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Retrouvez l'ensemble des évènements sportifs historiques de saint Georges sur Loire

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Fêtes et Manifestations

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Retrouvez l'ensemble des évènements historiques de saint Georges sur Loire

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Les courses hippiques de Serrant

Les courses hippiques de Serrant

1900

course hippique à Serrant au début du XXème siècle
coupure de presse relatant les courses hippiques en 1907

Article du 16 août 1907.

Retrouvez d’autres coupure de presse dans les Archives.

Dès le début du XXème siècle, la principale fête de la commune avait lieu le 15 août. La « Grande fête » de la mi-août était renommée dans toute la région à cause du prestige de ses courses de chevaux.

Il y avait à St Georges, deux écuries de chevaux de courses : celle du duc de la Trémoille à Serrant, et celle du comte Le Court de Jousselin au château de La Bénaudière.

Le champ de course, occupait toute la partie du parc du château de Serrant longeant la route d’Angers : sa ligne droite de 800 mètres, de la pointe de la prairie à l’entrée de St Georges, jusqu’à l’allée d’accès au château offrait un banc d’essai unique aux pouliches de 3 ans.

Une foule élégante de personnalités parisiennes et provinciales se rassemblait pour suivre cet évènement sportif et mondain, tandis que des baraques, de part et d’autre de la route attiraient de nombreux chalands. Des trains étaient spécialement affrétés pour convoyer les spectateurs.

En 1933, les courses sont désormais programmés un dimanche de la première quinzaine d’octobre.

Les courses perdurèrent jusqu’à la deuxième guerre mondiale. Les courses de 1938 furent annulées quinze jours avant leur déroulement. La Société Hippique Rurale de Saint Georges organisa un grand événement autour du cheval dans le parc du château le 16 juillet 1939 mais l’entrée en guerre de la France le 3 septembre, contrariera de nouveau l’organisation des courses qui ne reprirent pas après l’armistice.

Photographie d'un cheval de course issu d'un élevage de la commune en 1900

Courses à Serrant en 1903

(Source : M. Abellard)

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Le Grand Prix Cycliste

Le Grand Prix Cycliste

1904

course cycliste en 2022

La 100ème édition du Grand Prix Cycliste en 2022.

Le Grand Prix cycliste est l’une des plus anciennes courses cyclistes du département de Maine et Loire. Avec plus de 100 éditions, c’est un rendez-vous sportif et festif très important dans la vie de Saint Georges qui rassemble une véritable foule à chaque 15 août.

C’est en 1904 qu’est organisée pour la première fois à Saint-Georges-sur-Loire, sur la route de Chalonnes et celle de Saint-Augustin, une course cycliste communale avec franchissement d’obstacles (barrières et tonneaux).

Interrompue pendant la Première Guerre mondiale, elle reprend en 1921 sous la forme d’une course de vitesse avec des séries éliminatoires entre la place du Champs de Foire (aujourd’hui la place Monprofit) et avec une arrivée en haut de la côte du moulin de la Salle.

C’est en 1925 que la course devient une boucle pour la première fois. Pendant 20 ans, la course empruntera le même itinéraire : Saint-Georges-sur-Loire / Cure Bourse / Saint-Augustin-des-Bois.La renommée grandit et la course devient régionale.

En 1932, le Grand Prix jusque là couru au printemps devient la principale attraction de la « Grande Fête » du 15 août.
En 1948, la Commission Cycliste fait un pari audacieux : le Grand Prix Cycliste de Saint-Georges est inscrit comme épreuve nationale ! La course se dispute sur plusieursboucles d’un circuit passant parCure Bourse-Saint-Augustin-des-Bois / Bécon les Granits / Saint-Jeande-Linières / Saint-Georges-sur-Loire :175 km au total. Hélas, sur le plan financier, l’initiative n’a pas été concluante. De plus, des difficultés s’ajoutent avec le développement de la circulation routière. On abandonne les routes au nord de la nationale 23, trop passagères, pour des routes moins fréquentées mais plus sinueuses des Coteaux de la Loire et du Layon.
 
