Saint Georges Patrimoine

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Le meurtre du seigneur de Serrant

Le meurtre du seigneur de Serrant

1564-1615

magdelon de brie

Tombeau de Magdelon de Brie dans l’ancienne église de St Georges (gravure de Gaignères)

Le 3 janvier 1564 est un jour de fête en Anjou. C’est la veille de l’Epiphanie, le jour des Rois, célébré par de grandes festivités. Magdelon de Brie, seigneur de Serrant, a organisé un grand bal, dans sa demeure d’Angers : le logis Barrault, l’actuel Musée des Beaux-Arts, construit entre 1486 et 1493 par Olivier Barrault, maire d’Angers par deux fois. Des personnages historiques comme César Borgia en 1486 ou encore Marie de Médicis en 1619 fréquenteront ces murs. La fête est splendide. Les cours, les escaliers, les somptueux appartements sont magnifiquement éclairés mettant en valeur les beautés de l’architecture et des décorations du lieu. Les invités sont nombreux et prestigieux à cette soirée. Mais l’heure est maintenant tardive, minuit a déjà sonné depuis bien longtemps ; il ne reste que les plus jeunes qui, malgré la froideur de la nuit, continuent de s’adonner à la causerie dans la gaîté. Un laquais remet un billet à Magdelon de Brie qui sort aussitôt. Le seigneur de Serrant se présente à la porte du logis et est abattu d’un coup d’arquebuse. Il s’écroule sur la dernière marche de l’escalier, rendant son dernier souffle sans avoir pu désigner son meurtrier. La musique et les danses joyeuses qui ont animé la soirée, cessent brusquement. Le bruit effroyable de la mort du seigneur de Serrant se répand dans la salle de bal qui se vide promptement. Dès le point du jour, la terreur se répand dans le quartier et dans toute la cité. Le demi-frère de la victime, Charles de Brie, réclame justice. On suspecte une main ennemie d’avoir agi. Les soupçons tombent rapidement sur Jean Lemaczon.

Le suspect entretenait de fortes inimitiés avec la victime ; pour autant, il n’a pas le profil d’un criminel. Il est procureur du Roi à la ville d’Angers et issu d’une famille renommée d’Anjou. Son père est Michel Lemaczon, seigneur de Launay. Lui-même a été procureur du Roi et devint maire d’Angers de 1534 à 1536. La famille Le Maczon était cependant déjà connue de la place publique pour différentes affaires. Un procès avait opposé Michel Lemaczon à son oncle et à son cousin durant plusieurs années pour la succession du château de Launay sur la commune de Sceaux d’Anjou. Plus récemment, son fils aîné, également prénommé Jean et surnommé La Rivière, était à l’origine d’un scandale en prenant fait et cause pour la Réforme protestante, devenant Pasteur après un séjour à Lausanne.  Le père connu pour son catholicisme ardent s’opposa à son fils qui partit pour Paris où il participa à la fondation de la première Église protestante. Refusant de lui pardonner « d’avoir voulu contaminer, perdre et gâter sa personne et ses frères et sœurs », Michel Lemaczon le déshérite en 1560, juste avant sa mort, au profit de son plus jeune frère, qui semble être bien plus recommandable. C’est pourtant ce dernier qui se voit accusé de l’assassinat de Magdelon de Brie.

Le soir du meurtre, Jean Lemaczon, dit le jeune, est resté dans sa maison de campagne, au-delà du pont d’Epinard où il a organisé une réception. Les invités témoignent de la présence de leur hôte durant toute la soirée et soulignent le calme et la courtoisie dont il a fait preuve le lendemain matin. Mais les doutes persistent : après un grand repas, Jean Lemaczon a conduit ses amis à leur chambre aux environs de onze heures. L’homme a donc pu se rendre par la suite jusqu’au bal situé à quelques lieues de là et commettre son méfait avant de revenir avant le lever de ses convives. La famille de Brie présente même un témoin qui affirme avoir vu passer et repasser un homme à cheval sur le pont d’Epinard à l’heure du crime. S’il n’a pu identifier le cavalier, il affirme que sa monture était blanche. Or, Jean Lemaczon possède justement un cheval de cette robe. Il n’en faut pas plus pour que le procureur soit emprisonné. Face à l’émoi suscité par l’affaire en Anjou, il est conduit à la prison de la Conciergerie à Paris. C’est le début d’une longue procédure judiciaire qui ruinera la famille de Brie et conduira à la vente du château de Serrant alors en pleins travaux.

L’accusé est un habile plaideur et se défend avec une énergie inépuisable s’appuyant sur les textes de lois et l’alibi que lui fournissent ses amis. La cour de justice parisienne doute. Le mobile du crime reste un mystère : est-ce la jalousie, la vengeance, une inimitié politique ou religieuse ? Mais les enfants et le frère de la victime poursuivent leur plainte avec vigueur. Les enquêtes et les contre-enquêtes se succèdent. Alors que les années passent, Jean Lemaczon ne cède pas : il dénonce des faux témoignages et fait même condamner certains témoins, obtenant leur exécution pour mensonges. A force de persuasion et grâce au bénéfice de soutiens puissants, il réussit petit à petit à retourner l’opinion publique en sa faveur, suscitant l’animosité contre ceux qui l’accusent.

Le temps passe et les preuves sont de plus en plus difficiles à recueillir : les principaux témoins ont disparu, de mort naturelle ou du fait des condamnations capitales. Les deux maisons de Brie et Lemaczon sont ruinées par le procès qui ne trouve pas d’issue.

Le 12 mai 1588, un soulèvement populaire mené par le duc de Guise ébranle Paris : c’est la journée des Barricades. Alors que la France traverse les guerres de religion opposant catholiques et protestants, le peuple catholique de Paris manifeste son opposition à la possibilité de voir un protestant, Henri de Navarre, futur Henri IV, succéder à Henri III, son cousin. Les insurgés fondent une Ligue « au nom de la Sainte Trinité pour restaurer et défendre la Sainte Église catholique apostolique et romaine ». Jean Lemaczon profite de ce désordre pour s’échapper après 24 années passées derrière les barreaux. Il trouve refuge auprès des frères Saint-Offange dans leur château de Rochefort sur Loire. (D’autres sources expliquent que Lemaczon avait été libéré dès 1584)

Les frères Saint-Offange, Artus de l’Eperonnière, François de Hurtault et Amaury de La Houssaye sont devenus, après avoir hésité à vendre leurs services aux plus offrants, de fervents partisans de la Ligue catholique qui s’oppose alors au Roi, Henri III. Ils mènent une véritable campagne de terreur dans la région. Ils ont affrété une galère qui remonte le cours de la Loire et dont l’équipage se livre à des crimes et des pillages, laissant sur leur passage ruines et traces ensanglantées. Les trois frères ont recruté quelques membres de la magistrature angevine pour défendre leurs méfaits, une équipe d’avocats à la tête de laquelle ils placent Jean Lemaczon qui œuvre avec toute son habilité pour les intérêts de la fratrie et justifie les tortures et les meurtres sous couvert de la religion.

le logis barrault à Angers

Le Logis Barrault à Angers

Le château des Saint offange à Rochefort sur Loire

ruines du chateau des saint offange à rochefort sur loire au début du XXème

Les exactions durent des années. En 1590, ils enlèvent Scipion Sardini, banquier florentin de la cour de Catherine de Médicis, sur la route d’Angers à Tours, le séquestrent dans le château de Rochefort avant de le libérer contre une forte rançon. Leurs hommes par centaines envahissent les quartiers protestants d’Angers pour y voler or, argent et pierres précieuses avant de regagner la campagne. Les protestants qui sont fait prisonniers sont torturés et exécutés sommairement. Les Saint-Offange acquièrent la réputation de bandits cruels et malfaisants, bien loin des justiciers au service de la religion catholique qu’ils défendent. Lors de violents affrontements, les soldats du Roi menés par Antoine de Silly, comte de la Rochepot, tentent par trois fois de prendre le château de Rochefort qui résiste au siège.

