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Saint Georges Patrimoine

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La Nouvelle Abbaye

La Nouvelle Abbaye

1626-1705 Le Grand Siècle

abbaye 1692
Inscription datant 1691 sur le pignon ouest de l'abbaye

Inscription marquant la fin de la construction de la maison conventuelle en 1691 sur le pignon est

Ce siècle va voir une modification importante de Saint Georges sur Loire. A la fin du XVIIe, la physionomie du bourg telle que nous la connaissons va apparaître. Les constructions vont se multiplier tant à l’abbaye que dans les châteaux.

Les premières décennies du XVIIe siècle furent marquées par des disettes importantes et deux grandes épidémies, aggravées par une absence totale d’hygiène et d’eau potable. La peste frappa en 1626 avec 33 morts pour le seul mois d’octobre. La dysenterie survint en 1639 et entraîna 188 décès.

Le village poursuivit tout de même son développement : en 1637 par décision royale, trois foires et un marché hebdomadaire furent créés.

Après la mise en commende (usufruit d’une abbaye accordée par le pape) de l’abbaye, la décadence des mœurs monacales s’accentua. La réforme de Sainte-Geneviève en 1658, devait remettre de l’ordre dans la vie des chanoines, mais entraîna seulement la reconstruction du bâtiment. De nombreux architectes, maçons et sculpteurs angevins travaillèrent à la reconstruction de l’abbaye, mais aussi du Château de Serrant et de l’Épinay. Maurice Cellier dit « la Cave », maître maçon, commença les travaux, mais mourut avant leur achèvement, en 1684. Les chanoines gravèrent cette date sur le linteau de la porte d’honneur, au sud, côté terrasse.

Sébastien Simmoneau, Maître maçon termina l’ouvrage en 1691.

En 1695, Jean Louis Caton de Court devient abbé de Saint Georges. Il décide la construction d’un nouveau logis abbatial, réalisé également par Sébastien Simmoneau.

L’église est également agrandie à la fin du XVIIe siècle.

En 1636, un riche bourgeois angevin, Guillaume II Bautru acheta le château de Serrant, qu’il se mit aussitôt à agrandir et à embellir, imité par les autres châtelains de l’Épinay et de Chevigné.

A la même période, Jean Racine, le célèbre dramaturge, se pare du titre de « Prieur de l’Epinay ». Son oncle, l’abbé Antoine Sconin lui céda le bénéfice du prieuré de l’Epinay. Mais l’évêque d’Angers lui préféra un religieux, Valéran Leferron. Il s’ensuivit un long procès que le jeune auteur perdit. Racine tira de l’expérience la seule comédie de son œuvre : Les Plaideurs.

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À cette période

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Un renouveau architectural

Un renouveau Architectural

1540 - 1620 Renaissance

trace du cloitre

Traces des voutes du cloitres sur le réfectoire des moines

Cheminée du réfectoire des moines

Cheminée du réfectoire des moines

Au XVIe siècle, les abbés successifs entreprennent des travaux sur l’abbaye : Louis Samson, abbé en 1522, réalise les cloîtres dont il subsiste des traces sur le mur extérieur du réfectoire des moines. Jean Chaudron, premier abbé commendataire, fait faire les voûtes du chœur. En effet, en 1534, l’abbaye de Saint Georges tombe en commende. Une abbaye tombe en commende quand elle n’a plus de religieux comme abbé. L’abbé peut être un civil. Il recueille les fruits de la gestion de l’abbaye que l’on appelle le bénéfice. Bien entendu, être abbé commendataire d’une abbaye est une aubaine financière pour un civil. Ces abbés civils, ne vivaient pas à l’abbaye, certains n’y sont jamais venus. La direction du monastère est alors confiée au prieur.

De 1541 à 1575, l’abbé se nomme Antoine Millet. Cet abbé entreprit d’importantes modifications de la première église et du bâtiment attenant. La première église est transformée en réfectoire. Il installe un plancher intermédiaire. Le long du pignon est, il fait monter une grande cheminée, qui va écraser la fresque des vieillards de l’apocalypse. Au sud il ouvre une grande porte et une fenêtre à meneaux et aménage une petite porte en fenêtre pour éclairer le lecteur du réfectoire. Dans tout le bâtiment, il fait exécuter des décorations : les grosses poutres du plancher sont entièrement peintes et sur le manteau de la cheminée, il fait peindre une citation de l’évangile de Saint Matthieu en lettres d’or sur fond bleu : Jésus discumbebat cum discipulis et en dessous : Haec faciebat Antonius Millietus, divi Georgii abbas, anno Domini 1573.

