Saint Georges Patrimoine

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Le logis abbatial

Le logis abbatial

carte postale du logis abbatial au début du XXème

Le logis abbatial au début du XXème siècle

dessin du logis abbatial au XVIIème

Les jardins du logis abbatial dessinés par Gaignère au XVIIIème siècle

Situé sur l’actuelle place de l’église, le logis abbatial (ou palais) fut la demeure des abbés.

Sa construction a suivi celle du bâtiment conventuel, à la fin du XVIIe siècle. Il fut commandé par Jean-Louis Caton de Court, abbé fastueux de l’abbaye de Saint-Georges en 1695, qui décida la construction d’un nouveau palais abbatial.

Les abbés disposaient déjà d’un logis : adossé au réfectoire des moines, le bâtiment est aujourd’hui à gauche et perpendiculaire au palais abbatial. On ne connait pas la date de sa construction mais une cheminée monumentale avec pilastres cannelés, oves et griffes, typique  de la Renaissance y était installée. Celle-ci est aujourd’hui au musée Saint-Jean d’Angers. La demeure ne convient pas à Caton de Court qui souhaite bénéficier d’un logement plus fastueux ! Il commande donc un nouveau logis à Sébastien Simonneau, l’architecte qui vient alors de terminer les travaux de maison conventuelle de l’abbaye et qui a construit la chapelle du château de Serrant.

L’abbé se ruina dans cette construction, achevée en 1699. Il avait utilisé les 21 000 livres que Jean-Baptiste Lully son prédécesseur lui avait laissé afin de réparer les possessions de l’abbaye, pour la construction de son palais. L’abbé Jean-Louis Caton de Court, démuni, avait imaginé une loterie pour achever le paiement des travaux de son palais. Les lots étaient constitués par son mobilier et ses bijoux. Cette opération jugée frauduleuse par la justice royale et ajoutée aux malversations précédemment évoquées, lui valut une expulsion de Saint-Georges. Nommé d’abord à l’Abbaye de Saint Serge d’Angers, il se réfugia ensuite chez son frère à Gournay en Normandie. Au cours d’une promenade, il fut piétiné par un taureau.

Le logis abbatial constitue avec l’Abbaye, un ensemble harmonieux, fait d’équilibre, de symétrie, d’élégance, dans le style de l’architecte Mansart, précurseur de l’architecture classique en France. La porte principale est surmontée d’une frise et d’un cadran solaire effacé par le temps.

A la Révolution, le logis abbatial est nationalisé et vendu à Pierre Péan,notaire et maire de Saint Georges, en 1791. En 1824, la construction de la nouvelle église va amputer de moitié la cour d’entrée du logis abbatial.

En 1908, la famille Durand-Guitton acquiert la propriété. Lors de la seconde guerre mondiale, la maison est occupée par l’Etat Major Allemand. Le logis est laissé très détérioré. Bernard Guitton maire de Saint Georges de 1967 à 1989, entreprend des premiers travaux de restauration que poursuivra son fils Gilles Guitton qui hérite de la propriété en 2005. Un aménagement des jardins est alors lancé.

Le logis abbatial est aujourd’hui une propriété privée.

jardins du logis abbatial

Les jardins du logis abbatial aujourd’hui

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Le Petit Serrant

Le Petit Serrant

Photographie du petit Serrant

Située sur l’ancienne place du champ de foire, l’actuelle place Monprofit, cette maison passa dans les mains de nombreux propriétaires et abrita des activités diverses, passant tour à tour d’auberge à caserne de gendarmerie !

Autrefois, cette maison portait le nom de « Corne de Cerf ». On trouve cette référence dans le document « fief de la ville » aux archives municipales et dans des documents du château de Serrant datant de 1748.

On trouve la première référence à « Corne de Cerf » dans le censif du fief de l’abbaye de 1506 à 1508, liasse 1022 du chartrier de Serrant. En 1547, le propriétaire est Jean Jacquelin.

La première description du domaine du Petit Serrant date de 1692. C’est une expertise contenue dans la liasse 1027 du chartrier de Serrant. La propriété à l’entrée est de Saint Georges est importante : la maison principale, deux petites maisons, cave, écuries, boulangerie, fours , appentis, jardins et cours. Ajoutons à cela deux métairies : la Guimeslière et le Grand Batonnet. La propriétaire est Mademoiselle Chase Gravé. Ce qui surprend, c’est que dans un acte de décès de Jean Cerisier du 10 octobre 1682, cet homme est décédé « dans l’hôpital du Petit Serrant ». Le mot hôpital possède un sens différent de celui actuel : maison d’hospitalité, c’est-à-dire accueil des gens de passage.

