Saint Georges Patrimoine

Catégories
sites

Les Hautes Brosses

Les Hautes Brosses

Temporel de l'abbaye

chapelle des hautes brosses à Epiré en 2007

La chapelle des Hautes Brosses en 2007

Cette chapelle était situé dans la paroisse d’Epiré, aujourd’hui sur la commune de Bouchemaine.

Les premiers écrits témoignant de son existence date du XVème siècle. Le chapelain devait y dire deux messes par semaine et verser 26 boisseaux de froment à l’abbaye de Saint Georges sur Loire chaque année.

La chapelle possède en 1767, la métairie des Hautes Brosses, la closerie des Petites Brosses, les terres et vignes du clos des Echats et le marais Uslé. La même année, les revenus de la chapelle sont de 190 livres.

La chapelle était placé sous le patronage de Saint Vincent. Elle se présente comme un édifice rectangulaire reconstruit vers 1693 en pierres enduites au mortier. Les angles sont en tuffeau. On y entre par une ouverture voutée à l’ouest. La nef était éclairé par trois oeils-de-boeuf situés sur chaque côtés et sur le pignon.

La métairie est reconstruite en 1750. elle est nationalisée à la Révolution et vendue le 23 mars 1791 à L.J. Chevallier.

Chapelains des Hautes Brosses

Date de nomination

Prieur

1481

Jean de Brie

1543

Auger Moreau

1588

Ponthus de Brie

1620

Pierre Rousseau

1626

Jacques Godivier est chanoine à l’abbaye de Saint Georges. En 1628, il demande au Chapitre l’autorisation de s’absenter pour achever ses études. L’absence est refusée : la communauté est passée de 13 chanoines à neuf dont seuls 7 résident sur place avec un octogénaire et tois ou quatre aveugles.

1635

Charles Boissineux (ou Boisineust ou Boissineux) fait profession à l’abbaye de Saint Georges le 22 septembre 1630.

1639

Magdelon Hunault fait profession à l’abbaye de Saint Georges le 30 juin 1635. Fils de Claude Letourneau et de Charles Hunault de la Thibaudière, notaire d’Angers. Mort en 1654.

1655

Gabriel Bourdin, chanoine à l’abbaye de Saint Georges. Sa grand-mère, Perrine Moreau, veuve d’Urbain Brossier, résidait aux Hautes brosses. Son oncle Pierre Brossier était secrétaire et contrôleur au conseil du duc d’Orléans, frère du roi et secrétaire du comte de Serrant. 

1688

François Guillot

1711

Guillaume Philippe

1728

Jacques Fichon

1750 

Henri Poncé Dugard, né à Mézières près de Reims le 2 août 1720. Génovéfain, entré dans les ordres en 1740, il meurt le 27 septembre 1770 à Saint Martin de Linières près de Tours où il est prieur-curé.

Sources

Lemesle, Notice sur l’abbaye de Saint Georges sur Loire

Le temporel de l’Abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Les génovéfains en haute-Bretagne, en Anjou et dans le Maine, Yves Breton

Prosopographie génovéfaine, Nicolas Petit

Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine & Loire, Célestin Port

Catégories
sites

La Barre

La closerie de la Barre

Temporel de l'abbaye

dessin de la closerie de la barre en 1786

Dessin de la closerie de la Barre en 1786

carte de 1786 quartier de la barre

Plan de Saint Georges sur Loire en 1786

Le nom de cette closerie située à l’entrée de Saint Georges en venant de Nantes vient du gaulois « barro » signifiant extrèmité et qui indique une limite naturelle ou artificielle, parfois un péage.

La maison de la Barre est évoquée dès 1433.

C’est le curé, François d’Escullard qui en fait l’acquisition en 1500. Il s’agit alors de la moitié du bâtiment. Les curés successifs vont augmenter ce patrimoine : René de Saint Germai achète l’autre moitié en 1525 Jean Bernard des jardins en 1578 et 1580 et Jean Lebloy, d’autres terres en 1609 et 1611.

Une description en est fait en 1703. On entre par une grand entrée située à gauche sur la route de Nantes. Dans la cour, une grange sert d’écurie. Une soue à cochon y est adossée. Le logis a été reconstruit en 1698 et comprend une chambre avec une cheminée et un four, deux autres petites chambres et un grenier à grains à l’étage auquel on accède par un escalier. Une étable doté d’un grenier à foin complète les installations. 7,5 hectares de terres arables et 2 hectares de prés bordent la closerie.

Au XVIIIème, la closerie est louée à la famille Sortant : René Sortant puis son fils, René Guy qui y seront maître Poste.

La Barre est nationalisée à la Révolution. elle est vendue le 13 avril 1791 à Jacques Granger le jeune, chirurgien.

La closerie a aujourd’hui disparu.