Le 1er mars 1598, le Roi Henri IV conclut le traité de Chenonceaux avec les derniers ligueurs. Les Saint-Offange font inscrire dans l’article 15 la fin des poursuites contre Jean Lemaczon. Ils obtiennent surtout de ces négociations l’oubli et le pardon pour « toutes exécutions de mort », pour les meurtres de « nombre de huguenots trouvés au prêche public (…) et même quelques femmes et enfants tués à la messe par inadvertance », obtenant l’absolution pour toutes les atrocités qu’ils ont soutenues et organisées. 

Charles de Brie, demi-frère de la victime, est mort assassiné, cinq ans auparavant, défiguré par la maladie. Sa veuve et ses enfants sont couverts de dettes : le procès de 34 ans et les travaux du château entamés depuis 1539 les ont ruinés. En 1598, alors que Jean Lemaczon est désormais libre et blanchi, le château de Serrant est vendu à Scipion Sardini, que les Saint-Offange avaient enlevé quelques années auparavant.

Jean Lemaczon meurt le 26 octobre 1615 à Sceaux dans son château de Launay.

Le frère aîné de Jean Lemaczon, La Rivière, fut quant à lui assassiné en 1572. A la suite d’un incident en marge du mariage du roi Henri IV, de nombreux protestants sont massacrés dans toute la France : ce sont les événements de la Saint Barthélémy. Le 29 août, les habitants d’Angers prennent les armes, marquent leurs chapeaux d’une croix blanche pour montrer leur soutien au catholicisme et tuent un grand nombre de protestants. Jean de Chambes, comte de Montsoreau, envoyé par le Roi à Angers, assassine deux pasteurs, Jean Lemaczon La Rivière et Dureil dont les corps sont jetés dans la Maine. Le meurtre de La Rivière a été commandité par sa seconde épouse, Antoinette de la Motte qui, reconnue coupable, est précipitée depuis le sommet de l’esplanade du château d’Angers. La veuve a survécu : remariée, quelques années plus tard, elle fera déshériter son beau-fils, Jean, né d’un premier mariage avec Charlotte de Piédefert.  Ce nouveau procès relevant d’une forme de tradition familiale finit de dilapider la fortune des Lemaczon.

Sources :

Anjou Historique, Assassinat de M. De Brie-Serrant (1564), tome 14, 1913

Revue de l’Anjou, Deux procès en Anjou XVIè et XVIIè siècles, tome 2, 1868

Revue de l’Anjou, tome 50, La chapelle Launay et les Lemaczon, Paul Brichet, p425-439, 1905

Mémoires de la société d’agriculture, sciences et arts d’Angers, Les Lemaczon, Paul Brichet, 1905, p137-142

Arrêts célèbres rendus pour la province d’Anjou, Claude Pocquet, 1725

La réforme et la ligue en Anjou, Ernest Mourin, 1856

Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine & Loire, Célestin Port

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Les premiers matchs du Saint Georges Sportif

Les premiers matchs du Saint Georges Sportif

1933-1947

Créé en 1933, le Saint Georges Sportif fut le premier club de football de Saint Georges sur Loire. Nous vous proposons de revivre les matchs de ses premières années et la vie du club  à partir des articles parus dans la presse de l’époque. Bon voyage dans le temps !

22 octobre 1933

Saint Georges Sportif I / La Montfauconnaise I

SGS : Boisnault, Bouché, Blot, Bréheret, Cary, Delaunay, Devallois, Delouche, Eugène, Gautriau (cap.), Jaud, Le Prévost, Peltier, Royer, Tauban.

Le Saint Georges Sportif accueille l’équipe de Montfaucon qui part grande favorite. Le challenge est prestigieux car la Monfauconnaise est une équipe reconnue. Le public est curieux de voir comment la toute jeune équipe saint-georgeoise va résister face au leader. Le club saint-georgeois décide donc de faire payer l’entrée au stade 1 franc afin de récolter des fonds. Le dimanche matin, les joueurs se retrouvent à 11h à l’hôtel de la Tête Noire pour affiner leur stratégie.

29 octobre 1933

Saint Georges Sportif II / Saint Georges Sportif III

Cadoret, Devallois, Delouche, Plessis, Desnaux, Jousselin, Royer, Beau jard, Rabineau

Dalmis, Tauban II, Le Malto u, Courant, Bounigault, Gaudin

St Georges Sportif I / Club Athlétique de la Possonnière : (1-4)

SGS : Tauban, Guillernou, Cannan, Gaufriau (cap.), Blot, Rousseau, Cary, Peltier, Bouché, Boisnault, Pinier

CAP : Maffray, Vary, Masson, David P., Alligné, Rio, Simon (cap.), Blet, Baumard, David M.

Malgré un temps incertain, le public est venu en nombre au tout nouveau stade de la route d’Angers. Le secrétaire du club, E. Gouges a promis dans la presse « du sport, de l’exubérance, des émotions ». En ouverture de l’après-midi, les nouveaux joueurs saint-georgeois s’affrontent. L’enjeu est important : ceux qui brilleront intégreront l’équipe deux qui accompagnera l’équipe une en déplacement la semaine suivante à Saint-Clément-de-la-Place.  La foule ovationne l’équipe saint-georgeoise. Le Saint Georges Sportif qui joue en maillot bleu à parements blancs orné d’un écusson Sang et Or domine la partie mais manque de précision dans les tirs. Les joueurs débutants n’ont pas encore acquis les automatismes de placement ce qui est bien normal : voilà seulement quelques mois qu’ils jouent ensemble. M. Métivier l’arbitre doit intervenir pour calmer les joueurs qui mettent un peu trop d’engagement dans le jeu à son goût. Saint Georges s’incline encaissant 4 buts. Mais à l’issue du match, joueurs et dirigeants se retrouvent au Café Musset pour un joyeux vin d’honneur. Les « Sang et Or » le savent : seul l’entraînement leur permettra de progresser. Les trois équipes sont convoquées pour les séances d’entraînement qui ont lieu tous les jeudi après-midi au stade et le dimanche matin à 9h à l’école publique de garçons pour étudier la théorie du football avant le prochain match.

19 novembre 1933

Saint Georges sportif II / L’union sportive clémentaise II : (0-4)

Saint Georges sportif I / L’union sportive clémentaise I : (4-2)

Équipe I : Tauban, Guillermou, Eugène, Gaufriau (cap.), Blot, Cadoret, Mazan, Boisneau, Bouchet, Martin, Delaunay

Équipe II : Cadoret, Devallois, Jousselin, Plessis, Morille, Beaujard, Toublanc, Cary, Peltier (cap.), Royer, Carmet

Malgré une bonne volonté, les juniors subissent une lourde défaite face à une équipe aguerrie, pratiquant un football « plus scientifique » comme le relate la presse. Les aînés s’affirment dans cette rencontre après le nul du match aller, quinze jours plus tôt : ils remportent une nette victoire. La première attaque est clémentaise mais la défense saint-georgeoise se montre parfaite. Les attaquants s’organisent et mènent plusieurs actions très dangereuses. Bientôt les efforts finissent par payer et sont récompensés par trois jolis buts. Juste avant la pause, l’Union Sportive marque : le goal saint-georgeois a été aveuglé par le soleil. La deuxième mi-temps est plus calme, les équipes se reposant sur leurs défenseurs. Un but est marqué par chaque camp. Au coup de sifflet final c’est la première victoire des « Sang et Or » !

26 novembre 1933

Ingrandes I / Saint Georges Sportif I

Saint Georges sportif II / SCO ou équipe vétéran de Saint Georges

3 décembre 1933

Montfaucon I / St Georges Sportif I : (5-2)

Tauban, Bouchet, Guillernou, Gaufriau ((cap.)), Blot, Delaunay, Boisneau, Eugène, Camman, Martin, Desneux

Montfaucon II / St Georges sportif II : (2-0)

Desneux, Peltier (cap.), Devallois, Jousselin, Plessis, Morille, Beaujard, Toutblanc, Royer, Carmet, Robineau, Pinier.

Sur un terrain gras et très difficile, l’équipe II privée de son goal encaisse une nouvelle défaite, les « juniors » laissant passer de belles occasions.