Le Petit Serrant est resté dans la famille Gravé jusqu’en 1741, où René Gravé chevalier de la Roche de Boistravers vend à Mathurin Tassin, notaire Sourciller. Dans un bail de location d’une petite maison du domaine, daté du 22 juillet 1743, M.Tassin est dénommé « maître boulanger et hosbergiste », ce qui veut dire que la maison est transformée en auberge ; le notaire est Jacques Greneron-Ternant, père de Jean-Jacques Greneron Ternant, deuxième maire de Saint Georges. Plus tard elle sera nommée la « Boule d’Or ».

La propriété va changer de propriétaire de nombreuses fois à compter du  XVIIIe  siècle passant notamment dans les mains de Sophie Walsh, fille d’Antoine Walsh de Serrant.

En 1845, l’ensemble est loué au département de Maine et Loire pour le casernement de la brigade de gendarmerie à cheval. La maison est alors modifiée et on crée une cellule à l’étage avant d’être de nouveau vendue en 1849.

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La Maison du Pilochet

La Maison du Pilochet

Photographie de la maison du pilochet

Situé aujourd’hui au carrefour de la rue des Lauriers et de la rue des Parements, au XVème le Pilochet était d’abord un quartier. Dans les années 1434 à 1438, on ne compte pas moins de cinq maisons au Pilochet. L’une d’elles subsiste aujourd’hui, celle que possédait un dénommé Georges Quatre Boeuf en 1434.
Un chanoine Julien de la Barre ou de la Braze l’avait achetée à un dénommé Roirot, moyennant une rente annuelle de 25 sols. Le 13 avril 1554, il donna cette maison à la chapelle de la Salle dont elle resta la propriété et celle de l’Abbaye, jusqu’à la révolution. Le 18 mai 1791, elle fut vendue à Jacques Puizot pour 1425 livres.

La première description cohérente de cette maison date de 1703 :
« Est une maison située dans le bourg, toute seule sur le chemin de la grande porte de l’aire de l’abbaye, à aller dans le chemin du pavement ; il y a une petite porte de tuffeau ronde, une petite cour, la chambre basse à cheminée et à four, une antichambre, un escalier et puis, on monte par ce même degré dans le grenier qui n’est point carrelé. Il y a un petit jardin à main droite en entrant, enclos de muraille d’un côté du chemin. Elle a son usage du puits qui est au milieu des jardins de plusieurs particuliers. Elle relève du fief de l’abbaye à 18 deniers de cens. »

Elle conserve aujourd’hui son agencement, en particulier son escalier. Elle avait sur le haut de ses pignons des rondelis. Suite aux restaurations successives, ces éléments architecturaux ont disparu.

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La Loire et la Vallée

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Marguerite Besnard

Marguerite Besnard

1919-2010

Photographie de MArguerite Besnard
les carnets de MArguerite Besnard

Les cahiers de Marguerite Besnard où elle consignait les prénoms des enfants qu’elle avait mis au monde.

Née le 14 novembre 1919 à La Pouëze au nord-ouest du département de Maine et Loire, Marguerite Ronflé choisit de devenir sage-femme comme sa grande sœur. Après des études à l’hôpital d’Angers ; elle obtient son diplôme d’Etat et vient s’installer à Saint Georges pour exercer en 1945.

C’est à bicyclette qu’elle va d’abord arpenter la campagne et les bourgs avant d’acquérir en 1946 une automobile afin de se rendre plus rapidement auprès des futures mamans.

Elle épouse en 1947 Yves Besnard, artisan charcutier mais Marguerite Besnard reste fidèle à son métier, quittant très souvent sa famille en pleine nuit ou plein repas pour répondre aux demandes.

A partir du milieu des années 60, les femmes n’accouchent plus guère à domicile. Marguerite Besnard continuera d’exercer son métier à la maternité de Chalonnes et à la clinique Saint Jean d’Angers, jusqu’en 1981.

Au total, Marguerite Besnard mettra au monde plus de 2500 enfants dont elle consignera, toute sa vie, les prénoms dans des cahiers. Elle prendra sa retraite en 1984.

