Saint Georges Patrimoine

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La Palatrie

La Palatrie

Temporel de l'abbaye

la palatrie en 2007

La palatrie en 2007

Cette métairie est située aujourd’hui sur la paroisse de Saint Germain des Prés.. Elle fait partie d’un domaine ou existait plusieurs maisons. Elle faisait partie du temporel de l’abbaye. Elle fut en effet offerte aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des cinq métairies données par la famille de Brie, propriétaire du château de Serrant, à qui elles appartenaient. Son nom provient du latin palus, palissade naturelle ou artificielle.

La métairie est constituée d’une chambre basses avec cheminée et four et grenier au-dessus. Deux étables, l’une pour les vaches, l’autre pour les boeufs, une grange et une porcherie compose les équipements. La propriété est entourée de 3 hectares de prés et de 22 hectares de terres labourables.

Dès le XVIIème siècle la métairie est considérée dans un très mauvaise état. En 1733, elle fait l’objet d’une expertise comme les autres métairies, à l’occasion de la succession de l’abbé Jean-Louis Caton de Cour. Des travaux de rénovation sont nécessaires : le four et la cheminée doivent être complètement reconstruits. Des travaux de maçonnerie et sur la charpente sont à réaliser pour consolider l’édifice. Les portes de l’étable à vaches et de la porcherie doivent être remplacées. La couverture et certains murs de l’étable sont en ruine. Le montant des réparations s’élèvent à 141 livres. En 1747, ces travaux ne semblent pas avoir encore été réalisés et il faudra maintenant débourser 381 livres pour restaurer la ferme.

acte de vente de la palatrie en 1791

Acte de vente du Petit Vaurichard en 1795 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

            16 juin 1733, bail de François Valleuse.

            4 décembre 1741, bail de François Lhermite (130 livres)

            15 mars 1756, bail de Marguerite Brossais veuve Lhermite (136 livres)

            12 novembre 1766, bail de René Bellouin.

            19 février 1776, bail de François et René Reuillier ;

            2 août 1776, bail de René Reuillier

            22 février 1791, Joseph Legendre.

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue le 22 février 1791 aux enchères au prix de départ de 8 000 livres. Le sieur Lechalat en propose 9 000 livres suivi par Julien Heuretlou, fils de Julien Heurtelou, qui surenchérit à 10 300 livres. Le sieur Parisot fait une proposition à 12 700 livres mais Heurtelou suit à 13 300 livres. Parisot augmente son offre à 13 500 livres mais c’est finalement Julien Heurtelou qui achète la métairie à 13 600 livres. A la même période, ses tantes  achètent également le Grand Faiteau et le Petit Faiteau ainsi que la  la Bouvière, le Grand Soucy et le Petit Soucy mais également les Petites Touches et l’étang de Dauphin au nord du village.  Avec l’achat de ces terres qui entourent le château de la Bénaudière, les Heurtelou créent un vaste domaine agricole au nord de Saint Georges sur Loire.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

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Le Petit Vaurichard

Le Petit Vaurichard

Temporel de l'abbaye

ruines de la métairie du petit vaurichard

Ruines du Petit Vaurichard en 2006

plan du petit vaurichard en 1786

Situation du Petit Vaurichard en 1786

Cette métairie est située aujourd’hui sur la commune de La-Possonnière et donc auparavant sur la paroisse de Savennières. Elle fait partie d’un domaine ou existait plusieurs maisons. Elle faisait partie du temporel de l’abbaye. Elle fut en effet offerte aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des cinq métairies données par la famille de Brie, propriétaire du château de Serrant, à qui elles appartenaient. Son nom signifie sans doute petite vallée au sieur Richard.

Cette métairie était propriété de l’abbé et relevait de Serrant. En 1513 et 1514, l’abbé et les religieux enrichirent la métairie de terres et de prés. Le 10 février 1588, en vue de son aliénation, la métairie est estimée. Le retrait se fera officiellement en 1703 et passera définitivement en la propriété du petit couvent, c’est-à-dire dans le revenu des moines.

La métairie comporte un logement avec deux chambres basses dont l’une est équipée d’une cheminée et d’un four, avec un grenier au-dessus. Deux étables, l’une pour les vaches, l’autre pour les boeufs et une grange et une porcherie compose les équipements. La propriété est entourée de 3,3 hectares de prés, de 17,4 hectares de terres labourables et d’une vignes de 0,11 hectares sur le chemin de la Loge à la Leu.