Le premier palais abbatial est construit, contigu à la première église/réfectoire, le bâtiment est destiné au domicile de l’abbé. Une cheminée renaissance orne la salle du logement. Elle a été donnée vers 1889 au musée Saint Jean à Angers, où elle est toujours exposée.

Le château de Serrant fut agrandi et remodelé, vers 1540 par l’architecte Jean Delépine, architecte du Logis Pincé à Angers. Le château, alors propriété de Charles de Brie, aux allures médiévales est remplacé par les premières constructions de l’édifice actuel. A la mort de Charles de Brie  en 1593 épuisé par les dettes, le gouverneur d’Anjou fait occuper le château au nom du roi. Les terres sont alors vendues pour rembourser les créanciers.

En 1539, Pierre Poyet, frère du juriste angevin qui rédigea l’ordonnance de Villers-Cauterets pour François 1er, acheta le château de l’Épinay.

Dessin du complexe abbatial au XVIème Par Gaignère

Le complexe abbatial au XVIème siècle

Gravure du château de Serrant au XVIème siècle

À cette période

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La première Abbaye

La première Abbaye

1001-1400 : Centre Moyen-Age

la charpente du réfectoire des moines

La charpente du réfectoire des moines

La première abbaye est construite en 1150.
D’après Barthélémy Roger (1659) tout le pays de Saint-Georges appartenait au seigneur du Plessis Macé.
Vers 1150, Rainaud II le Roux (1125-1165) seigneur du Plessis fit construire l’abbaye de Saint-Georges. Il y fit venir des religieux de l’abbaye prestigieuse de la Roë, en Mayenne, d’où était parti, un demi-siècle auparavant, Robert d’Arbrissel, fondateur de l’Abbaye de Fontevrault. Cinq seigneurs du Plessis y ont été inhumés.
En 1180, Raoul de Beaumont, évêque d’Angers, et cousin du comte d’Anjou roi d’Angleterre, le puissant Henri II Plantagenêt consacra l’abbaye. 

La première église à l’emplacement actuel daterait seulement de la fin du XIe siècle. Tous les textes assurent qu’en 1150, une petite église, desservie par un certain curé Herbert, abritait les offices religieux. Le plan de l’ancienne église laisse supposer que la nef fut construite en deux fois.

fresque des vieillards dans le réfectoire des moines

Vestiges de la fresque des Vieillards de l’Apocalypse dans le réfectoire des moines

Les moines, des chanoines réguliers au nombre de sept, obéissaient à la règle de Saint-Augustin, leur imposant une vie en commun et des devoirs d’assistance et d’éducation auprès des fidèles.
De la première abbaye, ne reste que le bâtiment appelé « réfectoire des moines ». C’était la première chapelle de cet ensemble conventuel, qui avait utilisé un lieu de culte datant au moins du Xe siècle voire du VIème siècle. La belle charpente en coque de bateau fut posée plus tardivement entre 1275 et 1284.
L’église et le réfectoire sont les seuls bâtiments dont l’existence est à peu près attestée dès le XIIe-XIIIe siècle.

En 1208, Saint-Georges vit la création sur la rive haute de la Loire, du Prieuré de l’Épinay, dépendant de l’abbaye saint-georgeoise, ainsi que la construction de 3 grands châteaux : le manoir de Serrant, le Château de l’Épinay et le Château de Chevigné, qui dépendaient du Plessis Macé.

Alors qu’une terrible épidémie de peste frappait l’Europe et l’Anjou, l’abbaye reçut en don les prieurés de Chazé sur Argos et du Jaunay en Anjou.

Il est probable que l’abbaye a continué à s’étendre et à s’agrandir durant la fin du XIIIe et la première moitié du XIVe. Son développement profita certainement de la paix, assurée à l’époque, par les ducs d’Anjou, puis par la dynastie Plantagenêt. La rivalité entre ces derniers et le roi de France explosera en 1337 début de la guerre de Cent Ans.

Photographie du prieuré de l'épinay

Le Prieuré de l’Épinay

À cette période

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Les premières fondations

Les premières fondations

476-900 Haut Moyen âge

Os trouvés dans le réfectoire des moines

Ossements découverts dans des tombes dans le réfectoire des moines

Une motte féodale fut vraisemblablement construite au Grand Nombreuil, vers la fin du premier millénaire. C’était une butte de terre entourée d’un fossé et surmontée d’un château en bois, entouré de palissades.

La première occupation médiévale se situerait au hameau d’Eculard, vestige de cette occupation où la tradition situe la première église du village.

L’invasion des Normands en 910-930 fait remonter la population vers le coteau sur lequel se trouve aujourd’hui le bourg de Saint-Georges-sur-Loire. Un lieu de culte, absorbé ensuite par l’abbaye, existait sur le coteau au Xe siècle.

La découverte d’un cimetière datant du VIIe au VIIIe siècle dans le bâtiment dit « réfectoire des moines » laisse supposer un habitat de proximité.

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Éculard

Éculard

Gentilhommière du XVIIIᵉ siècle, éculard est marquée par une histoire mêlant architecture remarquable, traces d’un ancien lieu religieux et passages de familles notables.

photographie de la demeure d'éculard
la maison d'éculard avec en premier plan la fuie

Histoire

Cette gentilhommière du XVIIIème siècle se dresse au-dessus de la vallée. Sur sa façade, on peut admirer ses portes ornées de pilastres et frontons ronds. Elle possédait autrefois une cour, une terrasse, une chapelle, aujourd’hui transformée en servitude. Dans le jardin subsiste la tour ronde d’une ancienne fuie découronnée c’est-à-dire un petit colombier. La futaie d’alentour a été abattue vers 1860.

Une tradition indique là l’emplacement d’une église primitive, abandonnée, dit-on, au profit de l’église abbatiale. La chapelle actuelle en art roman, date vraissemblablement du XII ou XIIIème siècle. Le réfectoire des moines, aujourd’hui identifié comme la première église paroissiale est beaucoup plus ancien. Une possibilité qu’il y ait eu une autre église à Eculard.

A plusieurs reprises et encore en 1872, on y a trouvé des cercueils en pierre entre la maison et le moulin Bachelot.

La terre appartenait au XVIème siècle à la famille Jamelot dont l’héritière Marguerite épousa le 2 février 1589 Guillon de la Vieuville. Celui-ci en vendit au moins une partie à René Verdier le 6 avril 1600. A la Révolution, Edouard Walsh, fils d’Antoine Walsh, propriétaire du château de Serrant, se réfugie à Eculard. Les tumultes révolutionnaires passés, Edouard souhaite s’installer au château mais le retour de son père, exilé dès les premières heures de la Révolution, va contrarier ses plans. Suite à un procès, Antoine Walsh récupère son château et Edouard finira sa vie à Eculard.

La demeure a appartenu au début du XXème siècle au docteur Daviers, célèbre médecin angevin.

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Occupation Romaine

L'occupation Gallo-Romaine

52 Av Jc - 486 époque Gallo-Romaine

plan des voies romaines des coteaux

Au lieu dit l’Aubriais, des vestiges de constructions romaines (des murs et un bassin )et en 1932, un trésor monétaire, ont été mis à jour.C’est en plein champ, en creusant un fossé profond de 60 cm, qu’un cultivateur découvre au moins 70 monnaies d’or. 67 sont remises au musée Dobrée de Nantes : il s’agit de 56 quinaires de Tibère (type de la victoire), 4 aurei de Caligula et 4 aurei de Claude. En 1933, un autre descriptif est fourni ne contenant que des aurei de Tibère, plus communs : s’agit-il d’un second dépôt ou y a-t-il eu une erreur lors du premier descriptif ? On évalue alors que l’enfouissement est postérieur à 51 après JC.

Les fouilles réalisées en 2014, par l’INRAP (Institut National de Recherche Archéologique Préventive) dans « l’ancien réfectoire des moines », n’ont fait apparaître que quelques fragments de « tegulae » ou tuiles romaines. Ces maigres informations témoignent seulement de la proximité d’un site antique non localisé précisément.

En 1987, Jean Marcot a publié une étude sur les voies romaines dans notre proche région. D’après l’auteur, Saint Georges est entouré de deux grandes voies : la première au nord, Angers – Nantes, passe sur la limite nord de la commune, aujourd’hui l’autoroute A 11 ; la deuxième, qu’il appelle la « voie triomphale », relie Angers au Fief-Sauvin dans la région des Mauges (Sud-Ouest du département), et traverse la Loire au Port Girault, à la frontière est de la commune, vers Chalonnes-sur-Loire.

J. Marcot est moins affirmatif pour une voie longeant la rive droite de la Loire : partant de la voie triomphale à hauteur du lieu-dit « Crotte Chevrenne », elle rejoint la Croix Rouge, la Croix Marie puis la Chaussée. Il lui attribue un rôle de desserte.

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Le logis abbatial

Le logis abbatial

Situé sur l’actuelle place de l’église, le logis abbatial (ou palais) fut la demeure des abbés.

carte postale du logis abbatial au début du XXème

Le logis abbatial au début du XXème siècle

dessin du logis abbatial au XVIIème

Les jardins du logis abbatial dessinés par Gaignère au XVIIIème siècle

La construction du Logis

Sa construction a suivi celle du bâtiment conventuel, à la fin du XVIIe siècle. Il fut commandé par Jean-Louis Caton de Court, abbé fastueux de l’abbaye de Saint-Georges en 1695, qui décida la construction d’un nouveau palais abbatial.

Les abbés disposaient déjà d’un logis : adossé au réfectoire des moines, le bâtiment est aujourd’hui à gauche et perpendiculaire au palais abbatial. On ne connait pas la date de sa construction mais une cheminée monumentale avec pilastres cannelés, oves et griffes, typique  de la Renaissance y était installée. Celle-ci est aujourd’hui au musée Saint-Jean d’Angers. La demeure ne convient pas à Caton de Court qui souhaite bénéficier d’un logement plus fastueux ! Il commande donc un nouveau logis à Sébastien Simonneau, l’architecte qui vient alors de terminer les travaux de maison conventuelle de l’abbaye et qui a construit la chapelle du château de Serrant.

L’abbé se ruina dans cette construction, achevée en 1699. Il avait utilisé les 21 000 livres que Jean-Baptiste Lully son prédécesseur lui avait laissé afin de réparer les possessions de l’abbaye, pour la construction de son palais. L’abbé Jean-Louis Caton de Court, démuni, avait imaginé une loterie pour achever le paiement des travaux de son palais. Les lots étaient constitués par son mobilier et ses bijoux. Cette opération jugée frauduleuse par la justice royale et ajoutée aux malversations précédemment évoquées, lui valut une expulsion de Saint-Georges. Nommé d’abord à l’Abbaye de Saint Serge d’Angers, il se réfugia ensuite chez son frère à Gournay en Normandie. Au cours d’une promenade, il fut piétiné par un taureau.

Le logis abbatial constitue avec l’Abbaye, un ensemble harmonieux, fait d’équilibre, de symétrie, d’élégance, dans le style de l’architecte Mansart, précurseur de l’architecture classique en France. La porte principale est surmontée d’une frise et d’un cadran solaire effacé par le temps.

 

De successions en successions...

A la Révolution, le logis abbatial est nationalisé et vendu à Pierre Péan,notaire et maire de Saint Georges, en 1791. En 1824, la construction de la nouvelle église va amputer de moitié la cour d’entrée du logis abbatial.

En 1908, la famille Durand-Guitton acquiert la propriété. Lors de la seconde guerre mondiale, la maison est occupée par l’Etat Major Allemand. Le logis est laissé très détérioré. Bernard Guitton maire de Saint Georges de 1967 à 1989, entreprend des premiers travaux de restauration que poursuivra son fils Gilles Guitton qui hérite de la propriété en 2005. Un aménagement des jardins est alors lancé.

