d’Angers, qui reçoit le château en dot. Leur fils Julien Georges Jean, né le 26 mai 1765, deviendra officier municipal de novembre 1791 à avril 1795, puis administrateur du district d’Angers jusqu’en juin 1798, à la suite de quoi, il deviendra membre de la commission des hospices et membre du conseil général de 1800 à 1808. Il fait reconstruire le château de la Bénaudière après 1796. Il est élu à la chambre des Députés en 1815 pendant la Restauration. Il décède à la Bénaudière le 30 août 1841.

La propriété est ensuite restée dans la même famille depuis 1854, date d’acquisition par Charles-Marie Calixtede Jousselin, arrière grand-père des propriétaires actuels. A cette époque, Monsieur de Jousselin entreprend de grands travaux de drainage commencés dès l’hiver 1855. Ces travaux permettent de transformer le domaine en exploitation modèle qui a disputé la coupe d’honneur du concours agricole de 1862 et mérité la grande médaille d’or.

Son fils, Marie-Paul François de Jousselin, montera un élevage de chevaux qui disputeront les courses hippiques au château de Serrant notamment.  A l’âge de 19 ans, le fils de ce dernier, René de Jousselin, meurt dans un tragique accident de motocyclette à Angers, en novembre 1927. C’est Alice de Jousselin qui, mariée à Joseph Le Court de Béru, héritera du château de la Bénaudière.

Le château est, aujourd’hui, une propriété privée, appartenant à leurs descendants.

Carte postale du château de la bénaudière au début du XXème siècle
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Le château de la Comterie

Le château de la Comterie

Château de la comterie vue du ciel

La première « comterie » datant du XVIIème siècle, avec dépendances du XVIème dont un four à pain demeuré intact, fut la résidence de Monsieur Epiphane Lair, notaire sous la Restauration à Saint Georges.

Son fils, Adolphe Lair, magistrat (1834-1910) fit construire l’actuel château dans les années 1875. De nombreux artisans de la commune participèrent à son édification, ainsi que des compagnons du devoir, dont des messages retrouvés lors de travaux attestent la présence. Le campanile demeure un point géodésique indiqué sur les carte d’état-major.

Cette demeure revient à Maurice Lair qui fut maire de Saint Georges jusqu’en 1946, puis à ses filles, Madame Buffet et Mlle Lair avant d’appartenir à la famille Giffard.

Le château est actuellement une propriété privée.

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Le Port Girault et le Grand Bras

Le Port Girault et le Grand Bras

Vue aérienne du pont du grand bras et du port girault

Le Port Girault est un hameau dépendant de Saint Georges sur Loire. Il est situé sur la voie ancienne qui longeait le fleuve et fut au cours des siècles un port à l’activité importante.

Le bourg de Saint Georges établi sur le coteau, loin du fleuve avait besoin d’un port car les marchandises nécessaires à la vie d’une communauté arrivaient ou partaient par la Loire. Le Port Girault a donc longtemps été ce lien entre les saint-georgeois, groupés autour de l’abbaye et de l’église, et l’activé marchande, pour une bonne part fluviale.

En 1824, sont ainsi acheminés par la Loire tous les matériaux qui serviront à construire l’actuelle église de Saint Georges : pierres, tuffeaux, bois, ardoises, chaux…. sont débarqués au Port Girault puis « charroyés » jusque dans le bourg.

Comme dans tous les endroits où se croisent et s’arrêtent des hommes et des marchandises, le Port Girault a eu des lieux d’accueil : on sait qu’une auberge, la Boule d’or, se tenait sur la levée.

On sait aussi qu’un puits de mine y a été creusé en 1842 pour extraire de la houille. Le sillon minier de la Basse Loire longe le fleuve. Mais de faible rendement, il a été fermé en 1847 contrairement aux mines de la Villette qui perdurèrent jusqu’au début du XXème siècle.

Le XXème siècle a vu disparaître les activités du Port Girault qui reste aujourd’hui un quartier séduisant, calme et malgré la fin du transport fluvial, particulièrement vivant.