En 1978, la route de la Zone Industrielle, nouvellement ouverte, apporte une solution qui permet d’éviter les dangers de la circulation routière et d’offrir un spectacle attrayant. Le petit circuit de 3 km, par la Fontaine-Benet, la Lande et Arrouët, sera pendant 20 ans celui du Grand Prix Cycliste de Saint- Georges-sur-Loire.
la création de la déviation Sud-Est oblige le Comité des Fêtes à modifier une nouvelle fois le circuit de la course qui se dispute désormais sur le circuit de la Villette.
 
En 2022, la course a fêté sa 100ème édition.
 
 
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Charles Thierry

Charles Thierry

1790-1860

vitrail de l'église de Saint Georges de Charles Thierry

Vitrail de l’église de Saint Georges sur Loire réalisé par Charles Thierry

Vitrail de combrand réalisé par Charles Thierry

Vitrail de la vie de Saint Jean Baptiste, église de Combrand (79) réalisé par Charles Thierry en 1858

Charles Thierry naît à Saint Georges le 14 novembre 1790 dans une famille d’artisans. Il étudie la ferblanterie et la peinture de décoration à l’école de dessin d’Angers. Incorporé en 1809, il est fait prisonnier. Il met alors à profit ses talents artistiques et apprend le métier de vitrier. Libéré en 1814, il épouse Marie Landais en 1815 à Saint Georges où il a repris l’atelier familial.

Son métier l’amène à travailler au château de Serrant. Madame la comtesse de Serrant, Louise Charlotte de Rigaud de Vaudreuil, épouse d’Antoine Joseph Walsh de Serrant, remarque la qualité du travail de Charles Thierry. La comtesse, artiste elle-même, propose à Charles Thierry de faire en commun de la peinture et de la dorure sur porcelaine. Pour développer cette technique, elle fait venir au château de Serrant, Claude-Charles Gérard de la Manufacture Royale de Sèvres.

Charles Thierry peignit durant quatre ans les porcelaines des châteaux de Brissac et de Serrant.

Mme la comtesse lui suggère alors de s’initier à la peinture sur verre. Au XVIIème siècle, la mode était au vitrail «clair» avec un entourage de couleur. Cet entourage était en fait de la peinture sur verre clair. La fabrication du verre teinté dans la masse était pratiquement arrêtée. La période révolutionnaire a d’une part vu la disparition des mécènes et surtout la démolition des églises ou leur transformation en bâtiments civils.

En 1825, Charles Thierry trouve un vieux traité sur la fabrication du vitrail et fait de premiers essais qui habilleront l’église de Saint Georges en pleine construction.

On date de 1828, la fabrication des vitraux de l’église de Saint-Georges. En 1836, il crée un atelier à Saint-Georges. Il commence à être connu. En 1837, il réalise 4 verrières pour l’église de Béhuard. Il en réalise pour l’église Saint-Laud à Angers, ainsi que pour l’église du Lion-d’Angers et celle de Bouchemaine. En 1842, son fils Charles le rejoint après un séjour de 4 années à la Manufacture de Choisy-le-Roi. En 1846, l’atelier de Saint-Georges trop petit est transféré à Angers 20 rue d’Orléans (Aujourd’hui, rue Paul Bert). Il emploie une dizaine d’ouvriers : maquettistes, coupeurs, peintres, cuiseurs, metteurs de plomb, poseurs. En 1847, il est candidat non retenu à la réfection des vitraux de la Sainte-Chapelle à Paris. En 1857, il restaure des vitraux de la cathédrale d’Angers, restauration contestée d’ailleurs. Au total, c’est près de 200 vitraux qui sortiront de l’atelier Thierry. De nombreuses églises du département sont décorées de ses œuvres.

Charles Thierry meurt le 19 mars 1860. Son fils continue l’atelier paternel jusqu’en 1868.

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Arthur de Cumont

Arthur de Cumont

1818-1902

Photographie d'Arthur de Cumont

Le vicomte Arthur de Cumont est né à Angers le 19 Avril 1818 et mort à Saint Georges sur Loire le 10 février 1902. Il devient député du Maine et Loire de 1871 à 1876 puis ministre de l’instruction publique, des cultes et des Beaux Arts dans le gouvernement d’Ernest Courtot de Cissey durant la IIIème République. En 1887, il est élu maire de Saint Georges sur Loire jusqu’en 1897. Il fut le propriétaire du château de l’Épinay.

