Saint Georges Patrimoine

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Les Hautes Brosses

Les Hautes Brosses

Temporel de l'abbaye

chapelle des hautes brosses à Epiré en 2007

La chapelle des Hautes Brosses en 2007

Cette chapelle était situé dans la paroisse d’Epiré, aujourd’hui sur la commune de Bouchemaine.

Les premiers écrits témoignant de son existence date du XVème siècle. Le chapelain devait y dire deux messes par semaine et verser 26 boisseaux de froment à l’abbaye de Saint Georges sur Loire chaque année.

La chapelle possède en 1767, la métairie des Hautes Brosses, la closerie des Petites Brosses, les terres et vignes du clos des Echats et le marais Uslé. La même année, les revenus de la chapelle sont de 190 livres.

La chapelle était placé sous le patronage de Saint Vincent. Elle se présente comme un édifice rectangulaire reconstruit vers 1693 en pierres enduites au mortier. Les angles sont en tuffeau. On y entre par une ouverture voutée à l’ouest. La nef était éclairé par trois oeils-de-boeuf situés sur chaque côtés et sur le pignon.

La métairie est reconstruite en 1750. elle est nationalisée à la Révolution et vendue le 23 mars 1791 à L.J. Chevallier.

Chapelains des Hautes Brosses

Date de nomination

Prieur

1481

Jean de Brie

1543

Auger Moreau

1588

Ponthus de Brie

1620

Pierre Rousseau

1626

Jacques Godivier est chanoine à l’abbaye de Saint Georges. En 1628, il demande au Chapitre l’autorisation de s’absenter pour achever ses études. L’absence est refusée : la communauté est passée de 13 chanoines à neuf dont seuls 7 résident sur place avec un octogénaire et tois ou quatre aveugles.

1635

Charles Boissineux (ou Boisineust ou Boissineux) fait profession à l’abbaye de Saint Georges le 22 septembre 1630.

1639

Magdelon Hunault fait profession à l’abbaye de Saint Georges le 30 juin 1635. Fils de Claude Letourneau et de Charles Hunault de la Thibaudière, notaire d’Angers. Mort en 1654.

1655

Gabriel Bourdin, chanoine à l’abbaye de Saint Georges. Sa grand-mère, Perrine Moreau, veuve d’Urbain Brossier, résidait aux Hautes brosses. Son oncle Pierre Brossier était secrétaire et contrôleur au conseil du duc d’Orléans, frère du roi et secrétaire du comte de Serrant. 

1688

François Guillot

1711

Guillaume Philippe

1728

Jacques Fichon

1750 

Henri Poncé Dugard, né à Mézières près de Reims le 2 août 1720. Génovéfain, entré dans les ordres en 1740, il meurt le 27 septembre 1770 à Saint Martin de Linières près de Tours où il est prieur-curé.

Sources

Lemesle, Notice sur l’abbaye de Saint Georges sur Loire

Le temporel de l’Abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Les génovéfains en haute-Bretagne, en Anjou et dans le Maine, Yves Breton

Prosopographie génovéfaine, Nicolas Petit

Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine & Loire, Célestin Port

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La Barre

La closerie de la Barre

Temporel de l'abbaye

dessin de la closerie de la barre en 1786

Dessin de la closerie de la Barre en 1786

carte de 1786 quartier de la barre

Plan de Saint Georges sur Loire en 1786

Le nom de cette closerie située à l’entrée de Saint Georges en venant de Nantes vient du gaulois « barro » signifiant extrèmité et qui indique une limite naturelle ou artificielle, parfois un péage.

La maison de la Barre est évoquée dès 1433.

C’est le curé, François d’Escullard qui en fait l’acquisition en 1500. Il s’agit alors de la moitié du bâtiment. Les curés successifs vont augmenter ce patrimoine : René de Saint Germai achète l’autre moitié en 1525 Jean Bernard des jardins en 1578 et 1580 et Jean Lebloy, d’autres terres en 1609 et 1611.

Une description en est fait en 1703. On entre par une grand entrée située à gauche sur la route de Nantes. Dans la cour, une grange sert d’écurie. Une soue à cochon y est adossée. Le logis a été reconstruit en 1698 et comprend une chambre avec une cheminée et un four, deux autres petites chambres et un grenier à grains à l’étage auquel on accède par un escalier. Une étable doté d’un grenier à foin complète les installations. 7,5 hectares de terres arables et 2 hectares de prés bordent la closerie.

Au XVIIIème, la closerie est louée à la famille Sortant : René Sortant puis son fils, René Guy qui y seront maître Poste.

La Barre est nationalisée à la Révolution. elle est vendue le 13 avril 1791 à Jacques Granger le jeune, chirurgien.

La closerie a aujourd’hui disparu.