Ces bâtiments n’existent plus.

acte de vente du petit vaurichard en 1795

Acte de vente du Petit Vaurichard en 1795 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

                        P.Lory             3 mars 1742

                        P.Lory             15 décembre 1759

                        P.Lory             30 may 1770

                        P.Lory             21 novembre 1776

                        J.Vaillant        6 février 1785.

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue le 25 juin 1795 au prix de départ de 13 400 livres à Pierre Jacques Lizambert.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

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Le Papegault

Le Papegault

Temporel de l'abbaye

la métairie de la papegault

Le Papegault en 2002

plan du papegault en 1786

Situation du Papegault en 1786

Cette curieuse bâtisse était située sur la paroisse de Savennières et aujourd’hui, sur la commune de la Possonnière. Son nom est tout un programme, puisque le Papegault était un tournoi de tir à l’arc sur un oiseau bariolé perché au haut d’un mat, et appelé le papegault. Ce nom provient du mot perroquet, papagayo en espagnol, papagallo en italien. Sur la façade nord du bâtiment, il y a encore des meurtrières pour le tir à l’arc  Elle faisait partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elle était louée à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des cinq métairies données par la famille de Brie, propriétaire du château de Serrant, à qui elles appartenaient.  Cette métairie était voisine de celle de la Richeraie dont le nom fait aussi référence au tir à l’arc.

En 1720, la propriété comporte la maison principale, une closerie, une chapelle et de nombreuses dépendances, pressoir, celliers, granges, plusieurs masures, un clos de vignes entouré de murs..Le logement aurait été occupé par des religieuses. L’ensemble est considéré dans un mauvais état nécessitant des réparations lourdes. L’acte de vente à la Révolution en 1791, nous offre une description plus détaillée : le corps principal est constitué de deux chambres dont l’une est équipée d’une cheminé et d’un four et d’une étable, avec un grenier sur l’ensemble du bâtiment. Derrière le logement, se trouvent le pressoir et un cellier. L’escalier extérieur mène à deux chambres au premier étage, situées au dessus du cellier, dont l’une est pourvue d’une cheminée. Dans la cour, on trouve une porcherie, des enclos murés. La propriété est entourée de 2 hectares de prés, 10 hectares de terres labourables et de 4 hectares de vignes.

Comme pour les autres métairies appartenant à l’abbaye, une expertise est réalisée en 1733 lors de la succession de l’abbé Caton de Court.De lourds travaux sont à prévoir : les portes, les marches, les murs , le carrelage, les volets, les planchers, les cheminées, les latrines… la liste des éléments à rénover dans le logement est longue. Dans le pressoir, le fût est bon à remplacer, comme les fenêtres. La charpente et la couverture sont aussi à rénover. La grange et la chapelle tombent en ruine. La vigne est envahie par les ronces et il est nécessaire de replanter. Les murs qui protégeaient la vigne ont disparu sous les épines. Le montant des travaux est estimé à 2 716 livres ! En 1747, une nouvelle expertise a lieu : les travaux n’ont pas été réalisés, les réparations sont estimés pour un montant de 4 898 livres.

acte de vente du papegault

Acte de vente du Papegault en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

           1732, le sieur Bouche pour 15 livres

           4 décembre 1743, bail à René Bessonneau.

            27 mai 1747, bail à Joseph Bouin.

            16 février 1765, bail à Joseph Boivin.

            8 juillet 1767, bail à Joseph Boivin.

            2 janvier 1768, bail à J.Besson.

            3 mai 1784, bail à Pierre Boisnault.

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue aux enchères  le 3 novembre 1791 au prix de départ de 8 465  livres. La mpropriétée est achetée pour 8 800 livres par Moreau et Loisillon qui acquièrent également la métairie voisine de la Richeraie.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

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La Richeraie

La Richeraie

Temporel de l'abbaye

métairie du richeraie

La Richeraie en 2006

plan de la richeraie en 1786

Situation de la Richeraie en 1786

Cette métairie était située à l’origine sur la paroisse de Savennières. Elle est aujourd’hui à l’ouest de la commune de la Possonnière. Elle faisait partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elle était louée à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des cinq métairies données par la famille de Brie, propriétaire du château de Serrant, à qui elles appartenaient. La propriété était nominative, cela signifie que chaque nouvel abbé devait racheter les droits sur la propriété à Serrant. Cette métairie a eu plusieurs noms : Montigné, L’Archeraie, la Richeraie. Voisine du lieu du Papegault, dont le nom fait aussi référence au tir à l’arc, elle était sans doute un terrain d’entraînement ou de tournoi des archers.