Le Grand Bras est le nom que porte le bras de la Loire bordant Saint Georges. Ce nom évoque la période pendant laquelle le commerce fluvial, intense jusqu’aux années 1850, longeait la rive nord de la Loire, avant d’être concurrencé par le chemin de fer.

Que s’est-il passé ? Le franchissement du fleuve a toujours été difficile : gués (il existe encore un passage pavé au fond de la Loire), ponts de bois de Saint Georges à l’île puis de l’île à Chalonnes et surtout bacs ont permis pendant des siècles d’acheminer d’une rive à l’autre, gens et marchandises. Au premier millénaire, la cote des inondations ne franchissait pas les 3 mètres. Depuis, la construction des levées et autres digues ont fait monter le niveau des inondations. 

En 1841, sous le règne de Louis Philippe, on entreprend la construction de trois ponts. Ils s’inscrivent dans le projet d’une liaison stratégique, favorisant le déplacement éventuel des armées entre Segré et Cholet. Ils sont à péage et deux petites maisons à chaque entrée du franchissement du fleuve (côté Saint Georges et côté Chalonnes) abritent les receveurs.

A la fin du XIXème siècle, Lucien Frémy, maire de Chalonnes, conseiller général et surtout liquoriste réputé, voudrait pouvoir effectuer, en toute saison, le transport de ses marchandises par voie fluviale. Mais le bras actif de la Loire, plus large que l’autre, longe la rive nord. Frémy est donc favorable à un détournement du fleuve. Ce sera fait et les travaux dureront jusqu’en 1906. Un barrage en aval du port de l’Alleud à la Possonnière va détourner le courant principal du fleuve vers Chalonnes.

Le Grand Bras devient alors un bras mort et seul son nom évoque encore l’activité marchande passée.

Pont du grand Bras

Le Grand bras en 1938

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Le prieuré de l’Epinay

Le prieuré de l'Épinay

Photographie du prieuré de l'épinay

C’est en 1208 que le seigneur du Plessis-Macé, possesseur de la terre, fonda le prieuré, accolé au château du même nom, avec l’accord de l’abbé de l’abbaye de Saint Georges. Les habitants de la vallée pouvaient ainsi assister aux offices religieux sans avoir à parcourir de longues distances. Deux messes par semaines devaient y être célébrées.

La chapelle fut placée sous le patronage de Sainte Pétronille, à qui on reconnaissait le pouvoir de guérir des fièvres. Elle devint donc très vite un lieu de pèlerinage fréquenté, car on ne savait pas soigner ces fièvres diverses, souvent graves, parfois mortelles.

Un prieur, c’est -à-dire un prêtre nommé par l’abbé de l’abbaye de Saint Georges, fut chargé d’animer ce lieu de culte. Un logis fut construit pour lui et existe toujours, encore occupé de nos jours.

Pour subvenir aux besoins de l’ensemble, le prieur percevait les revenus de nombreuses terres, de vignes, de la métairie de la Chétarderie toute proche, des prés et du moulin de Coutance et aussi des Grandes Touches, de la Basoterie…

Ces revenus étaient suffisants pour intéresser au XVIIème siècle, le grand dramaturge français Jean Racine, particulièrement désargenté. Son oncle, Antoine Sconin, qui en avait bénéficié, les lui avait cédés (on disait alors résignés). Dès 1666, Jean Racine fait précéder sa signature de la mention « prieur de l’Espinay ». Précisons qu’à cette époque, il n’était nul besoin d’être prêtre et d’habiter le lieu pour jouir de ce bénéfice.

Fenêtre en ogive du prieuré de l'épinay

Mais l’évêque d’Angers ne l’entendit pas de cette oreille et voulut nommer à l’Epinay un prieur de son choix. La suite, ce fut un procès pour savoir qui occuperait la charge, procès long, couteux que Racine a perdu ou abandonné, on en sait pas.

La vengeance de Racine s’est exprimée par l’écriture de la seule pièce comique de son œuvre : Les Plaideurs, dans laquelle il se moque du monde de la justice.

La chapelle est éclairée au nord et au sud par deux fenêtres ogivales. L’une d’entre elles est à menaux et surmontée d’une rosace montrant des anges jouant de la trompette.

Le prieuré est aujourd’hui une propriété privée, gîte et chambre d’hôte.