Face à une équipe prestigieuse, l’équipe une est logiquement battue malgré une défense engagée. Mais les Montfauconnais, avec une ligne d’avants très rapides, prennent de vitesse la défense saint-georgeoise et marquent 5 buts en vingt minutes. Les « Sang et Or » ne renoncent pas et partent à l’attaque. Ils s’organisent, s’adaptent au terrain et réussissent à marquer avant la mi-temps. Durant la deuxième période, les deux équipes font jeu égal. Les Montfauconnais souffrent de fatigue après une soirée festive la veille si bien que l’équipe saint-georgeoise marque par deux fois. Le Saint Georges Sportif s’incline. L’équipe manque encore d’expérience et il faudra encore s’entraîner pour être plus soudée et jouer des actions plus collectives qui lui permettront la victoire.

10 décembre 1933

St Georges sportif II/ ASPTT

Desneux, Pellier (cap.), Devallois, Jousselin, Plessis, Morille, Beaujard, Toutblanc, Royer, Carmet, Robineau I et II, Delouche, Cary, Rauban II, Pinier, Chevalier.

St Georges Sportif I/ US La Cornuaille

Tauban, Bouchet, Guillernou, Gaufriau ((cap.)), Blot, Rousseau, Mazan, Delaunay, Boisneau, Eugène, Cammau

31 décembre 1933

Varades / Saint Georges Sportif I : (9-2)

SGS : Tauban, Eugène, Peltier, Argote, Blot, Gaufriau (cap.), Mazan, Boisneau, Métivier, Jaud, Delaunay.

Les varadais pratiquent un football très dur et imposent un rythme effréné à la rencontre grâce à leurs qualités athlétiques. Les joueurs saint-georgeois souffrent, encaissant 9 buts et n’en marquant que 2.  La défaite est lourde et difficile à accepter par les joueurs qui se plaignent d’un arbitrage qu’ils jugent bien partial.

Saint Georges Sportif II / Vétérans de St Georges : (5-1)

Équipe II : Desneux, Jousselin, Tauban II, Courant, Plessis, Le Maltour Georges, Beaujard, La Maltour L., Morille, Carmet, Rabineau

Vétérans : Deisol, Le Moal, Delêtre, Badoux, Davy, Fesnard, Delouchis R., Le Maltour, Gaudin, Foucher, Vetaud, Toublanc.

Le même dimanche, l’équipe junior affronte les vétérans dans une bonne ambiance au stade de la route d’Angers. Les jeunes triomphent face à des « gros ventres » comme ils se surnomment qui n’ont rien pu faire face à la fougue.

Le dimanche suivant a lieu le tirage de la tombola de la société, une des nombreuses opérations qui permettent de financer le jeune club et ses déplacements.

11 février 1934

Union sportive de La Pouèze / Saint Georges sportif : (1-5)

Union sportive clémentaise II / Saint Georges Sportif II : (6-1)

Équipe I : Tauban, Gaufriau (cap.), Blot, Alligné, Mazan, Chevé, Germain, Delaunay, Ciré

Équipe II : Desneux, Peltier (cap.), Jousselin, Plessis, Morille, Royer, Rabineau, Carmet, Toublanc, Pinier, Beaujard.

Ce dimanche 11 février 1934, les deux équipes sont en déplacement. Si l’équipe première prend sa revanche sur La Pouëze après leur défaite 3-2 lors du match aller, les juniors subissent encore une lourde défaite. Après avoir résisté en première période, en témoigne le score de 2-1 à la mi-temps, ils se laissent ensuite déborder par les attaques et encaissent 4 buts.

18 février 1934

Union sportive de Brain II / Saint Georges sportif II

Union Sportive de Brain I / Saint Georges Sportif I

25 février 1934

Saint Georges Sportif I et II / École Normale d’Angers I et II

18 Mars 1934

Jeunesse Sportives d’Avrillé / Saint Georges Sportif

Équipe 1 : Tauban, Levron, Gaufriau (cap.), Alligné, Blot, Delaunay, Siré, Argote, Mazan

Équipe 2 : Desneux, Peltier (cap.), Morille, Jousselin, Plessis, Rabineau, Gandon, Malinge, Banjard, Devallois, Courant, Devallois.

8 avril 1934

Saint Georges Sportif II / SCO IV annulé

Saint Georges Sportif I / SCO III : (1-0)

Équipe : Tauban, Levron, Maurice, Peltier, Blot, Gaufriau (cap.), Delaunay, Alligné, Bouchet, Malinge.

Alors que le match d’ouverture des juniors est annulé après le forfait des visiteurs, les deux équipes s’alignent sur le terrain dans des configurations remaniées pour faire face aux absences. Ces remplacements de dernière minute se font grandement ressentir : le jeu est poussif et les défenses s’avèrent bien supérieures aux attaques. Les joueurs saint-georgeois campent dans les 50 mètres adverses mais ne trouvent le but qu’une seule et unique fois. Le match est terne mais la victoire est là.

15 avril 1934

Saint Georges sportif II / Union sportive de Brain II : (0-2)

Saint Georges sportif I / Union sportive de Brain I : (3-2)

Équipe 1 : Tauban, Peltier, Desneux, Le Moulac, Levron, Gaufriau (cap.), Blot, Liré, Maurice, Delaunay, Alligné, Bouchet

Équipe 2 : Desneux, Peltier (cap.), Jousselin, Plessis, Chevallier, Morille, Pinier, Rabineau, Carmet, Toublanc, Malinge, Courant.

Pour le dernier match de la saison à domicile, les « Sang et Or » ont à cœur d’offrir un beau match à leurs supporters. Mais les rencontres ne se déroulent pas dans la joie espérée. Les adversaires manquent « d’esprit sportif ». Les fautes s’enchaînent et un joueur de Brain est exclu, chose très inhabituelle dans les matchs amicaux. La défaite est amère et la presse juge « les résultats peu significatifs et le jeu ne méritant pas de commentaires flatteurs ».

22 avril 1934

Montreult-Belfroy / Saint Georges Sportif

1er Juillet 1934

Après une première saison palpitante, le club organise au mois de juillet sa première kermesse sur le stade de la route d’Angers. Les joueurs et leurs familles ont passé plusieurs jours à tout préparer. La journée débute à 13h30 : les visiteurs sont reçus en musique et par un vin d’honneur. De « nombreuses et sensationnelles attractions » sont ouvertes. A 14h30, la fanfare de la Possonnière offre un concert puis on assiste à une pièce de théâtre. A 16h30, une vente d’objets gracieusement offerts est ouverte. S’en suivent une seconde représentation théâtrale et un deuxième passage de la fanfare. La kermesse se conclut par un vin d’honneur et un bal. La fête est joyeuse, rien organisée et elle permet de récolter des fonds pour la saison prochaine dans laquelle l’équipe projette beaucoup d’espoir.

7 Octobre 1934

Union sportive clémentaise / Saint Georges Sportif

Pour l’ouverture de la saison 1934-1935, les deux équipes du Saint Georges Sportif se rendent à Saint Clément la Place. Les joueurs ont rendez-vous devant l’hôtel de la Tête Noire pour un départ à 12h30 tapante. Les entraînements ont déjà repris et c’est l’occasion de mettre à l’essai de nouvelles formations. L’équipe une qui évolue en troisième division du championnat de l’ouest espère renouer avec les victoires de la fin de la saison dernière.

29 octobre 1934

Saint Georges sportif I / vétérans du Sporting club de l’ouest

Saint Georges sportif II / juniors du Sporting club de l’ouest

Équipe I : Tauban, Maurice, Peltier, Gaupiau, Le Moulac, Blot, Delaunay, Huet, Alligné, Morisseau, Malinge, Leblanc

Équipe II : Pensec, Jousselin, Chevallier, Courant, Morille, Plessis, Carmet, Becu, Gandon, Royer, Beaugaid, Levron.