La ferme se composait en 1791 d’un bâtiment avec une chambre  avec cheminée au dessus de laquelle se trouve un grenier, d’une étable à bestiaux, une grange et une soue à cochons. Elle possède un petit pré, 1,3 hectares de vignes et 7 hectares de terres labourables. La ferme était située non-loin de l’étang de Grouteau sur lequel se trouvait un moulin à eau rattaché à la métairie, cité dans les échanges entre Auger de Brie, abbé de Saint Georges et Gilles de Brie, seigneur de Serrant en 1459

En 1720, elle fait l’objet d’une visite alors qu’elle nécessite déjà de nombreuses réparations.

Comme pour les autres métairies appartenant à l’abbaye, une expertise est réalisée en 1733 lors de la succession de l’abbé Caton de Court. Dans le logement, de lourds travaux de maçonnerie sont à réaliser notamment sur les pignons et le conduit de cheminée. La maison est envahit par le lierre et n’a plus de portes. Surtout la charpente et la couverture d’ardoise sont entièrement à refaire. La porcherie et le poulailler doivent être restaurés. La vigne est dans un pauvre état et doit être replantée. La facture est importante : 1221 livres.

En 1747, une nouvelle expertise a lieu : la charpente n’a pas été réparée mais le montant des réparations est revu à la baisse : 838 livres. Peut-être que quelques travaux ont été réalisés.

acte de vente de la richeraie en 1791

Acte de vente de la Richeraie en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

           1732 : Bonrallard pour 70 livres par an

             22 avril 1734, bail à René Bonnalet.

            18 décembre 1741, bail à René Bonnalet.

            4 janvier 1756, bail à Julien Lory.

            8 juillet 1767, bail à Julien Lory.

            10 janvier 1768, bail à J.Motte.

            3 mai 1784, bail à Pierre Boisnault.

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue aux enchères  le 3 novembre 1791 au prix de départ de 5 520 livres. La métairie est achetée pour 8 100 livres par Moreau et Loisillon qui acquièrent également le domaine voisin du Papegault.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Notice historique sur l’abbaye de Saint Georges, Lemesles

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La Chevallerie

La Chevallerie

Temporel de l'abbaye

métairie de la chevallerie en 2006

La Chevallerie en 2006

plan de la chevallerie en 1786

Situation de la Chevallerie en 1786

Cette métairie située au sud-est du bourg de Saint Georges sur Loire, faisait partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elle était louée à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des cinq métairies données par la famille de Brie, propriétaire du château de Serrant, à qui elles appartenaient. La propriété était nominative, cela signifie que chaque nouvel abbé devait racheter les droits sur la propriété à Serrant. Comme on le devine aisément, le nom de cette métairie est lié au cheval : élevage de chevaux, ou propriété d’un chevalier.

La ferme se composait en 1791 d’un bâtiment avec deux chambres dont une est dotée d’une cheminée et d’un four au dessus desquelles se trouve un grenier, d’une étable à bœufs, d’une étable à vaches et de plusieurs soues à cochons. Elle possède 6 hectares de prés et 21 hectares de terres labourables.

Comme pour les autres métairies appartenant à l’abbaye, une expertise est réalisée en 1733 lors de la succession de l’abbé Caton de Court. Dans le logement, les ouvertures doivent être refaite, les murs et la charpente consolidés et le four rénover. Dans les étables et les soues à cochons, les portes doivent être refaites et la couverture restaurée.

L’ensemble des travaux est évalué à 265 livres. En 1747, ce montant est revu à la hausse : les réparations sont estimées à 551 livres.

actes de vente de la métairie de la chevallerie en 1791

Acte de vente de la Chevallerie en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

  •  24 juillet 1688, René Legendre

  • En 1732, elle est louée pour 210 livres à la veuve Poullain.
  • 18 décembre 1741, bail à Charles Greffier, renouvelé le26 mai 1747 pour 240 livres puis le 3 novembre 1766, puis le 21 octobre 1771

  • 30 juillet 1776, bail à P. Chéné.
  • A la révolution, le métayer est Jean-Pierre Puny, aubergiste qui rachètera avec Pierre Gourdon la maison conventuelle de l’abbaye.