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L’Abbaye

L'abbaye

Escalier de l'abbaye

L’escalier et sa rambarde de fer forgé

Ce que l’on appelle aujourd’hui communément l’abbaye de Saint Georges était la maison conventuelle d’un vaste complexe abbatial. C’était donc le lieu de vie des chanoines. Le bâtiment tel qu’on le voit aujourd’hui, date de la deuxième moitié du XVIIème siècle. Il fut construit pour remplacer celle que le seigneur de Brie du Plessis-Macé, alors propriétaire du lieu, avait fait édifier vers les années 1150 pour abriter des chanoines de l’ordre de Saint Augustin.

Plusieurs fois pillée, puis incendiée, victime des différentes guerres qui ont ravagé la région au cours du XVème siècle, c’est sous le règne de Louis XIV qu’elle prit son aspect actuel.

Deux personnages ont signé sa construction : Maurice Cellier, d’abord, mort en 1684 pendant les travaux et Sébastien Simonneau qui l’acheva en 1691, avant d’édifier le palais abbatial. Il est également l’architecte de la chapelle du château de Serrant.

Sa façade, modèle de sobriété, de symétrie, d’élégance illustre parfaitement l’architecture du Grand Siècle. Ses jardins qui descendent vers l’étang d’Arrouët et qui appartenaient autrefois aux chanoines, complètent l’harmonie de l’ensemble.

A l’intérieur, il faut voir le grand escalier classé et la vaste salle capitulaire, dans laquelle des noms célèbres du XVIIème siècle ont résonné : celui de Jean-Baptiste Lully fils, qui fut abbé de Saint Georges, et celui de Jean Racine qu’un procès opposa à l’abbaye à cause des revenus du prieuré de l’Épinay.

L’abbaye est aujourd’hui l’hôtel de ville de la commune.

Vue de l'abbaye de drone, façade nord
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Le bourg

Le bourg

Retrouvez l'ensemble des bâtiments historique qui composent le bourg de Saint Georges sur Loire

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Le château de Serrant

Le château de Serrant

Vue du château de serrant

Serrant était un ancien fief et une seigneurie relevant de Champtocé. Le domaine donnait son nom à une famille féodale. Au début du XIVème siècle, Françoise de Serrant épouse Jean II de Brie, issu d’une longue lignée de chevaliers et de seigneurs d’origine bretonne. Le château va rester la propriété de cette lignée jusqu’au XVIème siècle.

Au XVème siècle, les terres de Serrant sont érigées en châtellerie par lettre patentes données par Gilles de Raie, seigneur de Champtocé. Ponthus de Brie obtient du Roi Louis XI, l’autorisation d’ériger une fortification autour du château en 1481. Il fait également construire une chapelle seigneuriale consacrée en 1497. Son fils, Péan de Brie mandate l’architecte angevin Jean Delespine en 1539 pour transformer le château féodal en palais de la Renaissance. De grands travaux débutent qui vont ruiner ses deux fils qui lui succéderont sans pouvoir achever les travaux. A la mort de Charles de Brie, sa veuve, Marguerite de Beauvau-Tigné n’a d’autre choix que de vendre le château. Il devient la propriété du banquier de Marie de Médicis, Scipion Sardini en 1598. Mais en 1603, coup de théâtre, Madeleine de Maillard, petite fille de Charles de Brie, fait exercer son droit de retrait lignager, droit féodal lui permettant de revendiquer la propriété du château en tant qu’héritière. Elle cède cependant le château de nouveau en 1620 au duc de Montbazon, Hercule de Rohan. Celui-ci vend le château en 1636 à Guillaume Bautru.

Bautru, poète et diplomate de Richelieu va terminer les travaux entrepris près de deux cents ans plus tôt. Il va aussi aménager les jardins et faire de Serrant une magnifique demeure. Son fils, Guillaume III Bautru, hérite du château et poursuit l’œuvre de son père. Il lègue le château à sa fille Marguerite Bautru qui a épousé son cousin Nicolas Bautru de Vaubrun. A la mort de ce dernier à la bataille d’Altenheim, Marguerite fait construire une chapelle par Sébastien Simoneau, architecte qui travaillera également sur la maison conventuelle de l’abbaye et le logis abbatial, pour accueillir un tombeau du sculpteur Antoine Coysevox.