équipe de foot du saint georges sportif de 1934

Le Saint Georges Sportif de 1938 1939

18 novembre 1934

FC St Macaire II / Saint Georges Sportif II : (1-1)

FC St Macaire I / Saint Georges Sportif I : (3-2)

Équipe 1 : Tauban, Maurice (cap.), Peltier, Morille, Le Moullac, Malinge, Jaud, Morisseau, Jean, Gandon, Delaunay

Équipe 2 : Pensec, Jousselin, Gautraeau (cap.), Courant, Bely, Plessis, Tauban, Neaujard, Carmet, Gréteau, Gaudin.

Le départ en car est prévu ce dimanche 18 novembre 1934, à 11h30 depuis l’Hôtel de la Tête Noire, siège de la société. Les juniors progressent et malgré une certaine désorganisation sur le terrain, ils offrent un match disputé. Dominés, ils ouvrent le score sur un coup franc magnifiquement repris. Mais St Macaire égalise dans la seconde mi-temps. L’équipe une entame le match avec un fort handicap : trois de ses meilleurs éléments manquent à l’appel et l’équipe a dû se réorganiser au dernier moment. Les « Sang et Or » ouvrent malgré tout le score au quart d’heure de jeu. Mais cinq minutes plus tard, le demi-centre saint-georgeois est contraint de quitter la pelouse. Lourdement affaiblie, l’équipe est dominée et contrainte de défendre. Les arrières sauvent à de multiples reprises des situations désespérées mais Saint Macaire finit par égaliser sur penalty juste avant la mi-temps. Durant la seconde période, la domination est encore plus forte. Malgré tout, les saint-georgeois réussissent à marquer sur une échappée rapide et décisive des avants. Une autre attaque bien menée fait penser que la victoire est à portée des saint-georgeois mais Saint Macaire égalise de nouveau et marque un troisième but peu quelques minutes avant le coup de sifflet final. Après ce match durement disputé, les joueurs se retrouvent autour d’un vin d’honneur et d’un copieux casse-croûte.

2 décembre 1934

Le club se retrouve pour un banquet à l’Hôtel de la Tête Noire. La soirée se poursuit dans un garage mis gracieusement à disposition par Monsieur Garestier.

11 novembre 1934

Devant le grand nombre de forfaits, le Saint Georges Sportif est contraint d’annuler le déplacement à Saint Pierre Montlimart. Deux matchs sont organisés sur le stade de la route d’Angers.

Saint Georges Sportif II / Saint Martin du Fouilloux

Saint Georges Sportif I / Union Sporticve Clémentaise

2 décembre 1934

Saint Georges Sportif II / Sporting club Tchécoslovaque II : (4-1)

Saint Georges Sportif I / Sporting club Tchécoslovaque I : (2-1)

Après des matchs aller plutôt réussis un mois auparavant où les juniors avaient fait match nul, les « Sang et Or » retrouvent les tchèques le dimanche 2 décembre. Les équipes saint-georgeoises sont largement dominées. Si le début de saison a été de bon augure, les résultats après deux mois de compétitions inquiètent : les remaniements incessants de l’effectif sont pour beaucoup dans la baisse de niveau.

Équipe I : Tauban, Maurice, Peltier, Malinge, Le Moullac, Blot, Jaud, Gandon, Jean, Alligné, Delaunay, Gaufuau.

Équipe II : Pensec, Levron, Jousselin, Plessis, Morille, Courant, Rabineau, Carmet, Beaujard, Mousseau, Leblanc, Royer, Gréteau

9 décembre 1934

Saint Georges sportif II / ASPTT II : (0-1)

Saint Georges sportif I / ASPTT I : (4-3)

De nombreux spectateurs sont venus ce dimanche au stade de la route d’Angers pour voir les deux matchs. Le public est fidèle et l’intérêt pour le football, croissant dans le village. Le premier match des juniors est très équilibré. Les « Sang et Or » ont un léger avantage mais finissent par laisser passer la victoire face à une équipe de l’ASPTT plus soudée et plus offensive. Chacun note cependant les progrès significatifs des joueurs de l’équipe deux mais qui doit encore gagner en cohésion. L’équipe une se fait surprendre dans les premières minutes par les postiers et concède trois buts dans la première période. Les sangs et or gâchent de nombreuses occasions. Au retour des vestiaires, les saint-georgeois montrent qu’ils sont fermement décidés à reprendre en main le match. Les actions offensives se multiplient et finalement, les « Sang et Or » réussissent à tromper la défense des postiers par trois fois ramenant les deux équipes à égalité. La tension monte d’un cran sur le terrain. Deux joueurs d’Angers sont avertis. Un quatrième but vient récompenser les efforts des « Sang et Or ». Le public saint-georgeois apprécie l’exploit dans « un enthousiasme parfois trop exubérant » remarque la presse.

16 Décembre

Sporting Club Tchécoslovaque de St Pierre Monlimart / Saint Georges Sportif

Équipe 1 : Tauban, Maurice (cap.), Peltier, Le Moullac II, Le Moullac I, Mallinge, Jaud, Delaunay, Alligné, Gandon, Neveu

Équipe 2 : Pensec, Jousselin, Morille, Gauffriau (cap.), Rabineau, Bourget, Gréteau, Courant, Bely, Carmet, Grimault, Plessis.

Pour ce déplacement, les joueurs partent en car à 11h40 depuis l’Hôtel de la Tête Noire pour aller affronter les Tchèques dans un match qui compte pour le Championnat.

30 décembre 1934

Saint Georges Sportif II / Union Sportive de Montreuil Belfoy II : (2-1)

Saint Georges Sportif I / Union Sportive de Montreuil Belfoy I : (4-2)

Après trois semaines de pause, les équipes saint-georgeoises retrouvent leur terrain.

Équipe 1 : Tauban, Maurice (cap.), Peltier, Mousseau, La Moullac, Malinge, Huet, Delaunay, Alligné, Gandon, Neveu, Jaud

Équipe 2 : Pensec, Morille, Jousselin, Gaufriau (cap.), Bely, Rabineau, Grimault, Carmet, Courant, Gréteau, Bourget.

L’équipe deux fait un bon match. Elle ouvre le score mais faute d’un placement régulier, elle encaisse un but égalisateur juste avant la pause. Les « Sang et Or » montrent moins d’entrain dans la seconde période et subissent la pression de l’Union Sportive qui finit par l’emporter. L’équipe une affirme une nette supériorité en première période. Les attaquants soutenus par les milieux de terrain réussissent de belles combinaisons et marquent par trois fois. La seconde période est émaillée d’incidents : le résultat joue sur l’humeur des visiteurs qui multiplient les fautes et les mauvais gestes. Les esprits s’échauffent et il faut l’intervention des capitaines des deux équipes pour éviter la bagarre. Finalement, le match est écourté se concluant sur la victoire du Saint Georges Sportif. 

6 janvier 1935

Saint Georges Sportif II / FC St Macaire II : (0-4)

Saint Georges Sportif I / FC St Macaire I : (4-4)

La journée s’ouvre avec le match des équipes 2. Les « Sang et Or » font preuve de bien peu de combativité et les fougueux adversaires prennent logiquement l’avantage à la mi-temps en marquant. La seconde période tourne à la déroute. Face à une équipe toujours plus offensive, à l’activité inlassable, les joueurs saint-georgeois encaissent trois autres buts. La défaite est rude en ce début d’année. Le match des équipes une est lui beaucoup plus équilibré et se révèle passionnant. Les joueurs de Saint Macaire pratiquant un jeu très mobile dominent d’abord le début du match et ouvrent le score sur penalty puis peu après, marquent une seconde fois. Les « Sang et Or », nullement découragés, reprennent le cours du match et trouvent le chemin des filets par quatre fois avant la pause. La deuxième période est très serrée mais les « Noir et Rouge » de Saint Macaire finissent par arracher le match nul.

13 janvier 1935

SCO / Saint Georges Sportif

Équipe I : Tauban, Peltier, Le Moullac, Malinge, Alligné, Morisseau, Jaud, Delaunay, Jean, Gandon, Neveu

Équipe II : Jensec, Jousselin, Morille, Gaufriau (cap.), Bely, Robineau, Cornet, Bourget, Grimault, Courant, Gréteau, Plessis, Gaudin.