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue aux enchères  le 13 avril 1791 au prix de départ de 12 500 livres. Les propositions ne manquent pas pour cette métairie : quatre hommes se disputent la ferme. Le sieur Beraut, Richou, Sozeau et Parisot. Les enchères montent : Parisot qui avait échoué à acquérir le Grand Soucy quelques semaines auparavant, achète la Chevallerie pour 19 600 livres.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Notice historique sur l’abbaye de Saint Georges, Lemesles

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La Thibauderie

La Thibauderie

Temporel de l'abbaye

la thibauderie en 2006

La Thibauderie en 2006

plan de la thibauderie en 1786

Situation de la Thibauderie en 1786

Cette métairie située au sud du bourg de Saint Georges sur Loire, faisait partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elle était louée à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des douze métairies données par les seigneurs du Plessis-Macé à qui elles appartenaient. La Thibauderie, à l’origine, appartenait ou était louée à la famille Thibaud. La métairie est citée à partir de 1446.

La ferme se compose d’un bâtiment avec deux chambres dessus desquelles se trouve un grenier, d’une étable à bœufs, d’une étable à vaches, d’une grange avec une chambre, d’une soue à cochons et d’un apentis. Elle possède 4 hectares de prés et 28,5 hectares de terres labourables.

Au XVIIIème siècle, la métairie est rattachée à la mense conventuelle : cela signifie que les revenues qu’elle génère ne vont plus à l’abbé mais au chanoine.

dessin de la thibauderie en 1908
acte de vente de la métairie de la thibauderie en 1791

Acte de vente de la Thibauderie en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

  • 1732, Pierre Fourier maître de poste 

  • ensuite, René Sortant lui aussi maître de poste 

  • 17 novembre 1762, Pierre Brossais, confirmé en 1767 et le 16 mai 1777

  • 1778, décès de P.Brossais, le 27 décembre, Legeard reprend la métairie 

  • le 2 janvier 1779, A.Voisine signe un nouveau bail, et on le retrouve en 1791. 

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue aux enchères  le 17 mai 1791 au prix de départ de 10 500 livres. Joseph Pierre Péan, notaire et futur maire de Saint Georges sur Loire, en propose 12 000 livres. Le sieur Besnard surenchérit à 14 000 livres suivi par le sieur Berault qui offre 15 000 livres. Péan achète finalement la métairie à 15 700 livres. Il devient également propriétaire du logis abbatial, l’étang d’Arrouet et la closerie du Petit Arrouet.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Notice historique sur l’abbaye de Saint Georges, Lemesles

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La Salle

La Salle

Temporel de l'abbaye

métairie de la salle en 2006

La Salle en 2006

plan de la salle en 1786

Situation de la Salle en 1786

Cette métairie située à la sortie est du bourg de Saint Georges sur Loire, faisait partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elle était louée à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des douze métairies données par les seigneurs du Plessis-Macé à qui elles appartenaient. Le mot salle désignait autrefois une maison fortifiée ou tout au moins une maison avec une grande pièce principale.

La métairie de la Salle, tout comme le fief de la Salle ont toujours relevé du fief de Bellenoé. Le fief de Bellenoé relevait du fief de Linières (Saint-Jean-de-Linières) qui lui même relevait du Plessis-Macé. La métairie est citée régulièrement dans les documents relatifs aux biens de l’abbaye à partir de 1331.

La ferme se compose d’un bâtiment avec deux chambres dont une est dotée d’une cheminée et d’un four au dessus desquelles se trouve un grenier, d’une étable à bœufs, d’une étable à vaches et à moutons, de trois soues à cochons et d’enclos. Elle possède 5,6 hectares de prés et 23,7 hectares de terres labourables.

On trouve à la Salle une chapelle dédiée à Saint Symphorien et à Saint Séréné, fondée le 23 avril 1509 par l’abbé Louis Samson et dotée de huit messes annuelles en 1554 par Julien de la Barre. La chapelle est en ruine au XVIIIème siècle. Il ne reste qu’une statue de Saint Séréné encastrée dans l’angle du mur de la ferme. La statue est maintenant connue sous le nom de Saint René.