Le logis abbatial est aujourd’hui une propriété privée.

jardins du logis abbatial

Les jardins du logis abbatial aujourd’hui

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Le Petit Serrant

Le Petit Serrant

Située sur l’ancienne place du champ de foire, l’actuelle place Monprofit, cette maison passa dans les mains de nombreux propriétaires et abrita des activités diverses, passant tour à tour d’auberge à caserne de gendarmerie !

Photographie du petit Serrant

Histoire

Autrefois, cette maison portait le nom de « Corne de Cerf ». On trouve cette référence dans le document « fief de la ville » aux archives municipales et dans des documents du château de Serrant datant de 1748.

On trouve la première référence à « Corne de Cerf » dans le censif du fief de l’abbaye de 1506 à 1508, liasse 1022 du chartrier de Serrant. En 1547, le propriétaire est Jean Jacquelin.

Description

La première description du domaine du Petit Serrant date de 1692. C’est une expertise contenue dans la liasse 1027 du chartrier de Serrant. La propriété à l’entrée est de Saint Georges est importante : la maison principale, deux petites maisons, cave, écuries, boulangerie, fours , appentis, jardins et cours. Ajoutons à cela deux métairies : la Guimeslière et le Grand Batonnet. La propriétaire est Mademoiselle Chase Gravé. Ce qui surprend, c’est que dans un acte de décès de Jean Cerisier du 10 octobre 1682, cet homme est décédé « dans l’hôpital du Petit Serrant ». Le mot hôpital possède un sens différent de celui actuel : maison d’hospitalité, c’est-à-dire accueil des gens de passage.

Le Petit Serrant est resté dans la famille Gravé jusqu’en 1741, où René Gravé chevalier de la Roche de Boistravers vend à Mathurin Tassin, notaire Sourciller. Dans un bail de location d’une petite maison du domaine, daté du 22 juillet 1743, M.Tassin est dénommé « maître boulanger et hosbergiste », ce qui veut dire que la maison est transformée en auberge ; le notaire est Jacques Greneron-Ternant, père de Jean-Jacques Greneron Ternant, deuxième maire de Saint Georges. Plus tard elle sera nommée la « Boule d’Or ».

La propriété va changer de propriétaire de nombreuses fois à compter du  XVIIIe  siècle passant notamment dans les mains de Sophie Walsh, fille d’Antoine Walsh de Serrant.

En 1845, l’ensemble est loué au département de Maine et Loire pour le casernement de la brigade de gendarmerie à cheval. La maison est alors modifiée et on crée une cellule à l’étage avant d’être de nouveau vendue en 1849.

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Les Maisons remarquables

Retrouvez l'ensemble des Maisons remarquables du village de st Georges sur Loire

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La Maison du Pilochet

La Maison du Pilochet

Photographie de la maison du pilochet

Histoire

Situé aujourd’hui au carrefour de la rue des Lauriers et de la rue des Parements, au XVème le Pilochet était d’abord un quartier. Dans les années 1434 à 1438, on ne compte pas moins de cinq maisons au Pilochet. L’une d’elles subsiste aujourd’hui, celle que possédait un dénommé Georges Quatre Boeuf en 1434.
Un chanoine Julien de la Barre ou de la Braze l’avait achetée à un dénommé Roirot, moyennant une rente annuelle de 25 sols. Le 13 avril 1554, il donna cette maison à la chapelle de la Salle dont elle resta la propriété et celle de l’Abbaye, jusqu’à la révolution. Le 18 mai 1791, elle fut vendue à Jacques Puizot pour 1425 livres.

La première description cohérente de cette maison date de 1703 :
« Est une maison située dans le bourg, toute seule sur le chemin de la grande porte de l’aire de l’abbaye, à aller dans le chemin du pavement ; il y a une petite porte de tuffeau ronde, une petite cour, la chambre basse à cheminée et à four, une antichambre, un escalier et puis, on monte par ce même degré dans le grenier qui n’est point carrelé. Il y a un petit jardin à main droite en entrant, enclos de muraille d’un côté du chemin. Elle a son usage du puits qui est au milieu des jardins de plusieurs particuliers. Elle relève du fief de l’abbaye à 18 deniers de cens. »

Elle conserve aujourd’hui son agencement, en particulier son escalier. Elle avait sur le haut de ses pignons des rondelis. Suite aux restaurations successives, ces éléments architecturaux ont disparu.