2 février 1935

Montfauconnaise I / Saint Georges Sportif I : (0-0)

Montfauconnaise II / Saint Georges Sportif II : (3-0)

9 février 1935

Avant-Garde de Montrevault I / Saint Georges Sportif I

Avant-Garde de Montrevault II / Saint Georges Sportif II

Battus à l’aller, les joueurs de Saint Georges se rendent en car à Montrevault pour affronter une équipe redoutée.

Équipe 1 : Tauban, Boureeau, Maurice (cap.), Peltier, Le Moullac, Lérault, Gandon, Neveu, Delaunay, Jean, Jaud

Équipe 2 : Pensec, Jousselin, Morille, Gaufriau (cap.), REly, Rabineau, Courant, Carmet, Grimault, Plessis, Grétaut, Bourget, Baujard.

20 janvier 1935

ASPTT II / Saint Georges Sportif II

ASPTT I / Saint Georges Sportif I

Équipe I : Tauban, Peltier, Malinge, Morisseau, Alligné, Jaud, Neveu, Gandon, Jean, Delaunay, Fernand

Équipe 2 : Pensec, Jousselin, Morille, Rabineau, Boly, Gaufriau (cap.), Bourget, Courant, Grimault, Carmet, Greteau, Gaudin

18 février 1935

En raison de la grippe qui touche de nombreux joueurs, une seule équipe est formée pour jouer à domicile contre un club voisin. Les dirigeants s’inquiètent de la forme de leurs joueurs pour le déplacement à Montfaucon la semaine suivante.

25 février 1935

Montfaucon I et II/ Saint Georges Sportif I et II

Le match s’annonce rude pour l’équipe une qui s’attaque à un bon club de la seconde division. Le déplacement se fait en car et le club propose aux supporters intéressés d’être transportés : les joueurs auront grandement besoin de tous les encouragements ! Le départ a lieu le dimanche matin à 11h30 depuis l’Hôtel de la Tête Noire.

Équipe 1 : Tauban, Peltier, Le Moullac, Gandon, Jean, Jaud, Delaunay, Neveu, Maurice (cap.)

Équipe 2 : Pensec, Jousselin, Rabineau, Courant, Bily, Plessis, Gréteau, Carmet, Bourget, Grimault, Gaufriau (cap.)

7 avril 1935

Saint Georges Sportif I / Montffauconnaise I : (5-0)

Saint George sportif II / Vétéran de Saint Georges : (3-2)

Ce dimanche 7 avril 1935, les deux équipes premières se présentent incomplètes. Les joueurs décident de jouer tout de même le match. Un vent souffle violemment sur le stade. L’équipe saint-georgeoise joue face au vent durant la première période. Le contrôle de la balle est difficile mais les « Sang et Or » ouvrent le score grâce à une jolie action de ses avants. Après la pause, les joueurs saint-georgeois bénéficient d’un vent favorable et accentuent la pression : trois nouveaux buts sont marqués malgré de belles parades du goal montfauconnais. Six minutes avant la fin du match, un demi-centre de Montfaucon augmente encore le score en marquant contre son camp. L’arbitre jugeant le résultat acquis suspend alors le match. Par la suite, l’équipe des « gros ventres » se mesure à l’équipe seconde. Les vétérans mènent à la mi-temps de 2 buts mais peu entraînés et moins résistants, ils encaissent deux buts dans la deuxième période. Un penalty est accordé à l’équipe deux, non sans contestations des vétérans. Les vétérans s’inclinent mais sortent grandis de la lutte. Les matchs sont suivis de l’assemblée générale : l’organisation de la kermesse est le principal point à l’ordre du jour. Chacun peaufine l’organisation des animations et des différents concours. Le club souhaite que l’événement remporte le même succès que la première édition.

14 avril 1935

Union Sportive Tchécoslovaque de Saint Pierre Montlimart I et II / Saint Georges Sportif I et II

Équipe I : Tauban, Maurice (cap.), Peltier, Delaunay, Jaud, Neveu, Alligné, Gandon, Jean

Équipe II : Pensec, Jousselin, Bely II, Gaufriau (cap.), Bely I, Courant, Rabineau, Carmet, Grimault, Baujard, Grétaut, Morille, Bourget

28 juillet 1935

La deuxième édition de la kermesse du Saint George Sportif a lieu sur le stade de la route d’Angers. Un appel à bénévoles a été relayé dans la presse durant tout le mois de juillet. La fanfare de la Possonnière donne de nouveau un concert. Deux représentations de pièces comiques sont organisées. Un grand lâcher de pigeons est organisé à la mi-journée avec la société colombophile de Tiercé. De nombreuses attractions ponctuent l’après-midi : le lapinodrome, la roue de la fortune, la pêche à la ligne aux bouteilles et aux surprises, anneaux et bouteilles, jeu de massacre… De nombreux lots sont à gagner offerts par la Maison Cointreau, la société Grandin, le Petit Courrier, Dunlop, la Belle Jardinière, ou encore le soda Le Goff entre autres. Les buvettes proposent gâteaux, sandwichs et confiseries pour le plaisir de tous. La soirée se conclut par un bal public sur la place de l’Église. La fête se terminera bien tard : monsieur le maire a accordé la permission de la nuit aux débitants.

22 septembre 1935

Bécon les Granits / Saint Georges Sportif I

Pour débuter cette nouvelle saison, les « Sang et Or » se confrontent à une excellente formation. C’est un match de préparation en vue de la reprise du championnat le 13 octobre face à l’ACTS.

Équipe 1 : Pensec, Maurice (cap.), Charpentier, Peltier, Le Moullac, Bély I, Mazan, Huet, Alligné, Bély II, Delaunay, Tauban, Morille.

15 décembre 1935

Saint Georges Sportif I et II / Angers sportif  I et II en championnat

Alors que l’équipe une est en tête de son groupe dans le championnat de l’Ouest, troisième série, les joueurs saint-georgeois veulent aller chercher la victoire sur leur terrain de la route d’Angers pour confirmer leur place de leader.

A l’issue des matchs, les membres actifs et honoraires sont priés d’assister à l’assemblée générale qui se déroule au café Rabineau.

Équipe 1 : Pensec, Aurice (cap.), Charpentier, Bely, Le Moullac, Peltier, Mazan, Auffret, Bely, Huet, Delaunay

Équipe 2 : Gaufriau (cap.), Tauban, Rabineau, Retailleau, Tauban R., Pinier, Bourget, Gréteau, Oger, Martin.

équipe saint georges sportif 1936

Le Saint Georges Sportif de 1936

29 décembre 1935

SC Tschécoslovaque I et II de Saint Pierre Montlimart / Saint georges sportif I et II

Équipe 1 : Pensec, Maurice (cap.), Charpentier, Peltier, La Moullac, Delaunay, Mazan, Auffret, Retailleau, Huet

Équipe 2 : Tauban A., Gaufriau, Rabineau, Bourget, Tauban R., Carmet, Pinier, Martin, Plessis, Beaugeard, Gréteau.

5 janvier 1936

Saint Georges sportif I et II / Montfaucon I et II

Les deux matchs initialement prévus à Montfaucon ont lieu sur le stade de la route d’Angers à Saint Georges car les terrains montfauconnais sont inondés. Le Saint Georges Sportif reçoit donc les équipes au palmarès élogieux pour deux beaux matchs.

Équipe 1 : Tauban, Maurice (cap.), Charpentier, Peltier, Le Moullac, Delaunay, Huet, Retailleau, Auffret, Dominique, Mazan.

Équipe 2 : Tauban, Gaufriau (cap.), Rabineau, Bourget, Tauban R., Pinier, Carmet, Beaugeard, Martin.

12 janvier 1936

Saint Georges sportif I / Etoile Sportive Quelainaise I

Les « Sang et Or » jouent leur dernier match de championnat à domicile. Ils doivent impérativement aller chercher la victoire pour rester second de leur groupe. Mais avant cet affrontement décisif, on procède au tirage de la tombola. 150 lots « d’une réelle valeur » sont mis en jeu, parmi ceux-là : un service de table 44 pièces, des services de verres et un bon pour une « indéfrisable ».

Équipe 1 : Tauban, Maurice (cap.), Charpentier, Peltier, Le Moullac, Delaunay, Mazan, Dominique, Auffret, Retailleau, Huet. Remplaçants : Rabineau, Bourget

16 février 1936

Saint Georges sportif I  / Racing club Ancenis Ib

Après leur défaite au match aller, les saint-georgeois retrouvent les joueurs du Racing Club d’Ancenis. L’engagement des derniers matchs laisse présager que la victoire est possible.

Équipe 1 : Tauban, Maurice (cap.), Charpetnier, Peltier, Le Moullac, Delaunay, Besnier, Retailleau, Huet, Dominique, Mazan, Rabineau, Carmet, Alligné, Pinier.

15 mars 1936

Bécon / Saint Georges Sportif

Les « Sang et Or » se qualifient pour la finale du challenge Roffay.

22 mars 1936

ACTS 1b d’Angers . Saint Georges sportif I

L’équipe saint-georgeoise accède à la finale du challenge Roffay.

Équipe 1 : Tauban, Maurice (cap.), Charpentier, Delaunay, Le Moullac, Peltier, Mazan, Huet, Retailleau, Alligné, Pichot, Carmet, Dominique

5 avril 1936

Saint Georges Sportif I / Amical Football Club d’Angers

Pour leur dernier match de la saison, les « Sang et Or » reçoivent à domicile le Football Club d’Angers qui a renforcé son équipe suite à la défaite du match aller.

Équipe 1 : Tauban, Maurice (cap.), Peltier, Delaunay, Le Moullac, Pichot, Alligné, Retailleau, Huet, Dominique, Carmet

28 juin 1936

De nombreux visiteurs rejoignent le stade pour profiter des animations organisées par le Saint Georges Sportif en ce bel après-midi festif attirés par les attractions et les nombreux lots à gagner. Le club organise un tournoi de boule de sable à l’occasion de la nouvelle édition de sa kermesse. Après des éliminatoires très disputées 15 jours avant où une trentaine de parties furent jouées, cinq équipes sont qualifiées et s’affrontent lors de l’après-midi festif organisé sur le stade de la route d’Angers. C’est le duo Bouleau et Bondu qui s’impose. Le gymkhana à bicyclette attire les jeunes : il s’agit d’un parcours à bicyclette comportant des obstacles tels une barrière à franchir, un pont mobile à franchir sans descendre de vélo, un jeu de quille à traverser, un ballon suspendu dans lequel il faut mettre un coup de tête et autres épreuves amusantes. Les footballeurs semblent avoir été séduits par l’épreuve : c’est Peltier, habitué des terrains de l’équipe une, qui finit en tête devant Malinge et Tauban. Une autre animation a un joli succès : la course en sacs aux œufs pour les enfants !

26 juillet 1936

Le club organise cet été 1936, un voyage à La Baule. Une cinquantaine de personnes sont inscrites. Tout a été méthodiquement préparé par le bureau du club qui s’est réuni le mercredi précédent au café Delestre. Le départ est matinal pour pouvoir profiter de la journée. Après un arrêt à Saint-Nazaire qui permet à chacun de visiter la ville et le port, direction la plage pour permettre aux baigneurs de profiter de la mer avant l’heure du déjeuner offert par le club.

4 octobre 1936

Églantine Sportive de Trélazé / Saint Georges Sportif I

Équipe : Rioux, Maurice (cap.), Charpentier, Peltier, Delaunay, Pichot, Babineau, Tissot, Huet, Besson, Martin.

Pour leur premier match de la saison, les « Sang et Or » rencontrent un adversaire de taille.

25 octobre 1936

Union sportive clémentaise / Saint Georges sportif I

Équipe : Rioux, Maurice (cap.), Peltier, Pichot, Delaunau, Rabineau, Besson, Le Maltou, Tissot, Biotteau, Martin, Charpentier.

8 novembre 1936

Suite au forfait de l’équipe adverse, les « Sang et Or » sont convoqués pour un entraînement. Mais les pourparlers aboutissent pour organiser à la dernière minute une rencontre avec le Club Sportif Jean Jaurès d’Angers. Les joueurs saint-georgeois sont finalement convoqués le jour même pour ce déplacement.

Équipe : Maurice (cap.), Peltier, Rabineau, Delaunay, Pichot, Besson, Le Maltou, Rioux, Tissot, Biotteau, Martin.

22 novembre 1936

L’équipe adverse ayant déclaré forfait, le match est de nouveau annulé. L’appel du club relayé par la presse durant la semaine précédente pour trouver une autre équipe prête à affronter les « Sang et Or » reste lettre morte et les joueurs participent à un entraînement.

3 janvier 1937

Églantine Sportive de Trélazé II / Saint Georges Sportif I

Équipe : Rioux, Peltier, Delaunay, Le Mouillac, Grenouilleau, Rabineau, Tauban, La Maltour, Martin, Besson, Biotteau

7 février 1937

Saint Georges Sportif I / Angers Sportif II

Les « Sang et Or » retrouvent le stade de la route d’Angers après un long mois d’absence. Battus au match aller par 4 buts à 1, les joueurs saint-georgeois attendent avec impatience les angevins. Le match est suivi d’une autre rencontre : Angers Sportif opposé au Racing Club Ancénien.

Équipe I : Rioux, Peltier, Pichot, Grenouilleau, Le Moullac, Martin, Rabineau, Tauban Biotteau, Le Maltou, Besson.

14 février 1937

Saint Georges Sportif / L’Églantine Sportive de Trélazé II : Match nul

Équipe : Rioux, Peltier, Pichot, Delaunay, La Mouillac, Grenouilleau, Le Maltour, Besson

Les « Sang et Or » font un retour en forme et décrochent le match nul. La rencontre est suivie d’un vin d’honneur au café Delestre suivi de l’assemblée générale. Tous les membres masculins y sont cordialement invités. A l’ordre du jour, on note le compte rendu financier du dernier trimestre 1936, l’organisation d’une tombola et d’un banquet ainsi que les aménagements à apporter au terrain.

21 février 1937

Saint Georges Sportif / vétérans de Jean Jaurès

Équipe : Rioux, Peltier, Pichot, Grenouilleau, Delaunay, Tauban, Rabineau, Biotteau, Le Maltour, Besson, Pinier, Auffret, Nouvelle

7 mars 1937

Les « Sang et Or » doivent se déplacer à Angers pour y rencontrer le Club Sportif Jean Jaurès mais le terrain de la Malmouche est absolument impraticable. Le match est donc reporté. Quelques joueurs se retrouvent pour un court entraînement au stade de la route d’Angers.

14 Mars 1937

Union Sportive de Saint Clément / Saint Georges Sportif Match éliminatoire pour la coupe de la société de Saint Clément

16 mai 1937

Saint Georges Sportif / Chalonnes sur Loire

Le match attendu entre les formations des deux communes voisines est enfin organisé. L’équipe chalonnaise comprend des joueurs plus aguerris mais la jeunesse et la rapidité des joueurs saint-georgeois promet un match équilibré. La presse prévoit une rencontre « d’une amabilité extraordinaire ».

3 octobre 1937

Le premier entraînement de la saison était prévu le 28 septembre mais en raison de la fête de la gare, il a été annulé. Les jeunes gens souhaitant intégrer l’équipe des « Sang et Or » pour cette saison sont donc conviés à rejoindre le vestiaire du stade de la route d’Angers à 14h avec leur matériel. Les dirigeants attendent particulièrement Rioux, Pichot, Peltier, Jousselin, Le Maltour, Tauban, Tissot, Besson, Biotteau, Pinier et Le Moullac qui se sont illustrés la saison passée. Mais l’équipe n’est pas encore formée et il faudra attendre la fin de l’entraînement pour voir si de nouvelles recrues intègrent le onze saint-georgeois.

La session est suivie d’une assemblée générale au café Del eu pour renouveler le bureau et présenter le rapport moral et financier.

17 octobre 1937

Saint Georges Sportif / Églantine Sportive de Trélazé

Pour le premier match de la saison, les « Sang et Or » retrouvent l’Églantine Sportive de Trélazé sur leur terrain de la route d’Angers.

Équipe : Rioux, Pichot, Jousselin, Pinier, Le Maltour, Rabineau, Vetelet, Tissot, Tauban, Besson, Biotteau, Verger, Rameau.

28 novembre 1937

US Varadaise / Saint Georges Sportif ; (4-2)

Jouant sans leur goal, les saint-georgeois expérimentent une nouvelle organisation offensive. L’équipe domine et se crée de nombreuses occasions. A la mi-temps, le score est de 1 but partout. Mais la seconde période est récompensée par trois réalisations et les « Sang et Or » s’imposent. Cette première victoire rassure après les matchs décevant de ce début de saison.

2 janvier 1938

Saint Georges Sportif / Club Sportif Jean Jaurès (vétérans) : (3-0)

Après trois victoires et un match nul, les « Sang et Or » abordent l’année 1938 confiants. Le début du match est marqué par un jeu très rapide. Les deux équipes font jeu égal et les deux goals sauvent à plusieurs reprises leur équipe. Finalement, les « Sang et Or » trouvent par deux fois le but avant la pause. Dans la seconde période, les joueurs saint-georgeois s’installent dans le camp adverse qui concède de nombreux corners et finalement le troisième but. Le club remporte sa quatrième victoire consécutive. Les joueurs des deux équipes se retrouvent chez monsieur Couteux pour un vin d’honneur amical. On offre des présents aux visiteurs dans une franche camaraderie où chanteurs et chanteuses se donnent la réplique.

5 février 1938

Un groupe de membres de la société sportive se rend à Ingrandes pour assister à la représentation théâtrale de l’Amicale Laïque. C’est une soirée agréable et conviviale.

20 février 1938

Saint Georges Sportif / Club Sportif Jean Bouin

Après la défaite au match aller 2 buts à 1 au stade Bessonneau, les « Sang et Or » espèrent au moins assurer un match nul.

Équipe : Rioux, Jousselin J., Beliard, Rabineau, Pinier, Jousselin L., Besson, Cesbron, Tissot, Tauban, Biotteau, Langlais.

24 mars 1938

Le club de la Possonnière entretient d’excellente relation avec celui de Saint Georges si bien que des projets communs voient le jour. Trois équipes mêlant des joueurs de la Possonnière et du Saint Georges Sportif affrontent les équipes I et II du football club Pontcéais et une formation de l’UAII. Y participent Gaufriau, Maltour, Langlais, Delaunay, Béliard, Jousselin L., Rabineau, Tauban, Cesbron, Jousselin J., Tissot et Besson notamment.

3 avril 1938

Union sportive de Candé I et II / Saint Georges sportif I et II

Handicapés par de nombreuses absences, les « Sang et Or » ont lourdement perdu leurs matchs aller. Sauront-ils se ressaisir lors de ce déplacement ?

Équipe I : Rioux,  Jousselin J., Belliard, Jousselin L., Rabineau, Besson, Cesbron, Tissot, Biotteau, Tauban

Équipe II : Rioux, Gaufriau, Delaunay, Cesbron, Langlais, Verger, Rabineau, Le Maltou, Lhermitte, Chevrotin, Morin, Vételet.

5 juin 1938

Le club organise un concours de pêche ouvert uniquement à leurs sociétaires. Monsieur Baranger a mis son étang à disposition gracieusement. C’est l’occasion pour les familles de se retrouver autour d’un dîner sur l’herbe où chacun partage les denrées qu’il a apportées ou gagnées pour terminer joyeusement la journée. Pour ceux que la pêche ne passionne pas, un concours de coinchée et de belote est également proposé. Les pêcheurs du club sont également inscrits au concours de pêche de la Pouëze qui a lieu le lendemain et celui de Tours la semaine suivante : les prix de 400 francs et 1500 francs, sont de belles récompenses qui font rêver les footballeurs qui voient dans cette activité une belle suite à donner à la saison !

19 et 26 juin 1938

Sur le stade de la route d’Angers, on continue de jouer malgré la fin de la saison : mais les cartes, les boules de sable et les palets ont remplacé le ballon rond. Les familles ont plaisir à se retrouver. Et pour lutter contre la canicule précoce qui frappe le village, la buvette bien approvisionnée offre à tous une grande variété de rafraîchissements !

28 août 1938

Le club organise une excursion sur la côte de Jade. Les familles se rassemblent à 4h45 du matin direction l’océan. Elles visitent Saint Brévin les Pins, Saint Brévin l’Océan et Mindin avant de déjeuner au restaurant du Débarcadère.

équipe de foot du Saint Georges Sportif de 1938 1939

Le Saint Georges Sportif de 1938

6 novembre 1938

La Jaille Yvon / Saint Georges Sportif pour le championnat de l’Ufolep

Équipe : Jousselin L., Jousselin J., Belliard, Rabineau, Lehée, Verger, Cesbron F., Besson, Le Maltour, Loriot, Fresnais, Cesbron J., Vetelet.

5 mars 1939

Saint Georges Sportif / Amicale laïque Condorcet d’Angers Ib

Équipe : Jousselin L., Jousselin J., Bellard, Rabineau, Loriot, Lehée, Cesbron, Besson, Le Maltour, Mazan, Bodin, Cesbron, Fresnais, Vételet.

26 Mars 1939

Saint Georges Sportif / Union Sportive de Candé

Privés de quelques-uns de leurs meilleurs éléments, les « Sang et Or » affrontent un adversaire de taille. En parallèle du match, des tickets sont vendus pour la tombola de fin avril.

Équipe : Jousselin L., Jousselin J., Béliard, Rabineau, Loriot, Lehée, Cesbron I, Cesbron II, Besson, Le Maltour, Fresnais, Vételet

saint georges sportif 1942

Le Saint Georges Sportif de 1942

saint georges sportif 1943

Le Saint Georges Sportif de 1942

10 novembre 1939

Saint Georges Sportif / AS du Bâtiment

Équipe : Thuleau, Rabineau, Frayaux, Eon, Lauriot, Perdreau, Fresnais, Cesbron, Le Haltour, Vettelé, Provallet, Petit, Freschaud, Chéné.

25 février 1940

Saint Georges Sportif / US de Varades

Équipe : Colron, Thuleau, Freschaux, Rabineau, Trayaux, Lauriot, Gale, Trouvallet, Perdreau, Le Maltour, Vetelé, Fresnaie, Albert, Petit

6 octobre 1940

Varades / Saint Georges Sportif

Alors que Saint Georges est occupé par l’armée allemande, les footballeurs sont invités à reprendre leur activité sportive. Les déplacements sont difficiles, par conséquent des matchs sont prévus seulement avec les clubs voisins. Il n’est plus possible de se déplacer en car donc les joueurs doivent se déplacer par leurs propres moyens.

Équipe : Cesbron, Rabineau, Bely, Pichot, Vételet, Trayaux, Tropvallet, Fresnais, Fréchaux, Le Maltour, Merviel, Leray, Jousselin

27 octobre 1940

Association Sportive du Bâtiment Ib / Saint Georges Sportif

Tous les joueurs disponibles sont invités à se rendre au Champ des Martyrs à Angers à 13h30 heure allemande pour jouer ce match. Un second match est programmé opposant l’Églantine de Trélazé à l’équipe une de l’ASB.

 

Source : Le Petit Courrier de 1933 à 1940 (ADML)

saint georges sportif 1946

Le Saint Georges Sportif de 1946

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Saint Stanislas Saint Georges

Saint Stanislas Saint Georges

1943-1966

équipe de football de la saint stanislas 1948

L’équipe de la Saint Stanislas de 1948

Après la seconde guerre mondiale, la pratique du football à Saint Georges prend de l’ampleur. Une jeunesse enthousiaste rejoint les clubs qui fêtent le retour des joueurs prisonniers de guerre ou déportés du travail. Le terrain de foot devient grâce à la compréhension du comte de Serrant, le Stade Municipal et la pelouse est rénovée par la Municipalité. Chaque dimanche, les deux équipes saint-georgeoises, le Saint Georges Sportif, premier club créé en 1933,  et celle du patronage de la Saint Stanislas s’affrontent pour le plaisir des habitants.