On trouve également à la Salle un étang : celui-ci a été coupé en deux par une chaussée qu’on a élevé au milieu pour le passage du grand chemin royal de Nantes à Angers en 1762. Pour la construction, des trous ont été creusé et l’étang est en mauvais état, les travaux pour le restaurer coûterait plus cher que ce qu’il pourrait dégager comme profit.

Le moulin de la Salle situé à l’ouest de l’étang appartient, lui, au seigneur de Bellèvre.

En 1715, la métairie est rattachée à la mense conventuelle : cela signifie que les revenues qu’elle génère ne vont plus à l’abbé mais au chanoine.

statue de saint séréné à la métairie de la salle

Staute de Saint Séréné dans un mur de la métairie de la Salle

Acte de vente de la Grande Lande en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

  • le 6 mars 1672, A.Dupont 

  • 24 juillet 1688, François Martin 

  • en 1732, bail à moitié avec J.Melant 

  • le 28 mars 1754, bail à moitié avec L.le Boiteux 

  • et en 1767, bail à moitié avec C.Greffier, renouvelé en 1771 pour 330 livres 

  • Chalain en 1783 pour 500 livres.

  • Jacques Rouesnard est fermier en 1791

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue aux enchères  le 20 juin 1791 au prix de départ de 12 000 livres. Joseph Grandmaison en propose 14 000 livres mais Pierre Gourdon, aubergiste et désormais substitut du juge de Paix surenchérit à 16 000 livres. Le sieur Legrar en offre 17 000. Joseph Grandmaison augmente son offre à 18 000 livres mais le sieur Granger, chirurgien, en propose désormais 18 600 livres. Grandmaison acquiert finalement la métairie pour 20 000 livres.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Notice historique sur l’abbaye de Saint Georges, Lemesles

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La Grande Lande

La Grande Lande

Temporel de l'abbaye

la grande lande en 2006

La Grande Lande en 2006

plan de la grande lande en 1786

Situation de la Grande Lande en 1786

Cette métairie située au sud est du bourg de Saint Georges sur Loire, faisait partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elle était louée à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des douze métairies données par les seigneurs du Plessis-Macé à qui elles appartenaient. A la Lande, poussaient, sans doute, bruyère,brande, ajoncs, toutes plantes poussant dans les landes. La métairie est citée régulièrement dans les documents relatifs aux biens de l’abbaye à compter de 1446.

La ferme se compose d’un bâtiment avec deux chambres dont une est dotée d’une cheminée et d’un four au dessus desquelles se trouve un grenier, d’une étable à bœufs, d’une étable à vaches, d’une soue à cochons et d’enclos. Elle possède 5,6 hectares de prés et 25 hectares de terres labourables.

En 1781, la métairie est rattachée à la mense conventuelle, cela signifie qu’elle ne rapporte plus d’argent à l’abbé mais aux chanoines.

Acte de vente de la Grande Lande en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

  • le 24 juillet 1688, Mathurin Boisard 

  • le 22 novembre 1723, C.Bazantaire

  • les 30 décembre 1726, en 1732, P.Noulleau 

  • le 7 avril 1753 jusqu’au 1er octobre 1765, J.Avrillon 

  • du 28 aout 1758 au 12 octobre 1781, P.Vallin 

  • et jusqu’en 1792, sa veuve.

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue aux enchères  le3 mars 1791 au prix de départ de 14 000 livres. Le sieur Poitrar en propose 20 000 livres suivi par le sieur Brault qui en donne 20 600. Jean-Jacques Greneron Ternant, notaire à Saint Georges qui deviendra maire de Saint Georges queqlues mois plus tard, surenchérit à 23 000 livres. Mais le sieur Brault augmente aussi son offre : il offre désormais 24 700 livres. La métairie est finalement acheté par Grénéron Ternant pour la somme de 24 800 livres.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Notice historique sur l’abbaye de Saint Georges, Lemesles

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Le temporel

Le temporel de l'abbaye

Le temporel désigne l’ensemble des biens appartenant à l’abbaye et notamment les propriétés générant des revenus. A sa création, les seigneurs féodaux ont en effet offerts des terres, des bois et des fermes que l’abbaye louait et qui généraient les principaux revenus de l’abbé et des chanoines. Au fil du temps, on vit se distinguer la mense abbatiale qui correspondait aux propriétés et revenus de l’abbé de la mense conventuelle qui était les biens mis en commun par les chanoines.

carte de saint georges sur loire avec les métairies du temporel de l'abbaye

L’emplacement des métairies du temporel de l’abbaye

A la création de l’abbaye, vers 1150, les revenus des propriétés étaient gérés par l’abbé pour le bien de toute la communauté. Il était seul responsable de ces revenus. Les seigneurs du Plessis, fondateurs de l’abbaye, offrirent des métairies. Ils furent suivis par la famille de Brie, seigneurs du château de Serrant.