Marguerite Besnard sera également conseillère municipale durant 6 ans, siégeant à la commission des œuvres sociales.

Marguerite Besnard est décédé le 12 janvier 2010 à l’hôpital local de Saint Georges.

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La boule de sable

La boule de sable

Hommes jouant à la boule de sable
Un homme lançant une boule de sable

La boule de sable se joue uniquement dans un territoire restreint allant de Varades et Saint Florent à l’ouest, à Saint Georges et Chalonnes à l’est. La tradition dit que ce sont les mariniers qui, faisant escale le long de la Loire, ont commencé à jouer avec des boules en bois.

La boule pèse entre 1,5 kg et 2,3 kg, pour un diamètre compris entre 14,5 cm à 16,5 cm. Elle est tournée en bois de chêne vert, et comporte un trou. On y place le pouce pour mieux maintenir la boule lors du lancer. Elle n’a pas de cercle métallique comme sa sœur du jeu de Fort, et craint donc de se fendre, aussi doit-elle rester immergée dans l’eau en permanence en dehors de ces moments de jeu. Le lancer de la boule est fondamentalement différent de celui de la boule de fort et de la pétanque. Le maître, équivalent du cochonnet dans d’autres jeux, a un diamètre variant de 13,5 à 15,5 cm.

Le terrain fait 13,5 mètres de long et 2,5 mètres de large avec trois parties. Ce sont deux bacs de 4,50 m de longueur et de 2,50 m de largeur implantés face à face et distants de 5m, remplis de sable de Loire.

Les joueurs se tiennent debout dans un bac et lancent les boules dans l’autre. Comme dans le jeu de Fort ou dans la pétanque, le but est d’approcher le plus près possible du maître. Les équipes sont de 2 ou 3 joueurs. Les parties se disputent en 11 ou 15 points. Les règles sont édictées par une ligue appelée : Oscar. Des concours sont organisés entre les sociétés où la boule de sable se joue essentiellement de nos jours.

Les jeux ont commencé à se développer sur les grèves avec une apogée entre les deux guerres mondiales : chaque café possède alors son jeu. C’est une véritable vie locale qui se construit alors autour de la pratique du jeu. En 1878 se crée la société de la Paix. Les amis réunis du Port Girault, créé en 1930, la Salle et la Fraternité suivront.

La boule de sable est toujours pratiquée à Saint Georges aux « Amis réunis » du Port Girault, à la société de « la Paix » et à la société de « la Salle ».

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portraits

Stani Nitkowski

Stani Nitkowski

1949-2001

Portrait de Stani Nitkowski
Photographie de Stani Nitkowski devant une de ses toiles

René Nitkowski nait à la Pouëze en 1949 d’un père mineur polonais et d’une mère pouézienne et couturière. A 23 ans, atteint de myopathie, celui que ses amis appelle Stani se retrouve en fauteuil roulant. Il commence à peindre.

Son œuvre tourmentée est influencée par ses amis : d’abord, Robert Tatin, peintre et sculpteur mayennais, représentant de l’art naïf, qui va l’aider à exposer à Angers pour la première fois en 1974 et qui le fera abandonner l’abstraction gestuelle pour une œuvre plus figurative, et d’autre part Jean Dubuffet, artiste contemporain, théoricien de l’art brut, qui lui ouvrira les portes de la galerie L’œil de bœuf de Cérès Franco à Paris en 1982. Il travaillera ensuite avec la galerie Vanuxem. Outre ses tableaux, Stani Nitkowski réalisa de nombreux dessins à la plume et à l’encre de Chine.

Stani Nitkowski s’installe à Saint Georges en 1976. Il fait don la même année d’un chemin de croix à l’église. Il quittera la commune pour s’installer à Angers durant les dernières années de sa vie.

Suite au décès de son fils, Stani Nitkowski se suicide le 2 avril 2001.

En 2006, la commune expose des lettres et des oeuvres de l’artiste prêtées par son épouse à l’occasion de l’exposition d’art contemporain ImpArt-ExpArt.

Son chemin de croix est toujours exposé dans l’église.

Tableau du chemin de croix de Stani Nitkowski

Jésus charge sa croix, chemin de Croix exposé dans l’église.