 

Catégories
portraits

Maurice Lair

Maurice Lair

1872-1960

Portrait de Maurice Lair

Maurice Lair

Jaurès et l’Allemagne, livre de Maurice Lair paru en 1934

Maurice Lair naît à Angers le 24 juin 1872. Son père est Adolphe Lair, célèbre homme de droit angevin et sa mère Louise Talbot qui ont fait construire le château de la Comterie à la fin du XIXème siècle. En avril 1892, il est diplômé à la Faculté de Rennes. Poursuivant des études de lettres, Maurice Lair est élève de l’Ecole libre de sciences politiques, l’ancêtre de Sciences Po.  Il devient spécialiste des questions allemandes et publie de nombreux articles et ouvrages sur la question. Son essai intitulé « L’impérialisme allemand » en 1902 reçoit d’excellentes critiques dans les revues spécialisées en géopolitique. Maurice Lair y analyse la stratégie d’infiltration  allemande dans la politique mondiale. L’ouvrage est salué en 1903 par le Prix Marcelin Guérin de l’académie française qui récompense les livres qui « honorent la France et ses valeurs ».

En 1905, il se marie à Paris avec Suzanne Emilie Etienne avec qui il a deux filles, Christine en 1905 et Monique en 1908.

Maurice Lair contribue à de nombreuses revues politiques : La revue économique internationale, la revue bleue, la revue politique et littéraire, Les annales des Sciences politiques… Dans cette dernière, il publie en 1909 une étude sur Proudhon, père de l’anarchie. 

En 1913, il publie un roman La Reprise, d ‘abord en épisodes dans Le Correspondant, puis chez Grasset.

Pendant la Première Guerre Mondiale, Maurice Lair part comme lieutenant de réserve avec le 335ème régiment d’infanterie. Il combat à Champenoux, Nomémy, Xon. Il est successivement affecté au 325ème régiment puis au 68 ème régiment d’infanterie dans lequel il devient capitaine de la cinquième compagnie. Il combat dans la campagne de l’Yser durant laquelle il est grièvement blessé le 10 mai 1915.  Il reçoit la croix de la Légion d’honneur en 1916 pour saluer son héroïsme et ses états de service. La même année, il reçoit de nouveau le prix Marcelin Guérin.

Il est élu maire de Saint Georges sur Loire en 1922. L’année suivante il est décoré de la médaille d’argent remise par Henry Chéron, ministre de l’agriculture, pour son ouvrage « Le socialisme et l’agriculture française ». Critique des idées du socialisme, il s’intéresse pourtant au problème de justice social et notamment à la pauvreté dans le monde agricole.

En 1934, il publie un article sur le National Socialisme allemand dans la revue Bleue. En 1935, son essai  « Jaurès et l’Allemagne » analyse le rapprochement de l’homme d’état français avec la pensée allemande à la fin du XIXème (en particulier les idées socialistes et marxistes) et les influences qu’il juge néfastes pour la France. L’ouvrage fait l’objet de nombreuses critiques.

Maurice Lair restera maire jusqu’en 1945. Il décède à Saint Georges sur Loire le 23 février 1960.

Catégories
portraits

Pierre-Eloi Lalesse

Pierre-Eloi Lalesse

1752-1827

signature de pierre-éloi lalesse

Signature de Pierre-Eloi Lalesse

Pierre Eloi Lalesse est né le 1er décembre 1752 à Barbonne, petit village de la Marne. Sa mère Marie Angélique Diguelon meurt 21 jours plus tard probablement des suites de couche. Elle a 45 ans et a enfanté 15 fois en 23 ans et au moins sept de ses enfants sont décédés avant d’atteindre cinq ans. Pierre Eloi grandit donc avec son père, Pierre, laboureur. Ses frères et sœurs sont plus âgés : Pierre Antoine, né en 1736, est receveur général du district de Melun. Pierre Nicolas, né en 1738, est marchand.

Pierre-Eloi, lui, s’engage dans une carrière religieuse : il entre à l’abbaye de Saint Geneviève à Paris le 3 novembre 1774.  D’abord étudiant à Notre Dame de Ham au nord de Reims, il parcourt la France, Provins, Chartres, Chateaudun, devenant sous-diacre en 1778, puis diacre et prêtre en 1779 avant d’arriver à l’abbaye de Saint Georges sur Loire le 14 mai 1781. Il y exerce la fonction de vicaire jusqu’en 1784. Il est alors nommé prieur-curé de Mée en Mayenne, paroisse sous l’autorité de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, suite à la résignation d’Augustin Gournay, qui revient à l’abbaye de Saint Georges sur Loire pour assurer la fonction de prieur. Arrivé le 9 novembre 1784, il n’y reste que peu de temps : dès le 27 janvier 1785, il est nommé prieur-curé à Villemoisan, paroisse dépendant de l’abbaye Toussaint d’Angers, suite au décès de François Dubois. Pierre-Eloi envoie sa réponse favorable deux jours plus tard mais son dossier s’égare dans l’un des quinze bureaux de Rome. Il doit attendre le 14 juin 1785 pour rejoindre sa nouvelle paroisse.

Il est encore à Villemoisan quand éclate la Révolution. Le 27 novembre 1790, les prêtres doivent prêter serment à la constitution civile dans les termes suivants : « Je jure de veiller avec soin sur les fidèles de la paroisse [ou du diocèse] qui m’est confiée, d’être fidèle à la nation, à la loi et au roi, et de maintenir de tout mon pouvoir la Constitution décrétée par l’Assemblée nationale et acceptée par le roi. »  Pierre-Eloi Lalesse refuse d’abord de prêter serment puis concède en y mettant de telles restrictions que son serment est annulé. Il loge à l’abbaye Toussaint d’Angers jusqu’en mai 1792 ; il est alors incarcéré au Séminaire d’Angers. Son frère, Pierre-Antoine, trésorier de Melun, réclame son transfert dans son district. Sans succès : Pierre-Eloi est déporté en septembre 1792, en Espagne. 264 ecclésiastiques angevins et 144 prêtres manceaux, tous réfractaires à la Révolution, prennent la route de Nantes, le mercredi 12 septembre. Les religieux sont encordés et marchent sous la surveillance de 400 gardes nationaux, subissant la chaleur et les quolibets des villageois. Sur le chemin de la déportation, le convoi s’arrête le temps d’une halte de trois heures à Saint Georges sur Loire. On offre du pain et du vin aux prisonniers qui dînent dans le cloître : un bien étrange retour pour Pierre-Eloi qui a quitté ces lieux depuis plus de sept ans.

eglise saint pierre de mée

Eglise Saint Pierre de Mée

prieuré de mée en 2007

Prieuré de Mée

Le 20 septembre, le convoi est à Paimboeuf. Pierre-Eloi Lalesse embarque sur le navire la Didon pour une traversée particulièrement difficile : 184 religieux sont entassés dans un espace exigu, subissant la tempête, nombre d’entre eux souffrent du mal de mer. Il est débarqué à Santander. En janvier 1793, il est à Compostelle où plusieurs prêtres réfractaires ont trouvé refuge : il y restera jusqu’en 1799. En 1800, il retourne à Villemoisan. Après le Concordat établi par Napoléon Bonaparte et le pape Pie VII en 1801, qui permet aux prêtres catholiques de retrouver une liberté de culte, Pierre-Eloi Lalesse est maintenu dans sa paroisse. Le prêtre porte toujours le grand habit blanc des chanoines réguliers jusqu’à son décès le 24 décembre 1827, à l’âge de 57 ans.

Sources :

Les derniers chanoines de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Le clergé du département de Maine et Loire pendant la Révolution, E. Queruau-Lamerie, 1889

Les paroisses du diocèse d’Angers avant le concordat, Anjou Historique volume 4 1903, p 472

Prosopographie génovéfaine : Répertoire biographique des chanoines réguliers de Saint Augustin de la congrégation de France (1624-1789), Nicolas Petit, 2008

Catégories
sites

Les Châteliers

Les Châteliers

Temporel de l'abbaye

les chateliers en 2007

Prieuré des Châteliers en 2006

chapelle sainte apolline des chateliers 1872

Chapelle Sainte Apolline par Emile Morel en 1872  (ADML)

Le prieuré des Châteliers est situé sur la commune de Sainte Gemmes sur Loire à 20 km à l’est de Saint Georges sur Loire. Il faisait partie du temporel de l’abbaye, c’est-à-dire des sources de revenu.

Le prieuré est construit au lieu-dit Les Frémurs connus pour ses vestiges gallo-romain. Les ruines d’un temple, d’un théâtre et de grands thermes publics y ont été fouillés à la fin du XIXème siècle. Une chapelle y fut construite au XIIIème siècle vraisemblablement en utilisant des matériaux issus des ruines gallo-romaines (dalles, tuiles, voire même statues). Elle était dédiée à Sainte Apolline, ce qui fait penser que l’édifice gallo-romain était peut-être bâti en l’honneur d’Apollon. La chapelle relevait initialement de Saint Pierre d’Angers avant de passer sous l’influence de l’abbaye de Saint Georges sur Loire qui y établit un prieuré.

Lors de l’expertise des biens de l’abbaye, à la succession de l’abbé Jean-Louis Caton de Court en 1733, une expertise est réalisée sur une grande closerie. Celle-ci est constitué d’un vaste logement avec 4 chambres et un grenier et une cave, d’une boulangerie, d’un pressoir, d’une étable, d’une grange et de vignes. L’ensemble est dans un état de vétusté avancée et nécessite de très lourds travaux estimés pour un montant de 2 793 livres. 

En 1747, ce montant est même revu : 6 264 livres seront nécessaires pour rénover la ferme. Une description de la chapelle nous est proposée à la même période : la nef fait 11 mètres de long sur plus de 6 mètres de large et abrite deux autels. Sur les six vitraux, cinq ont été condamnés. La chapelle sert désormais de grange pour stocker les gerbes de foin du fermier, nommé Michel Pinault.

porte de la chapelle sainte apolline

Porte de la chapelle Sainte Apolline devenue une grange en 1919 par Abel Ruel (Musée d’Angers)

cour intérieur et bénéitier de la chapelle sainte apolline en 1919

Cour intérieur de la chapelle Sainte Apolline et bénitier en 1919par Abel Ruel (Musée d’Angers)

En 1791, le prieuré est nationalisé comme tous les biens du clergé et vendu le 2 mai 1791 au sieur Rabouin.

La chapelle Il subsiste aujourd’hui du prieuré un logis situé sur une haute butte factive.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine & Loire, Célestin Port

vue des fouilles archéologiques et de la chapelle sainte apolline

Vue des fouilles archéologiques et de la chapelle Sainte Apolline en 1877, dessin d’Hippolyte Godard (Musées d’Angers)

détails de la chapelle sainte apolline en 1919

Détails de la chapelle Sainte Apolline, dessin d’Abel Ruel en 1919 (Musées d’Angers)

Catégories
sites

Les Essarts

Le prieuré-cure des Essarts

Temporel de l'abbaye

prieuré des essarts en 2006

Prieuré des Essarts en 2006

plan des Essarts cadastre de 1835

Plan des Essarts tiré du cadastre de 1835 (ADML)

Le prieuré des Essarts est situé à Saint Léger des Bois à 10 km au nord-est de Saint Georges sur Loire. Il faisait partie du temporel de l’abbaye, c’est-à-dire des sources de revenu.

L’origine de la paroisse est incertaine. Au XIIème siècle, elle dépendait du seigneur de Bécon avant de devenir la propriété de la famille de Brie, les seigneurs du château de Serrant

Le prieur devait tous les ans, à la fête de Notre Dame l’Angevine, le 8 septembre,verser la dime, l’impôt sur les récoltes, en froment. En 1660, le prieuré doit ainsi plus de 600 litres de froment à l’abbé de Saint Georges sur Loire

En 1747, une expertise décrit l’église des Essarts : le clocher est situé au milieu de la nef qui débouche sur un chœur de 5 mètres de diamètre. Le montant des travaux pour sa rénovation est alors estimé à 140 livres.

Des terres sont rattachées à ce prieuré : la métairie du petit Candé, 1 hectare de prés, 2,5 hectares de terres labourables et 1,6 hectares de vignes.

bulle papale d'Alexandre VI

Bulle du pape Alexandre VI (Rodrigo Borgia) en faveur de Louis Sanson, prieur de Saint-Aubin-des-Essars datée du 3 décembre 1492

En 1791, le prieuré est nationalisé comme tous les biens du clergé et vendu le 17 mai 1791 à Gabriel Guibert, curé des Essarts.

La paroisse des Essarts est supprimée en 1793 et rattachée à Saint Léger des Bois. L’église est déconstruite en 1864 pour construire le chemin de Saint Léger des Bois.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine & Loire, Célestin Port

Les prieurs-curés des Essarts

Date de nomination

Prieur

1481

Michel Belhomme

1492

Louis Samson

1513

Guy Dorange

1553

Guy Aubineau (mort le 14 septembre 1579 

 

René Brault

1641

Jean Garnier

1641

François Garnier

1660

Lambert, vicaire à Cheffes

1661

Barthélémy Roger : il débutte dans l’église au prieuré Saint Pierre de Montreuil Bellay puis il entre dans l’abbaye bénédictine de Saint Nicolas d’Angers en 1562 alors que les guerres de religion avec les huguenots font rage. Il se retire sans changer d’ordre à l’abbaye de Saint Georges (où les religieux étaient des augustins) Il reçoit le prieuré des Essarts. Agé, il vit à Angers où il rédige une histoire de l’Anjou sur laquelle il travaillera plus de 40 ans. Il meurt à Angers le 9 novembre 1694 alors qu’il envisage d’aller faire imprimer son ouvrage à Paris.

1673

François Rousson, sous-diacre et principal du collège de Braumont e, 1659, curé de Pruniers en 1668

1696

Thomas Jouffroy ( 1665 – 17/10/1728 aux Essarts)

1732

Michel Cesbron ( ?- 1755 ?)

1760

Janvier ( ? – 1765 ?), guérisseur originaire des environs de Château Gontier, il acquit une grande réputation notamment en soignant gratuitement les pauvre. Devenu prêtre, il continua d’exercer à Angers.

1772

Gabriel Guibert, né à Brissac le 22 février 1737, il devint vicaire de Champtocé le 6 novembre 1762 puis curé des Essarts, le 24 juillet 1772. Il prêta serment à la Révolution le 15 mars 1791 et célébra le culte constitutionnel à Saint Léger des Bois. Il devient officier public jusqu’en 1793. Lors des soulèvements des armées vendéennes, il se réfugie à Angers. Il renonce à toute fonction religieuse le 2 février 1794. Il meurt le 19 mars 1798 dans son presbytère à Saint Léger des Bois.

Sources

Lemesle, Notice sur l’abbaye de Saint Georges sur Loire

Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine & Loire, Célestin Port

Catégories
sites

Chateaupanne

Le prieuré-cure de Chateaupanne

Temporel de l'abbaye

prieuré de chateaupanne en 2006

Prieuré de Chateaupanne en 2007

pignon du prieuré de chateaupanne en 2006

Prieuré de Chateaupanne en 2006

Le prieuré de Chateaupanne est situé à Montjean sur Loire à 10 km au sud-ouest de Saint Georges sur Loire. Il faisait partie du temporel de l’abbaye, c’est-à-dire des sources de revenu.

Le domaine appartenait initialement à l’abbaye de Saint Florent Le Vieil. L’église dédiée à Saint Aubin pourrait remonter au VIIème siècle. Elle était probablement construite à côté d’un château fort.  Ces constructions furent détruites par les Normands et l’église reconstruite au XIème siècle par les moines cordeliers dépendants du prieuré de Saint Hilaire Saint Florent. Drogon, le seigneur du château se l’appropria. L’abbé de Saint Florent, Robert, s’en plaignit à Foulques Nerra, comte d’Anjou, qui exigea que l’église soit remise à l’abbaye de Saint Florent à la mort du seigneur de Chateaupanne. Par la suite, l’abbé Giraud l’offrit à son filleul, Albéric II, seigneur de Montjean au début du XIème siècle, malgré la contestation des religieux et les bulles papales rattachant toujours l’église à l’abbaye de Saint Florent. Le seigneur de Montjean en fit don à l’abbaye de Saint Georges sur Loire au XVIème siècle. L’église avait en annexe la chapelle de Saint Hervé située sur l’île de Chalonnes. A proximité de l’église de Chateaupanne, se trouve la fontaine de Saint Méen qui était un lieu de pèlerinage : l’eau de la fontaine était en effet connu au Moyen âge pour guérir la gale. Une chapelle fut construite à cette emplacement en 1887 par le curé Dupont de Montjean. La source est aujourd’hui tarie.

Le prieur devait tous les ans, à la fête de Notre Dame l’Angevine, le 8 septembre,verser la dime, l’impôt sur les récoltes, en froment. En 1660, le prieuré doit ainsi plus de 600 litres de froment à l’abbé de Saint Georges sur Loire

En 1747, une expertise décrit l’église de Chateaupanne : la nef fait presque 13 mètres de long sur plus de 5 mètres de large. Deux autels se trouvent au bout de la nef. Au-dessus de la porte d’entrée, sur le pignon, deux cloches sont suspendues.

nef du prieuré de chateaupanne en 2025

Nef de la chapelle de Chateaupanne en 2025

fresque de la chapelle de chateaupanne

Christ en Majesté sur le mur du chœur de la chapelle de Chateaupanne

En 1791, le prieuré est nationalisé comme tous les biens du clergé et vendu le 18 mai 1792 à Louis Bretault.

La paroisse de Chateaupanne est supprimée en 1790 et rattachée à Montjean. Au XIXème, l’église est transformée en grange. Il persistait à l’intérieur, quelques traces de peinture sur les murs : un Christ en Majesté assis sur un arc-en-ciel daté du XVème siècle.

Son dernier propriétaire a offert la chapelle en 1991 à la Société pour la Protection des Sites et Monuments du Val de Loire qui l’a rénovée : murs, toiture, peintures et vitraux ont été restaurés. A cette occasion, une analyse dendrochronologique menée sur la charpente a permis de dater le bois utilisé à l’automne et l’hiver 1404 -1405.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine & Loire, Célestin Port

anjou-tourisme.com

Les prieurs-curés de Chateaupanne

Date de nomination

Prieur

1478

Guillaume Heligot

1562

Julien de la Braze

1587

Jean Lemaczon

1621

Charles Moreau

1650

Jean Boisineust : il doit faire face à différents procès avec des voisins du prieuré puis résigne en 1668 et devient curé de Montjean en juin 1680. Il décéde le 24 juillet de la même année.

1668

André de la Noë

1711

Claude Bault, né vers 1653 et décédé le 28 juin 1724 à Chateaupanne. Il étudie la théologie à Notre Dame de Paimpont en 1676. Il devient prieur-curé de Monterfil , dépendant de Saint Jacques de Montfort de 1690 à 1698 puis de Madeleine de Geneston de 1700 à 1703.

1727

Pierre (?) Ragot

1730

J.Voisin

1755

Edme Gaspard Cousin, né à Paris le 11 octobre 1717 et mort le 16 août 1762 à Chateaupanne

1766

Valérien Dessain : Né à Reims le 9 décembre 1728. Sa réputation n’est pas très bonne : on dit de lui qu’il laissait son jardinier faire le catéchisme à sa place. Il refusa de prêter serment à la Révolution mais continue de célébrer les offices jusqu’en 1792, offrant asile aux autres prêtres réfractaires de la région dans sa cure, notamment le père Lorfait, vicaire de Saint Germain des Prés. Dénoncé par les habitants de Montjean, il est sommé par les officiers municipaux de cesser ses activités le 18 avril 1791. Valérien Dessain ne prend pas compte de ces avertissements persistant à défier l’institution révolutionnaire. Il refuse d’obéir à l’arrêté du 1er février 1792, ordonnant aux prêtres insermentés de venir résider à Angers. Il s’enfuit et on perd toute trace de lui : il meurt vraisemblablement autour de 1794.

Sources

Lemesle, Notice sur l’abbaye de Saint Georges sur Loire

Les génovéfains en haute-Bretagne, en Anjou et dans le Maine, Yves Breton

Prosopographie génovéfaine, Nicolas Petit

Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine & Loire, Célestin Port

Le clergé de Montjean et de Chateaupanne pendant la Révolution, L’Anjou Historique volume 8, 1907, p 466 à 469

Catégories
sites

Mée

Le prieuré de Mée

Temporel de l'abbaye

prieuré de mée en 2007

Prieuré de Mée en 2007

Le prieuré de Mée est situé à 50 km au nord de Saint Georges sur Loire. Il faisait partie du temporel de l’abbaye, c’est-à-dire des sources de revenu. Le prieuré aurait été fondé par les moines de la Roë vers 1150. Le seigneur du fief de Mortier Crolle en aurait fait don à l’abbaye de Saint Georges sur Loire.

Le prieur devait tous les ans, à la fête de Notre Dame l’Angevine, le 8 septembre,verser la dime, l’impôt sur les récoltes, en blé et en froment à l’abbaye. Des terres, des closeries et des maisons étaient rattachés à ce prieuré et généraient des revenus considérés comme importants.

En 1747, une expertise décrit l’église de Saint Augustin des Bois : la nef fait 18 mètres de long sur plus de 7 mètres de large. Le clocher est soutenu par quatre poteaux de bois. Des travaux sont à réaliser pour un montant de 343 livres.

L’ancien prieuré médiéval et ses dépendances s’étendaient au nord de l’élgise. François-Abel de Marans fait construire une nouvelle bâtisse en 1711. Le logis comprend un étage et un comble. Sur la façade trois grandes ouvertures et une lucarne centrale à fronton sont orientées vers le sud. A l’ouest un appentis est collé au pignon.

eglise saint pierre de mée

Eglise Saint Pierre de Mée

A son décès en 1739, un inventaire complet est fait de ses biens. Le mobilier est abondant : une bibliothèque, de la vaisselle de prix, de la décoration. L’aménagement luxueux relève de celui d’un véritable petit château. Au rez-de-chaussée se trouve la salle à manger donnant sur la cour équipée d’une cheminée en pierres peintes avec une décoration en placage de bois. De l’autre côté , se trouvent la cuisine, un office et la boulangerie. Au centre un vestibule donne sur l’escalier qui permet d’accéder à l’étage.

Deux chambres sont à l’étage : la plus grande a une cheminée et un cabinet. La bibliothèque du défunt contient plus de 150 volumes précieux.  On y trouve également un salon décorés de six tapisseries, d’un miroir et richement meublé ainsi que deux petites chambres. 

Le total des biens du défunt sont évalués à 3 607 livres mais les religieux de Saint Georges sur Loire y renoncent « craignant que l’acceptation d’icelle leur fut plus onéreuse que profitable ».

En 1791, le prieuré est nationalisé comme tous les biens du clergé et vendu.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Les prieurs-curés de Mée

Date de nomination

Prieur

1322

Pierre Barbou

1381

Foulques de la Quetterie

1429

Olivier de la Pommeraie

1443

Guillaume Le Pelloux

1469

Gilles Le Mercier

1530

Pierre de Soucelles

1561

Mathurin Dufay, chapelain de Saint Nicolas dans l’église de Gennes

1577

Christophe Jaubert

1599

Olivier Guillet

1605

Jean Olivier, sieur de la Motte

1638

René Avril, né à Angers, licencié en droit, chantre et chanoine de Saint Pierre d’Angers en 1612, syndic du clergé d’Anjou en 1613, chantre et chanoine de Saint MArtin d’Angers e, 1614. Il voyage à Rome entre 1618 et 1625. En 1625, il est nommé député ordinaire du clergé. Il arrive à Mée en 1638, fait face à une épidémie en 1639. Il meurt le 19/8/1640 à Mée.

1640

Jean Martineau, neveu de René Avril, il devient chanoine et archidiacre d’Angers

1644

Taupin

1645

Pierre Mesnil, seigneur de l’Etayer, né 1613 et mort en 1650 à Chateau-Gontier

1651

Brault

1653

Noulleau, établit une maison de charité à Mée, engage un chirurgien, persuade les cabaretiers de Mée « de laisser leur métier comme très dangereux ». Il se retire en 1660 à Angers, chez sa mère, où il meurt peu de temps après.

1661

Pierre Brault, né en 1608 et décédé le 20/7/1687, il favorisa le mise en place de la réforme de Sainte Geneviève à l’abbaye de Saint Georges sur Loire servant d’intermédiaire avec l’abbé Jacques Adhémar de Grignan, évêque d’Uzès

1667

Victor Prud’hommeau, nommé prieur-curé de Marcillé-la-Ville en 1669, il décède en 1704.