Ainsi Barthélémy ROGER, moine de l’abbaye mort en 1694, explique dans son histoire de l’Anjou : «  le seigneur du Plessis-Macé fonda et fit bâtir pour les chanoines réguliers de l’ordre de Saint Augustin au bourg de Saint-Georges, auprès et dedans l’église paroissiale de ce lieu, laquelle est bien plus ancienne que l’abbaye. Ce seigneur du Plessis-Macé donna l’emplacement des maisons et jardins de la même abbaye, laquelle il fit bâtir assez magnifiquement pour ce siècle là, et y donna douze belles métairies qui sont aux environs et tout proche. Les seigneurs de Montjean et Bécon, et les seigneurs de Candé y ont donné de beaux bois de haute futaie, domaines et fiefs ; un seigneur du nom de Champchevrier, plusieurs rentes et dîmes vers Loudun. Les sieurs de Brie, seigneurs de Serrant, y ont aussi donné des biens »

La plupart de ces fermes sont encore aujourd’hui identifiables mais des documents du XVIème et du XVIIème siècle font apparaître six propriétés qui ont disparues au cours du temps : La Bonneterie, La Comterie, Le Petit Graverolle, La closerie de la Poupelaudière, La closerie Sainte Anne et une maison abbatiale à Angers. 

L’abbaye de Saint Georges sur Loire possédait également des prieurés-cures, c’est-à-dire des paroisses rattachées à l’abbaye. Un prieur issu de la communauté religieuse y gérait les revenus de la chapelle et de ses terres au nom de l’abbé et assurait également la fonction de curé.

Les douze métairies données par les seigneurs du Plessis-Macé

Les cinq métairies offertes par la famille de Brie, du château de Serrant

Autres métairies

Les prieurés-cures

Avant même la fondation de l’abbaye en 1151, il existait à Saint Georges sur Loire une paroisse. A la création de l’abbaye, le curé Herbert intégra la communauté religieuse et devint le premier abbé. Par la suite les abbés conservèrent comme lui la cure avant de se décharger de cette fonction sur le sacristain, appelé curé-sacriste. Des biens étaient associés à cette fonction, achetés par les curés successifs et transmis comme source de revenu.

Les biens de la cure

Avec le temps, certains chanoines entreprirent de posséder des revenus propres, voire même de vivre en marge de l’abbaye dans des logements particuliers. On voit apparaître des « offices claustraux » qui rapportent des rentes avec des titres : prieur, segrétain, sous-sacriste, chantrerie… Ces nouvelles situations furent même « légalisées » par l’évêque d’Angers. Chaque office est doté de propriétés  : champs, terres, vignes, maisons qui sont loués à des fermiers. Les chanoines célèbrent aussi des offices dans des chapelles claustrales. Ces différentes sources leur assure un revenu.

Chapelles claustrales

Portrait de Jacques adhémar

Jacques Adhémar de Grignan

En 1534, l’abbaye de Saint Georges sur Loire tombe en commende : l’abbé n’est plus élu parmi les chanoines mais nommé par le Roi et le Pape. Il reçoit tous les revenus de l’abbaye et gère les biens, souvent sans jamais venir dans l’abbaye. Il nomme alors un Prieur, un des chanoines qui doit gérer les biens de l’abbaye à sa place.