En 1947, le club historique est mis en sommeil suite au départ de son entraîneur historique, Germain Métivier. De nouvelles recrues comme Roger Dauce, joueur de Trignac, rejoignent le « Patro » ; il en devient le capitaine. Charles Gaigeard devient l’entraîneur de l’équipe. Mais l’effectif reste fragile et il n’est pas rare d’être obligé d’annuler un match sur les coups de midi, faute de pouvoir aligner onze joueurs. Les restrictions de carburant limitent encore les déplacements. On utilise un véhicule à gazogène c’est-à-dire fonctionnant au bois et au charbon, qu’il faut régulièrement pousser dans les côtes.

Si l’accès au stade se fait désormais par un portillon, les installations sont encore limitées : il n’y a pas l’eau courante et chaque dimanche, il faut aller à cheval chercher de l’eau à la fontaine Benet pour permettre à chacun de se déshydrater. Il n’y a pas de tribune : les spectateurs sont installés sur des bancs que l’on protège avec une bâche retenue par des arceaux quand la météo est capricieuse. Le terrain saint-georgeois a cependant très bonne réputation et il n’est pas rare que l’équipe de Chalonnes alors au faîte de sa gloire vienne disputer ses matchs à Saint Georges quand son propre stade est inondé.

Durant les matchs, les supporters de tous les âges encouragent les joueurs avec ferveur. La tension monte parfois et comme il n’y a pas de main-courante, il n’est pas rare de voir le terrain envahi ! Mais la rencontre finie, tous se retrouvent au bar tenu par les épouses et les mères des joueurs. Il en va de même quand l’équipe est en déplacement : s’en suivent des retours parfois difficiles durant lesquels le chauffeur « distrait » ratisse parfois le bas-côté.

La gestion reste très familiale : on se retrouve dans la semaine chez l’un des dirigeants pour constituer les équipes. En fin de saison, les parents et amis des joueurs se retrouvent pour un banquet ou un voyage en Brière ou sur la côte d’Émeraude. Les fêtes de fin d’année sont l’occasion de déguster des huîtres.

Dans les années 1950, l’équipe première s’appuie sur une défense réputée : le gardien « P’tit Louis », les deux Gilbert, deux solides défenseurs ou encore René Lemaire et son jeu de tête imbattable.

L’équipe connaît des hauts et des bas : le quart de finale de la coupe de Bodman à Saumur, le huitième de finale de la coupe de l’Anjou, la progression en Excellence de l’union d’Anjou et en Promotion d’honneur du district mais également des descentes à l’échelon inférieur et la disparition tragique d’un de ses meilleurs joueurs. L’équipe doit également faire face à de nombreux départs pour la guerre d’Algérie.

palmarès 1950 1951 de l'équipe de football de la SAint Stanislas

Le palamrès 1950 1951 (crédit Abellard)

équipe de football de l'union sportive 1967 1968

L’union sportive 1967 1968

Le début des années 60 est marqué par l’arrivée de jeunes joueurs qui insufflent une nouvelle énergie. Ils sont rejoints bientôt par des footballeurs plus expérimentés : c’est l’apogée de la Saint Stanislas.

La Saint Stanislas devient finalement L’Union Sportive en 1966. C’est le début, d’un joli palmarès. Durant la saison 1970-1971, l’US opère en première Division où les jeunes entraînés par M. Niobé obtiennent de brillants résultats, grâce notamment à de nouvelles recrues, Guy Popille et M. Boulic venant de l’AC Belle-Beille. Ce dernier passe bientôt sur le banc de l’entraîneur. L’équipe finit juste derrière celle de Segré. En 1976, après une saison exceptionnelle, l’US Saint Georges accède à la Promotion d’Honneur et s’y maintiendra une saison supplémentaire avant de redescendre en première division en 1979 après avoir raté le maintien de justesse. Cette déconvenue est contrebalancée par un exploit : les cadets de M. Abraham et M. Garraud remportent brillamment la coupe de l’Anjou. D. Raimbault succède l’année suivante à M. Boulic au poste d’entraîneur. L’équipe se maintiendra alors en bonne place en première division du championnat.

Sources : St Georges 50 de football, publié par l’USSG en 1983

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Saint Georges Sportif

Saint Georges Sportif

1933-1947

équipe de foot du saint georges sportif de 1934

Le Saint Georges Sportif de 1934

C’est en 1933 que le premier club de football saint-georgeois est créé. Le « Saint Georges Sportif » réunit alors une quinzaine de jeunes hommes de 18 à 25 ans. Peu d’entre eux ont déjà joué au football mais ils sont pleins d’enthousiasme pour un sport qui ne compte à l’époque que 200 000 licenciés en France (contre plus de 2 300 000 aujourd’hui). La pratique du sport est alors peu répandue, les hommes préfèrent se retrouver dans les sociétés comme celle de l’Union, alors en plein essor, pour discuter, se réunir ou jouer au jeu de boule de sable ou de boule de fort. Quant aux femmes, elles ne sont pas admises dans ces distractions. Les mœurs changent cependant et une équipe de basket évolue déjà sous les couleurs du patronage Saint Stanislas. Le foot devient une activité de la Saint Georges Nautique, société sportive de natation de la commune créée en 1931.

Les bonnes intentions et la motivation des footballeurs ne suffisent pas à lancer leur équipe : il faut d’abord trouver un terrain. Un fermier cultivant des terres du château de Serrant accepte de louer un champ le long de la route d’Angers, à la sortie Est du village, pour y installer un stade. Le projet rencontre un accueil sceptique chez les habitants et ils sont peu nombreux à participer à l’aménagement du terrain.

On accède au stade par un chemin de terre passant entre deux chênes majestueux. La prairie admet alternativement la présence de vaches et des joueurs qui évoluent sous le regard curieux d’une cinquantaine de spectateurs. C’est le hangar d’une maison voisine qui sert de vestiaires.

Les premiers matchs sont difficiles mais, entraînée par Germain Métivier, l’équipe progresse vite et s’engage rapidement en championnat de la Ligue de l’Ouest au niveau du District sous les couleurs « Sang et Or ». Une seconde équipe de réserve se crée. Le club organise des kermesses, des tournois et d’autres manifestations pour financer des vestiaires métalliques et y installer une buvette. Les familles des joueurs sont conviées à des banquets et des sorties à la mer sont organisées. Nous sommes en 1936, la naissance des congés payés et les loisirs trouvent leur place dans la société française. Des demi-journées en plein air font leur apparition dans les plannings des écoles et le terrain de foot accueille les enfants des écoles publiques.

équipe de foot du Saint Georges Sportif de 1938 1939

Le Saint Georges Sportif de 1938 1939

équipe de foot du saint georges sportif de 1943

Le Saint Georges Sportif de 1943

Durant l’occupation allemande, le club, où se sont nouées des relations fortes, a un rôle important dans la vie des joueurs et de leurs familles. Les déplacements sont plus compliqués, les restrictions sont importantes, des joueurs sont prisonniers et leur absence est pesante. Le club connaît cependant une augmentation du nombre de ses licenciés et continue d’organiser tournois et assemblées sportives pendant trois ans en faveur de la Caisse des Prisonniers de guerre. Le stade de Saint Georges connaît alors des affluences record avec jusqu’à 1 500 spectateurs. Dans cette période difficile, le club est un refuge, un lieu d’humanité et de solidarité face à la détresse et la misère du quotidien de beaucoup de familles saint-georgeoises.

En 1947, le club historique est mis en sommeil suite au départ de son entraîneur historique, Germain Métivier. Récupérant de bons joueurs, l’équipe de la Saint Stanislas prend alors son envol.

Sources : St Georges 50 ans de football, publié par l’USSG en 1983