1705

Augustin Louis Rodoyer du Gravier décédé le 20/1/1708 à Sainte Geneviève à Paris

1708

François Abel de Marans né à Mazières (37) en 1695, décédé le 20/5/1739 à Mée

1739

Antoine Barbe de Teyson (Teiston ou Tréson ou Teyfon ou Tréfon), né le 19/05/1700 à Saint Laurent de Gorre près de Limoges, décédé le 26/8/1749 à Mée

1749

N. Baudier

1751

Pierre André Darlus de Monteclerc (Montclerc, Montcler, Mauclerc ou Moncler), né le 14/09/1719 à Angers et décédé le 24/12/1780 à Mée

1780

Augustin Gournay

1784

Pierre Eloy Lalesse né le 1/12/1752 à Barbonne (51) et décédé le 24/12/1827 à Villemoisan

1785

Jean-Baptiste Eloi (Edme ?)  Brouée (ou Brouez) né à Troyes (10) le 30/8/1751. A la Révolution, il refuse de prêter serment et doit quitter sa paroisse le 9 septembre 1791. Il est incarcéré à Laval et déporté en Angleterre depuis Granville le 17 septembre 1792, il revient à Mée vers 1800 où il reprend le culte. En 1802, l’autorité dit de lui qu’il est tranquille et qu’il jouit d’une mauvaise santé, devenu presque aveugle. Il meurt à Mée le 18 janvier 1828

Sources : 

Lemesle, Notice sur l’abbaye de Saint Georges sur Loire

Les génovéfains en haute-Bretagne, en Anjou et dans le Maine, Yves Breton

Prosopographie génovéfaine, Nicolas Petit

Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, Alphone Angot

Les génovéfains en Haute-Bretagne, en Anjou et dans le maine, Yves Breton, 2006, p515 à 518

Catégories
sites

Saint Augustin des Bois

Le prieuré de Saint Augustin des Bois

Temporel de l'abbaye

prieuré de Saint Augustin des Bois

Prieuré de Saint Augustin des Bois

Le prieuré de Saint Augustin des Bois est situé à 6 km au nord de Saint Georges sur Loire. Il faisait partie du temporel de l’abbaye, c’est-à-dire des sources de revenu. Si sa date de création reste inconnue, il semble avoir toujours dépendu de l’abbaye de Saint Georges sur Loire.

Au XVIIème siècle, les revenus annuels générés par le prieuré et les terres qui en dépendent sont estimés à 1200 livres. Le prieur devait tous les ans, à la fête de Notre Dame l’Angevine, le 8 septembre,verser la dime, l’impôt sur les récoltes, en froment.

En 1747, une expertise décrit l’église de Saint Augustin des Bois : la nef fait 14 mètres de long sur 7 mètres de large. Le clocher est soutenu par quatre poteaux de bois.. Des travaux sont à réaliser pour un montant de 60 livres.

Le prieuré est une vaste construction à un étage et comble éclairé par trois lucarnes aux frontons cintrés et deux oeils-de-boeuf réalisée par Antoine Panay de Champotier, prieur curé, peu avant la Révolution. On y accède par une longue allée au nord avec une entrée qui enjambe une douve qui entoure presque totalement la propriété. La ffaçade est orienté vers le sud. Elle forme avec les dépendances à l’ouest et à l’est une cour fermée.

acte de vente du domaine du prieuré de saint augustin des bois en 1791

Acte de vente du domaine du prieuré de Saint Augustin des Bois en 1791

En 1791, le prieuré est nationalisé comme tous les biens du clergé et vendu. Le prieuré est vendu le 17 mai 1791 avec 3 hectares de bois, plus de 10 hectares de terres labourables et 1,6 hectares de Vignes.La mise à prix du domaine est de 4 000 livres. Antoine Panay de Champotier en propose 7 000 livres. La dame Bodic surenchérit à 8 000 livres mais c’est finalement Antoine Panay de Champotier qui achète le prieuré pour 8 900 livres. Il est le prieur et curé du lieu depuis 1784 après avoir été prieur de l’abbaye de Saint Georges sur Loire. Après avoir prêté serment, il deviendra officier municipal puis se mariera avec une jeune ouvrière. Il est assassiné au détour d’un chemin, le 26 mai 1794, probablement par des membres des armées vendéennes stationnés dans les bois alentours.

Le prieuré est aujourd’hui la maison commune des Loisirs de Saint Augustin des Bois.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine & Loire, Célestin Port

Les génovéfains en Haute-Bretagne, en Anjou et dans le Maine, Yves Breton, 2006, p513 et 514

Les prieurs-curés de Saint Augustin des Bois

Date de nomination

Prieur

1521

François du Pré

1569

Jean Delabarre, chanoine de Saint Maurice

1605

(avant 1600 ?)

Georges Ragot, chapelain en l’église d’Angers

1653

Marc Toublanc

1685

Symphorien Pigeon (?-1748), frère du curé de Châtelais

 

Laurent Berthelot (10/3/1704 au Fullet – 9/2/1784 à Saint Augustin des Bois), il fait refondre les cloches en 1763, refait le grand autel en 1779 et les croix processionnelles en 1781, en partie à ses frais.

1784

Antoine Panay de Champotier

Catégories
sites

Chazé sur Argos

Le prieuré de Chazé sur Argos

Temporel de l'abbaye

prieuré de chazé sur argos en 2007

Prieuré de Chazé sur Argos en 2007

eglise saint julien de chazé sur argos

Eglise Saint Julien de Chazé sur Argos

Le prieuré de Chazé sur Argos est situé à 30 km au nord de Saint Georges sur Loire. Il aurait été créé à la fin du premier millénaire et offert à l’abbaye Saint Serge d’Angers en 1072 par le seigneur Bernier Grafin. Au XIIIème siècle, il est attribué à l’abbaye de Saint Georges sur Loire.

Ses revenus annuels sont estimés à 1200 livres. Le prieur devait tous les ans à la fête de Notre Dame l’Angevine, le 8 septembre, verser la dime, l’impôt sur les récoltes, en seigle et en froment. Le versement de cet impôt est source de conflit récurent entre le prieur de Chazé et l’abbé. Ce dernier doit régulièrement faire appel à la justice pour récupérer son dû : c’est le cas en 1542, en 1573 par exemple. Au XVIIème siècle, la dime s’élève à 1765 litres de céréales.

En 1747, une expertise décrit l’église de Chazé sur Argos : la nef fait 18,5 mètres de long sur près de 8 mètres de large. Au bout de celle-ci, se trouvent deux autels. Le choeur fait 5 mètres de large et est flanqué de deux chapelles latérales et surplombé d’un clocher soutenu par six arcs doubleaux. Des travaux sont à réaliser pour un montant de 175 livres.

Il existait également une chapelle dite « de la Grandeye-Landais »  qui appartenait au prieuré-cure. Elle était placée sous le patronage du seigneur de Raguin et ne rapportait qu’un modeste revenu de 20 livres. La chapelle a disparu aujourd’hui.

Le prieuré est construit au XVIIIème siècle. C’est une vaste maison à cinq fenêtres qui occupe l’est de la place de l’église. Son style classique est très proche de celui du prieuré de Saint Augustin qui dépendait également de l’abbaye de Saint Georges sur Loire. L’auteur des plans est vraisemblablement Jean-Nicolas Loya du Moussay, curé de Chazé décédé en 1776 dont on sait qu’il a signé en 1735 les plans des bâtiments de Saint-Symphorien d’Autun.

blason du prieuré cure de chazé sur argos

Prieuré-cure de Chazé sur Argos

signature de jean de la sausse

Signature de Jean de la Sausse (ADML)

Jean de la Sausse, prieur à partir de 1775, déclare les revenus du prieuré : celui-ci rapporte plus de 3000 livres , pour deux tiers les dimes et les rentes et le dernier tiers de locations de propriétés. Les charges s’élèvent à plus de 500 livres : la moitié est versée au vicaire et à la fabrique, un quart à l’abbaye de Saint Georges et le reste couvre les réparations. Il reste environ 3 000 livres de revenu pour le prieur.

En 1791, le prieuré est nationalisé comme tous les biens du clergé et vendu. Jean de la Sausse l’achète le 6 août 1795.

Jean ou Jean-Baptiste de la Sausse est né le 7 avril 1744 à Lyon. Comme ses deux frères François et Georges, il entre dans les ordres  en 1762 et devient curé de Chazé sur Argos en décembre 1776 après un court passage à l’abbaye de Saint Georges sur Loire en 1775. Son frère, François, rejoint l’abbaye de Saint Georges de 1779 à 1787. Alors que Jean est malade, il le remplace à la cure de chazé sur Argos du 17 mai au 15 juin 1779. En 1784, Jean est nommé prieur de Saint Antonin mais c’est son frère Georges qui va s’y rendre.  Jean prête serment à la Révolution le 27 janvier 1791 et devient officier public le 27 novembre 1792. Il renonce à ses vœux le 20 mars 1793. Il se marie à Renée Léridon, sa servante, le 21 décembre 1793 et est considéré comme « un bon républicain » par les autorités du district. Il devient chef du bureau d la marine à Angers tout en continuant à vivre à Chazé sur Argos au moins jusqu’en 1796.

Le prieuré est recouvré par la commune en 1810, agrandi en 1852 et loué au curé comme presbytère.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Les génovéfains, Yves Breton

Prosopographie génovéfaine, Nicolas Petit

Les prieurs de Chazé sur Argos

 

Date de nomination

Prieur

1307

Haligon

1363

Hugues qui devint ensuite abbé de Saint Georges

1423

Guillaume Raoul

1510

Jacques Dugué

1519

Jean de la Chesnaye

1520

Abel de la Jaille

1541

François d’Andigné

1542

Guy d’Andigné

1570

François Patrin

1586

Jean Thibault

1598

Michel Joubert

1607

Jacques Lebouc

1617

Jean Chardon, originaire de Segré, il meurt le 03/02/1642 à Angers.

1631

René Bellanger

1664

René Jannault

1669

G Lusson (?-24/03/1695)

1695

Pierre Sablon (?-24/05/1696)

1696

Eustache Levallet ( 1655-24/04/1714)

1714

Nicolas Coustard (1663-3/11/1736 à Saint Georges sur Loire)

1715

Anselme de la Roche Quentin ( – 27/08/1740)

1740

Jean Nicolas Loya du Moussay ( 9/12/1707 à Paris -31/12/1776), il fait profession le 15/4/1727 à Saint Catherine et s’installe à Chazé en 1740 où il meurt en 1776.

1775

Jean de la Sausse (voir plus haut sur cette page)

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Histoire de la Baronnie de Candé, René de l’Espéronnière, 1894

Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine & Loire, Célestin Port

Les génovéfains en haute Bretagne, en Anjou et dans le Maine, Yves Breton, 2006, p514