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Le moulin de la Salle

Le moulin de la Salle

Carte postale du moulin de la salle

Situé à l’entrée ouest de la commune, au lieu-dit de la Salle, le moulin-tour date du XVIIIème siècle. C’est probablement le troisième moulin édifié sur ce tertre.

La première mention d’un moulin sur ce site date de 1582. Louis de Rohan, seigneur de Bellenoue reconnaît par un aveu, c’est-à-dire un acte juridique, l’abbaye de Saint-Georges propriétaire d’un moulin à chandelier présent sur le tertre de la Salle. Le chandelier ou pivot est le type de moulin le plus ancien que l’on connaisse. Celui-ci resta en fonction jusqu’au XVIIème. A cette époque, délabré, il fut remplacé par une seconde construction.

moulin à pivot

Moulin à pivot

Le 6 septembre 1701, un acte notarié indique qu’un nouveau moulin à chandelier est construit sur le tertre par René Chenon. Le moulin est vendu à Jean Fournier en 1748. Mais sur le plan de la commune de 1762, on reconnaît nettement un moulin-tour comme on peut le voir encore aujourd’hui. Il s’agit donc là d’une troisième construction. Un autre moulin fut construit à l’emplacement de l’ancienne gendarmerie, aujourd’hui une résidence, sur la même butte. Il fut détruit par un incendie en 1870.

Le moulin de la Salle avait des ailes d’une volée de 14,4 mètre chacune (2 fois 7,2 mètres). Elles étaient équipées du système Berton qui permettait de régler la voilure en planchettes. Son diamètre extérieur est de 6 mètres avec des murs d’une épaisseur d’un mètre.

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Les fêtes religieuses au début du XXème siècle

Fêtes religieuses dans la première moitié du XXème siècle

Photographie d'un autel au début du XXème

Lors des fêtes religieuses, des processions défilaient dans le village.

Célébration du mois de Marie  était une fête religieuse très populaire, en l’honneur  de la Vierge. Au mois de mai, les habitants d’un hameau se réunissaient chez l’un d’entre eux, en présence du curé. La famille qui recevait avait préparé un autel, décoré avec soin, devant lequel étaient entonnés des chants religieux et récités des chapelets. La fin de la soirée se poursuivait en conversations, très profanes, celles  là.

Carte postale d'une procession en 1916

La Fête de Jeanne d’Arc avait lieu le deuxième dimanche de Mai. On célébrait avec des défilés, des chars fleuris, une retraite aux flambeaux, et beaucoup de ferveur, à la fois Jeanne la guerrière qui avait vaincu l’ennemi, et la catholique que l’Eglise romaine avait reconnue comme sainte en 1920.

Carte postale d'une procession dans le bourg en 1916
L'installation du calvaire sur la place monprofit

Les processions de la Fête-Dieu : la procession partait de l’église, empruntait la rue Nationale, la rue de Chalonnes et la rue Tuboeuf, pour atteindre le reposoir situé devant le calvaire, près de la route d’Angers. Les façades des maisons étaient drapées de tentures, ornées de fleurs naturelles, ou de  fleurs artificielles fabriquées avec du crépon, ainsi que de guirlandes de lierre, de houx ou de lauriers.

Sur le sol de la chaussée, un chemin de fleurs était aménagé par les habitants du bourg, décoré aussi par des motifs créés avec de la sciure colorée.

En tête de la procession, derrière la croix et les bannières, venaient les enfants des écoles privées, dont certains, costumés, figuraient les saints et les saintes les plus populaires. Suivaient les communiants et les communiantes en robe blanche, de l’année, l’harmonie Saint Stanislas, et les chanteuses. Le dais protégeant le prêtre tenant l’ostensoir, était précédé d’une vingtaine d’enfants tenant soit une corbeille de fleurs, soit un encensoir.

 

Semaine avant Pâques. Pour le « jeudi saint » il était d’usage que les bouchers présentent, à leur étal, les animaux abattus et préparés, mais pas encore dépecés, dont la viande devait être vendue pour la fête de Pâques. En grand secret, ils préparaient un décor de verdure, de fleurs, de lumières, de bassins et cascades, dans lequel ils suspendaient les carcasses enrubannées de bœuf, de veau, de mouton, pour la plus grande joie des gens qui se pressaient devant les vitrines, à la sortie de la cérémonie religieuse du lavement des pieds, le soir du « jeudi saint »