C’est Diane de Bautru, duchesse d’Estrées qui hérite du château à la mort de son frère, l’abbé de Vaubrun, en 1747. Elle est contrainte de vendre le domaine, probablement pour rembourser une partie des dettes contractées par son frère, notamment auprès de l’abbaye de Saint Georges sur Loire.

C’est Antoine Vincent Walsh, armateur nantais ayant fait fortune dans le commerce triangulaire et issu d’une famille irlandaise exilée suite à la révolution britannique, qui achète le château. Il va l’offrir à son frère, François Jacques Walsh. Des aménagements du parc et des communs sont réalisés : l’orangerie est construite en 1771. C’est son fils, Antoine Joseph Walsh, au retour de son exil après la Révolution, et surtout son petit-fils Théobald Walsh et sa femme Sophie Legrand qui feront du parc de Serrant un remarquable jardin à l’anglaise.

A la mort de leur fils, Ludovic Walsh, c’est le cousin de ce dernier, fils de Valentine Walsh, Louis-Charles de la Trémoïlle qui hérite du château. Celui-ci va entreprendre de grands travaux de restauration et de modernisation du château et de son parc sous la conduite de Lucien Magne. En 1911, son fils, Louis Charles Marie de la Trémoille, devient propriétaire.  A son décès en 1921, c’est son fils, Jean Marie qui lui succède. A son décès prématuré dans l’incendie du manoir Heronry en Angleterre, c’est son neveu, Jean-Charles Lamoral, prince de Ligne qui devient propriétaire du château. Le château est occupé brièvement de juin à octobre 1940 par les généraux allemands.  Il est classé monument historique en 1949. Depuis 2005, le prince et la princesse de Mérode sont propriétaires du domaine.

vue aerienne du chateau et de son parc aujourd'hui
bibliothèque du château de serrant

Le château est aujourd’hui une propriété privée ouverte au public.

Il est particulièrement reconnu pour son impressionnante bibliothèque qui abrite 12 000 ouvrages. Ses salles recèlent de meubles précieux comme son célèbre cabinet d’ébène. Les cuisines sont également un lieu particulièrement apprécié.

Photographie du cabinet d'ébène du château de Serrant
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Le château de Chevigné

Le château de Chevigné

Carte postale du château de Chevigné au début du XXème siècle

Le château de Chevigné est situé à l’écart des voies de communication de la commune et blotti au coeur des bois, proche d’un étang au sud-est du château de Serrant. Ces terres étaient des possessions anciennes des seigneurs du Plessis qui en firent don à l’abbaye de Saint Serge au XIIème. En 1369, Jean de la Bernichère, abbé de Saint Aubin d’Angers, en fait l’acquisition. Les terres deviennent la propriété de Thibault de Ruffier, son successeur. En 1501, la seigneurie quitte la famille Ruffier : Guillaume Moisant, juriste, en fait l’acquisition. Elle passe à la famille Chalopin avec le mariage de Pierre Chalopin avec Jacqueline Moisant en 1545.

Jusqu’en 1761, le Château de Chevigné était la propriété de la famille Chalopin puis, par alliance, de la famille Racapé par le mariage de Louise Chalopin avec Félix de Racapé. A la fin du XVIIème siècle, d’importants travaux lui donneront sa forme actuel de manoir classique aux formes harmonieuses et équilibrées, attribué au grand architecte Hardouin Mansard et inspiré par le château de Serrant, tout proche.

En 1761, le Château de Chevigné devint la propriété d’Étienne Fortier, négociant à Saint-Domingue ayant fait fortune dans le commerce triangulaire, avant d’être habité en 1773 par Antoine Walsh. En 1789, l’irlandais René O’Diette, armateur à Nantes l’acquit, et la demeure resta dans la famille jusqu’au XXe. La chapelle du château dédiée à Saint Louis a été bénite le 5 août 1680 en présence de Guillaume III Bautru , propriétaire du château de Serrant, avec qui Louise Chalopin partagea une union longtemps secrète.

Le château de Chevigné est actuellement une propriété privée.