Avec cette nouvelle organisation, les chanoines ont bien dû mal à obtenir de l’abbé ne serait-ce que les investissements nécessaires aux travaux d’entretien de l’abbaye. Il en va de même pour les fermiers, locataires qui voient leur métairies tomber petit à petit en ruine. Les chanoines acquièrent alors des biens de manière collective au nom du « Petit Couvent« , afin de constituer une mense conventuelle, c’est-à-dire un revenu pour subvenir à leurs besoins 

Quand Jacques Adhémar de Grignan inscrit l’abbaye dans la réforme de Saint Geneviève en 1658, les chanoines consentent à réunir leurs revenus à la mense conventuelle, c’est-à-dire aux revenus du couvent. En clair, cela voulait dire que les  prieurs, curés, sous sacristes ou chantres devaient abandonner leurs ressources personnelles, et les remettre dans « le pot commun », la mense conventuelle de l’abbaye. Les chanoines augmentent leur patrimoine dès lors. Certains biens sont même transférés de la mense abbatiale à la mense conventuelle comme le Petit-Saint-Georges, le Petit-Vaurichard, la Thiellerie : ces métairies ne rapportent plus de revenu à l’abbé mais désormais aux chanoines.

Au début du XVIIIème siècle, l’abbé Jean-Louis Caton de Court est dans une situation financière catastrophique : la construction du nouveau logis abbatial l’a ruiné. Il est contraint de vendre ses biens. Une expertise des propriétés de l’abbaye est faite. L’abbé perçoit 5 441 livres de rente mais doit couvrir 5 286 livres de charges : il reste bien peu pour couvrir les travaux nécessaires dans les métairies, estimés à 15 000 livres lorsque Nicolas de Bautru de Vaubrun prend sa suite en 1733. Ce dernier ne doit pas davantage effectuer les réparations car à sa mort, le montant estimé des frais s’élève à 30 000 livres. En raison de ces dettes, les chanoines mèneront sa sœur, la duchesse d’Estrée, en procès, ce qui sera probablement une des causes de la vente du château de Serrant à Antoine Walsh.

En 1748, le nouvel abbé, Yriex de Beaupoil de Saint Aulaire, sans doute au courant, par l’expertise, de l’étendue des dettes de son prédécesseur, signe une procuration au prieur, le chargeant de tout gérer, les deux menses, abbatiale et conventuelle, moyennant une rente annuelle de 250 livres. A cette période, celui-ci cumule également le titre de curé, ce qui lui assure un revenu confortable.

Une ordonnance de Jean de Vaugirault, évêque d’Angers, en date du 13 novembre 1752, ordonne la réunion des revenus de trois prieurés à la mense conventuelle de l’abbaye. Il s’agit du prieuré de l’Epinay, possédant la closerie du même nom et la métairie de la Chetarderie, le prieuré du Jaulnay, possédant métairie et closerie du même nom et la métairie des Patisseaux et le prieuré des Chenambault. Ils viennent s’ajouter aux chapelles qui sont déjà rattachées à l’abbaye : la chapelle de la Salle, la chapelle de Cotton, la chapelle des Fougerez et la chapelle des Hautes-Brosses. En 1753, d’après les déclarations de Raimond Revoire, prieur de l’abbaye, les revenus de la manse conventuelle sont, avec ces nouveaux apports, de 6372 livres et les charges de 2809 livres. Il reste donc pour la vie des six chanoines présents, 3563 livres.

acte de vente du petit batonnet en 1791

Acte de vente à la Révolution du Petit Batonnet

La mense conventuelle

En 1766, Luc de Salles devient abbé et ordonne une expertise sur les biens de l’abbaye. En 1767, Raimond Revoire réalise ainsi un recensement de tous les biens de l’abbaye de Saint Georges sur Loire. Ce document commence par une description générale du fonctionnement économique de notre abbaye : « Mrs les abbés ont toujours joui des biens de l’abbaye ; les religieux avant le partage de 1715 n’étaient que leurs pensionnaires. Ces derniers avant la réforme vivaient en leur particulier, avaient chacun leur domicile, et même jouissaient des biens de leur patrimoine. Ils étaient en outre pourvus de différents offices et chapelles claustrales, auxquelles étaient attachés un petit revenu dont ils jouissaient comme titulaires, prenant possession d’icelles sur provisions concédées par Mrs les abbés ou sur des visas accordés par les évêques d’Angers dans les cas ou les offices et chapelles leur étaient résignées en cour de Rome. » En 1767, Raimond Revoire constate que la réunion des offices claustraux et de la mense conventuelle n’a pas encore été faite et que les chanoines continuent de recevoir des revenus propres pour les fonctions qu’ils occupent.

Les revenus de l’abbaye s’élèvent alors à plus de 7 000 livres et les charges à hauteur de 1 135 livres laissent un revenu confortable aux chanoines de près de 6 000 livres ! D’autant plus que les travaux n’ont pas ou peu été réalisés dans les métairies… L’abbé Luc de Salles, souhaitant toucher l’argent qu’il estime devoir lui revenir, va conduire les chanoines dans un long procès.

C’est dans ce contexte qu’arrive la Révolution : les biens du clergé sont nationalisés et vendus aux enchères en 1791.Une grande partie des métairies est achetée par de grands propriétaires au détriment des fermiers qui restent locataires des terres qu’ils exploitent. La famille Heurtelou notamment étend un vaste domaine du nord-ouest au sud-ouest du bourg. Les notables tels Péan, Gourdon ou encore Grénéron Ternant  se partagent les terres du bourg mais également l‘étang d’Arrouët, la maison conventuelle et le logis abbatial. On voit également certains prieurs-curés comme Panay de Champotier acquérir le prieuré dans lequel ils exerçaient .

Quelques repères au XVIIIème siècle :

Un kilo de beurre valait 1 livre

Un cochon gras valait 69 livres

100 L d’avoine valait moins de 5 livres.

100 L de blé valait entre 10 et 12 livres.

Sources :

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

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Le Grand et le Petit Arrouet

Le Grand et le Petit Arrouet

Temporel de l'abbaye

le grand arrouet en 2006

Le Grand Arrouet en 2006

plan du petit Arrouet en 1746

Situation du Petit Arrouet en 1746

Cette métairie et cette closerie étaient situées à la sortie nord du bourg de Saint Georges sur Loire, non loin de l’étang d’Arrouet. Elles faisaient partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elles étaient louées à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des douze métairies données par les seigneurs du Plessis-Macé à qui elles appartenaient. Le nom de ces deux fermes provient du mot rouet. Le rouet est la roue dentée d’un moulin qui transmet la force hydraulique à l’axe vertical. Il y avait un moulin sur l’étang d’Arouet.

La métairie est citée régulièrement à partir de 1446. Elle était constituée de deux chambres basses avec greniers, de deux étables (une pour les boeufs et l’autre pour les vaches), d’une grange, d’une soue à cochon et d’un cellier avec 3,6 hectares de prés et 19 hectares de terres labourables.

La closerie d’Arrouet a, elle, complètement disparue. Elle était adossée à la levée de l’étang. Le logement comprend deux chambres basses avec grenier et est entouré d’un pré d’un peu plus d’un hectare sur lequel on trouve une étable.

plan de la métairie du grand arrouet et de nisvelle en 1746

Plan du Grand Arrouet en 1746 (ADML)

acte de vente de la closerie du Petit Arrouet en 1791

Acte de vente du Petit Arrouet en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

  • 1689 : Jacque Thiery
  • 1732 : la veuve Bédruneau qui sous-loue aux héritiers de Jacques Pasquer
  • du 28 mai 1770 au 17 novembre 1784 : J. Legeard

  • du 17 novembre 1784 à 1791 : R. Baumard

Nous connaissons également quelques fermiers de la closerie : Goujon en 1732, et P.Esnault qui signa deux baux, le 14 octobre 1773 et le 20 mai 1778. Ce-dernier était garde chasse de l’abbaye.

En 1791, suite à la Révolution, la métairie et la closerie sont nationalisées comme tous les biens du clergé et vendues aux enchères.  La métairie du Grand Arrouet est mise à prix 8 500 livres le 17 mai 1791. Joseph Pierre Péan en propose 10 000 livres. Pierre Gourdon surenchérit à 12 000 livres. Les deux hommes sont très intéressés par ces terres proches du bourg. Le premier, notaire et futur maire de Saint Georges sur Loire, vient d’acheter le logis abbatial et l’étang d’Arrouet. L’autre est aubergiste et achètera quelques mois plus tard la maison conventuelle de l’abbaye. Le sieur Beuchère surenchérit à 14 000 livres. C’est finalement Louis Fournier, fermier et maitre-poste, qui achète la métairie pour 15 000 livres. Joseph Pierre Péan achète la métairie de la Thibauderie ce même jour.

La closerie duPetit Arrouet est mise en vente 650 livres le 12 novembre 1791. Le sieur Delaunay en propose 2 000 livres. Joseph Pierre Péan surenchérit à 2 900 livres et achète la closerie.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier