Saint Georges Patrimoine

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La Salle

La Salle

Temporel de l'abbaye

métairie de la salle en 2006

La Salle en 2006

plan de la salle en 1786

Situation de la Salle en 1786

Cette métairie située à la sortie est du bourg de Saint Georges sur Loire, faisait partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elle était louée à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des douze métairies données par les seigneurs du Plessis-Macé à qui elles appartenaient. Le mot salle désignait autrefois une maison fortifiée ou tout au moins une maison avec une grande pièce principale.

La métairie de la Salle, tout comme le fief de la Salle ont toujours relevé du fief de Bellenoé. Le fief de Bellenoé relevait du fief de Linières (Saint-Jean-de-Linières) qui lui même relevait du Plessis-Macé. La métairie est citée régulièrement dans les documents relatifs aux biens de l’abbaye à partir de 1331.

La ferme se compose d’un bâtiment avec deux chambres dont une est dotée d’une cheminée et d’un four au dessus desquelles se trouve un grenier, d’une étable à bœufs, d’une étable à vaches et à moutons, de trois soues à cochons et d’enclos. Elle possède 5,6 hectares de prés et 23,7 hectares de terres labourables.

On trouve à la Salle une chapelle dédiée à Saint Symphorien et à Saint Séréné, fondée le 23 avril 1509 par l’abbé Louis Samson et dotée de huit messes annuelles en 1554 par Julien de la Barre. La chapelle est en ruine au XVIIIème siècle. Il ne reste qu’une statue de Saint Séréné encastrée dans l’angle du mur de la ferme. La statue est maintenant connue sous le nom de Saint René.

On trouve également à la Salle un étang : celui-ci a été coupé en deux par une chaussée qu’on a élevé au milieu pour le passage du grand chemin royal de Nantes à Angers en 1762. Pour la construction, des trous ont été creusé et l’étang est en mauvais état, les travaux pour le restaurer coûterait plus cher que ce qu’il pourrait dégager comme profit.

Le moulin de la Salle situé à l’ouest de l’étang appartient, lui, au seigneur de Bellèvre.

En 1715, la métairie est rattachée à la mense conventuelle : cela signifie que les revenues qu’elle génère ne vont plus à l’abbé mais au chanoine.

statue de saint séréné à la métairie de la salle

Staute de Saint Séréné dans un mur de la métairie de la Salle

Acte de vente de la Grande Lande en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

  • le 6 mars 1672, A.Dupont 

  • 24 juillet 1688, François Martin 

  • en 1732, bail à moitié avec J.Melant 

  • le 28 mars 1754, bail à moitié avec L.le Boiteux 

  • et en 1767, bail à moitié avec C.Greffier, renouvelé en 1771 pour 330 livres 

  • Chalain en 1783 pour 500 livres.

  • Jacques Rouesnard est fermier en 1791

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue aux enchères  le 20 juin 1791 au prix de départ de 12 000 livres. Joseph Grandmaison en propose 14 000 livres mais Pierre Gourdon, aubergiste et désormais substitut du juge de Paix surenchérit à 16 000 livres. Le sieur Legrar en offre 17 000. Joseph Grandmaison augmente son offre à 18 000 livres mais le sieur Granger, chirurgien, en propose désormais 18 600 livres. Grandmaison acquiert finalement la métairie pour 20 000 livres.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Notice historique sur l’abbaye de Saint Georges, Lemesles

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La Grande Lande

La Grande Lande

Temporel de l'abbaye

la grande lande en 2006

La Grande Lande en 2006

plan de la grande lande en 1786

Situation de la Grande Lande en 1786

Cette métairie située au sud est du bourg de Saint Georges sur Loire, faisait partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elle était louée à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des douze métairies données par les seigneurs du Plessis-Macé à qui elles appartenaient. A la Lande, poussaient, sans doute, bruyère,brande, ajoncs, toutes plantes poussant dans les landes. La métairie est citée régulièrement dans les documents relatifs aux biens de l’abbaye à compter de 1446.

La ferme se compose d’un bâtiment avec deux chambres dont une est dotée d’une cheminée et d’un four au dessus desquelles se trouve un grenier, d’une étable à bœufs, d’une étable à vaches, d’une soue à cochons et d’enclos. Elle possède 5,6 hectares de prés et 25 hectares de terres labourables.

En 1781, la métairie est rattachée à la mense conventuelle, cela signifie qu’elle ne rapporte plus d’argent à l’abbé mais aux chanoines.

Acte de vente de la Grande Lande en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

  • le 24 juillet 1688, Mathurin Boisard 

  • le 22 novembre 1723, C.Bazantaire

  • les 30 décembre 1726, en 1732, P.Noulleau 

  • le 7 avril 1753 jusqu’au 1er octobre 1765, J.Avrillon 

  • du 28 aout 1758 au 12 octobre 1781, P.Vallin 

  • et jusqu’en 1792, sa veuve.

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue aux enchères  le3 mars 1791 au prix de départ de 14 000 livres. Le sieur Poitrar en propose 20 000 livres suivi par le sieur Brault qui en donne 20 600. Jean-Jacques Greneron Ternant, notaire à Saint Georges qui deviendra maire de Saint Georges queqlues mois plus tard, surenchérit à 23 000 livres. Mais le sieur Brault augmente aussi son offre : il offre désormais 24 700 livres. La métairie est finalement acheté par Grénéron Ternant pour la somme de 24 800 livres.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Notice historique sur l’abbaye de Saint Georges, Lemesles

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Le temporel

Le temporel de l'abbaye

Le temporel désigne l’ensemble des biens appartenant à l’abbaye et notamment les propriétés générant des revenus. A sa création, les seigneurs féodaux ont en effet offerts des terres, des bois et des fermes que l’abbaye louait et qui généraient les principaux revenus de l’abbé et des chanoines. Au fil du temps, on vit se distinguer la mense abbatiale qui correspondait aux propriétés et revenus de l’abbé de la mense conventuelle qui était les biens mis en commun par les chanoines.

carte de saint georges sur loire avec les métairies du temporel de l'abbaye

L’emplacement des métairies du temporel de l’abbaye

A la création de l’abbaye, vers 1150, les revenus des propriétés étaient gérés par l’abbé pour le bien de toute la communauté. Il était seul responsable de ces revenus. Les seigneurs du Plessis, fondateurs de l’abbaye, offrirent des métairies. Ils furent suivis par la famille de Brie, seigneurs du château de Serrant.

Ainsi Barthélémy ROGER, moine de l’abbaye mort en 1694, explique dans son histoire de l’Anjou : «  le seigneur du Plessis-Macé fonda et fit bâtir pour les chanoines réguliers de l’ordre de Saint Augustin au bourg de Saint-Georges, auprès et dedans l’église paroissiale de ce lieu, laquelle est bien plus ancienne que l’abbaye. Ce seigneur du Plessis-Macé donna l’emplacement des maisons et jardins de la même abbaye, laquelle il fit bâtir assez magnifiquement pour ce siècle là, et y donna douze belles métairies qui sont aux environs et tout proche. Les seigneurs de Montjean et Bécon, et les seigneurs de Candé y ont donné de beaux bois de haute futaie, domaines et fiefs ; un seigneur du nom de Champchevrier, plusieurs rentes et dîmes vers Loudun. Les sieurs de Brie, seigneurs de Serrant, y ont aussi donné des biens »

La plupart de ces fermes sont encore aujourd’hui identifiables mais des documents du XVIème et du XVIIème siècle font apparaître six propriétés qui ont disparues au cours du temps : La Bonneterie, La Comterie, Le Petit Graverolle, La closerie de la Poupelaudière, La closerie Sainte Anne et une maison abbatiale à Angers. 

L’abbaye de Saint Georges sur Loire possédait également des prieurés-cures, c’est-à-dire des paroisses rattachées à l’abbaye. Un prieur issu de la communauté religieuse y gérait les revenus de la chapelle et de ses terres au nom de l’abbé et assurait également la fonction de curé.

Les douze métairies données par les seigneurs du Plessis-Macé

Les cinq métairies offertes par la famille de Brie, du château de Serrant

Autres métairies

Les prieurés-cures

Avant même la fondation de l’abbaye en 1151, il existait à Saint Georges sur Loire une paroisse. A la création de l’abbaye, le curé Herbert intégra la communauté religieuse et devint le premier abbé. Par la suite les abbés conservèrent comme lui la cure avant de se décharger de cette fonction sur le sacristain, appelé curé-sacriste. Des biens étaient associés à cette fonction, achetés par les curés successifs et transmis comme source de revenu.

Les biens de la cure

Avec le temps, certains chanoines entreprirent de posséder des revenus propres, voire même de vivre en marge de l’abbaye dans des logements particuliers. On voit apparaître des « offices claustraux » qui rapportent des rentes avec des titres : prieur, segrétain, sous-sacriste, chantrerie… Ces nouvelles situations furent même « légalisées » par l’évêque d’Angers. Chaque office est doté de propriétés  : champs, terres, vignes, maisons qui sont loués à des fermiers. Les chanoines célèbrent aussi des offices dans des chapelles claustrales. Ces différentes sources leur assure un revenu.

Chapelles claustrales

Portrait de Jacques adhémar

Jacques Adhémar de Grignan

En 1534, l’abbaye de Saint Georges sur Loire tombe en commende : l’abbé n’est plus élu parmi les chanoines mais nommé par le Roi et le Pape. Il reçoit tous les revenus de l’abbaye et gère les biens, souvent sans jamais venir dans l’abbaye. Il nomme alors un Prieur, un des chanoines qui doit gérer les biens de l’abbaye à sa place.

Avec cette nouvelle organisation, les chanoines ont bien dû mal à obtenir de l’abbé ne serait-ce que les investissements nécessaires aux travaux d’entretien de l’abbaye. Il en va de même pour les fermiers, locataires qui voient leur métairies tomber petit à petit en ruine. Les chanoines acquièrent alors des biens de manière collective au nom du « Petit Couvent« , afin de constituer une mense conventuelle, c’est-à-dire un revenu pour subvenir à leurs besoins 

Quand Jacques Adhémar de Grignan inscrit l’abbaye dans la réforme de Saint Geneviève en 1658, les chanoines consentent à réunir leurs revenus à la mense conventuelle, c’est-à-dire aux revenus du couvent. En clair, cela voulait dire que les  prieurs, curés, sous sacristes ou chantres devaient abandonner leurs ressources personnelles, et les remettre dans « le pot commun », la mense conventuelle de l’abbaye. Les chanoines augmentent leur patrimoine dès lors. Certains biens sont même transférés de la mense abbatiale à la mense conventuelle comme le Petit-Saint-Georges, le Petit-Vaurichard, la Thiellerie : ces métairies ne rapportent plus de revenu à l’abbé mais désormais aux chanoines.

Au début du XVIIIème siècle, l’abbé Jean-Louis Caton de Court est dans une situation financière catastrophique : la construction du nouveau logis abbatial l’a ruiné. Il est contraint de vendre ses biens. Une expertise des propriétés de l’abbaye est faite. L’abbé perçoit 5 441 livres de rente mais doit couvrir 5 286 livres de charges : il reste bien peu pour couvrir les travaux nécessaires dans les métairies, estimés à 15 000 livres lorsque Nicolas de Bautru de Vaubrun prend sa suite en 1733. Ce dernier ne doit pas davantage effectuer les réparations car à sa mort, le montant estimé des frais s’élève à 30 000 livres. En raison de ces dettes, les chanoines mèneront sa sœur, la duchesse d’Estrée, en procès, ce qui sera probablement une des causes de la vente du château de Serrant à Antoine Walsh.

En 1748, le nouvel abbé, Yriex de Beaupoil de Saint Aulaire, sans doute au courant, par l’expertise, de l’étendue des dettes de son prédécesseur, signe une procuration au prieur, le chargeant de tout gérer, les deux menses, abbatiale et conventuelle, moyennant une rente annuelle de 250 livres. A cette période, celui-ci cumule également le titre de curé, ce qui lui assure un revenu confortable.

Une ordonnance de Jean de Vaugirault, évêque d’Angers, en date du 13 novembre 1752, ordonne la réunion des revenus de trois prieurés à la mense conventuelle de l’abbaye. Il s’agit du prieuré de l’Epinay, possédant la closerie du même nom et la métairie de la Chetarderie, le prieuré du Jaulnay, possédant métairie et closerie du même nom et la métairie des Patisseaux et le prieuré des Chenambault. Ils viennent s’ajouter aux chapelles qui sont déjà rattachées à l’abbaye : la chapelle de la Salle, la chapelle de Cotton, la chapelle des Fougerez et la chapelle des Hautes-Brosses. En 1753, d’après les déclarations de Raimond Revoire, prieur de l’abbaye, les revenus de la manse conventuelle sont, avec ces nouveaux apports, de 6372 livres et les charges de 2809 livres. Il reste donc pour la vie des six chanoines présents, 3563 livres.

acte de vente du petit batonnet en 1791

Acte de vente à la Révolution du Petit Batonnet

La mense conventuelle

En 1766, Luc de Salles devient abbé et ordonne une expertise sur les biens de l’abbaye. En 1767, Raimond Revoire réalise ainsi un recensement de tous les biens de l’abbaye de Saint Georges sur Loire. Ce document commence par une description générale du fonctionnement économique de notre abbaye : « Mrs les abbés ont toujours joui des biens de l’abbaye ; les religieux avant le partage de 1715 n’étaient que leurs pensionnaires. Ces derniers avant la réforme vivaient en leur particulier, avaient chacun leur domicile, et même jouissaient des biens de leur patrimoine. Ils étaient en outre pourvus de différents offices et chapelles claustrales, auxquelles étaient attachés un petit revenu dont ils jouissaient comme titulaires, prenant possession d’icelles sur provisions concédées par Mrs les abbés ou sur des visas accordés par les évêques d’Angers dans les cas ou les offices et chapelles leur étaient résignées en cour de Rome. » En 1767, Raimond Revoire constate que la réunion des offices claustraux et de la mense conventuelle n’a pas encore été faite et que les chanoines continuent de recevoir des revenus propres pour les fonctions qu’ils occupent.

Les revenus de l’abbaye s’élèvent alors à plus de 7 000 livres et les charges à hauteur de 1 135 livres laissent un revenu confortable aux chanoines de près de 6 000 livres ! D’autant plus que les travaux n’ont pas ou peu été réalisés dans les métairies… L’abbé Luc de Salles, souhaitant toucher l’argent qu’il estime devoir lui revenir, va conduire les chanoines dans un long procès.

C’est dans ce contexte qu’arrive la Révolution : les biens du clergé sont nationalisés et vendus aux enchères en 1791.Une grande partie des métairies est achetée par de grands propriétaires au détriment des fermiers qui restent locataires des terres qu’ils exploitent. La famille Heurtelou notamment étend un vaste domaine du nord-ouest au sud-ouest du bourg. Les notables tels Péan, Gourdon ou encore Grénéron Ternant  se partagent les terres du bourg mais également l‘étang d’Arrouët, la maison conventuelle et le logis abbatial. On voit également certains prieurs-curés comme Panay de Champotier acquérir le prieuré dans lequel ils exerçaient .

Quelques repères au XVIIIème siècle :

Un kilo de beurre valait 1 livre

Un cochon gras valait 69 livres

100 L d’avoine valait moins de 5 livres.

100 L de blé valait entre 10 et 12 livres.

Sources :

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

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Le Grand et le Petit Arrouet

Le Grand et le Petit Arrouet

Temporel de l'abbaye

le grand arrouet en 2006

Le Grand Arrouet en 2006

plan du petit Arrouet en 1746

Situation du Petit Arrouet en 1746

Cette métairie et cette closerie étaient situées à la sortie nord du bourg de Saint Georges sur Loire, non loin de l’étang d’Arrouet. Elles faisaient partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elles étaient louées à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des douze métairies données par les seigneurs du Plessis-Macé à qui elles appartenaient. Le nom de ces deux fermes provient du mot rouet. Le rouet est la roue dentée d’un moulin qui transmet la force hydraulique à l’axe vertical. Il y avait un moulin sur l’étang d’Arouet.

La métairie est citée régulièrement à partir de 1446. Elle était constituée de deux chambres basses avec greniers, de deux étables (une pour les boeufs et l’autre pour les vaches), d’une grange, d’une soue à cochon et d’un cellier avec 3,6 hectares de prés et 19 hectares de terres labourables.

La closerie d’Arrouet a, elle, complètement disparue. Elle était adossée à la levée de l’étang. Le logement comprend deux chambres basses avec grenier et est entouré d’un pré d’un peu plus d’un hectare sur lequel on trouve une étable.

plan de la métairie du grand arrouet et de nisvelle en 1746

Plan du Grand Arrouet en 1746 (ADML)

acte de vente de la closerie du Petit Arrouet en 1791

Acte de vente du Petit Arrouet en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

  • 1689 : Jacque Thiery
  • 1732 : la veuve Bédruneau qui sous-loue aux héritiers de Jacques Pasquer
  • du 28 mai 1770 au 17 novembre 1784 : J. Legeard

  • du 17 novembre 1784 à 1791 : R. Baumard

Nous connaissons également quelques fermiers de la closerie : Goujon en 1732, et P.Esnault qui signa deux baux, le 14 octobre 1773 et le 20 mai 1778. Ce-dernier était garde chasse de l’abbaye.

En 1791, suite à la Révolution, la métairie et la closerie sont nationalisées comme tous les biens du clergé et vendues aux enchères.  La métairie du Grand Arrouet est mise à prix 8 500 livres le 17 mai 1791. Joseph Pierre Péan en propose 10 000 livres. Pierre Gourdon surenchérit à 12 000 livres. Les deux hommes sont très intéressés par ces terres proches du bourg. Le premier, notaire et futur maire de Saint Georges sur Loire, vient d’acheter le logis abbatial et l’étang d’Arrouet. L’autre est aubergiste et achètera quelques mois plus tard la maison conventuelle de l’abbaye. Le sieur Beuchère surenchérit à 14 000 livres. C’est finalement Louis Fournier, fermier et maitre-poste, qui achète la métairie pour 15 000 livres. Joseph Pierre Péan achète la métairie de la Thibauderie ce même jour.

La closerie duPetit Arrouet est mise en vente 650 livres le 12 novembre 1791. Le sieur Delaunay en propose 2 000 livres. Joseph Pierre Péan surenchérit à 2 900 livres et achète la closerie.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

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Le Grand Soucy

Le Grand Soucy

Temporel de l'abbaye

le grand soucy en 2006

Le Grand Soucy en 2006

plan du grand et du petit soucy en 1746

Situation du Petit-Faîteau en 1746

Cette métairie située sur la paroisse de Saint Germain des Prés au nord ouest du bourg de Saint Georges sur Loire, faisait partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elle était louée à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des douze métairies données par les seigneurs du Plessis-Macé à qui elles appartenaient. Il esxiste un grand Soucy et à proximité la closerie du Petit Soucy. Le nom de ces deux fermes a pour origine le latin sub cidium, conduit d’eau, ruisseau souterrain, cous d’eau encaissé. Ce n’est pas pour rien qu’une retenue collinaire a été construite à cet endroit. 

Certaines sources donnent une tout autre origine à cette métairie. Suite à un différend, Olivier Ruffier, seigneur de la Grande Chauvière à Saint Germain des Prés, assassine Jean Maulnay, curé sacriste de l’abbaye de Saint Georges, par  en 1410 au lieu-dit Le Cotton. Il est condamner à verser une amende et à abandonner sa métairie du Grand Soucy à l’abbé de Saint-Georges. Il doit également construire sur les lieux du drames une chapelle détruite vers 1802.

La ferme se compose d’un bâtiment avec deux chambres dont une est dotée d’une cheminée et d’un four au dessus desquelles se trouve un grenier, d’une étable à bœufs, d’une étable à vaches et à moutons, d’une grange et de deux soues à cochons. Elle possède1,6 hectares de prés et 29 hectares de terres labourables.

En1684, le logement est plutôt en bon état : seule la couverture doit être réparée. En 1720, le four doit être réparé et la seconde chambre est décrite comme un simple appentis en très mauvais état : l’expert qui doit évaluer les travaux à réaliser suggère que le métayer dorme dans l’étable des bœufs qui offre un meilleur confort !

Comme pour les autres métairies appartenant à l’abbaye, une expertise est réalisée en 1733 lors de la succession de l’abbé Caton de Court.Sur le logement, la porte de la chambre doit être refaite, des travaux de maçonnerie sont nécessaires pour consolider les murs notamment le pignon, le four doit être rénové et la charpente consolidée. Il en va de même dans les deux étables où les portes en chêne doivent être restaurées et les murs consolidés. La grange est prête à s’écrouler à plusieurs endroits. Les portes des soues à cochons doivent aussi être remplacées. Il est également nécessaire de creuser les fossés qui sont comblés.

L’ensemble des travaux est évalué à 400 livres. En 1747, ce montant est revu à la hausse : les réparations sont estimées à 1322 livres.

acte de vente du grand soucy en 1791

Acte de vente du Grand Soucy en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

  • en 1732, elle est louée à Julien Brochois pour 195 livres par an.
  • Julien Brossais signait un bail le 4 novembre 1766
  • René Pineau est le fermier le 22 février 1791.

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue aux enchères  le 22 février 1791 au prix de départ de 12 000 livres. Le sieur Lechalas en offre 13 700 livres suivi par Joseph Pierre Péan , notaire et futur maire de Saint Georges sur Loire, qui achètera également le logis abbatial. Lechalas surenchérit à 16 000 livres, suivi par PArisot pour 16 100 livres. La métairie est vendue finalement à Magdeleine et Geneviève Heurtelou pour 16 200 livres. Leur sœur Marie Anne acquiert à la même période la métairie du Grand Faiteau. Elles achètent également le Petit Faiteau ainsi que la Palatrie, le Petit Soucy ou encore les Petites touches et l’étang de Dauphin au sud du village. Ces  femmes sont des sœurs de Julien Heurtelou,seigneur du château de la Bénaudière. Avec l’achat de ces terres qui entourent le château, les Heurtelou créent un vaste domaine agricole au nord de Saint Georges sur Loire.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Notice historique sur l’abbaye de Saint Georges, Lemesles

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Le Petit Soucy

Le Petit-Soucy

Temporel de l'abbaye

le petit soucy en 2006

Le Petit Soucy en 2006

plan du grand et du petit soucy en 1746

Situation du Petit-Soucy en 1746

Cette closerie faisait partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elle était louée à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des douze métairies données par les seigneurs du Plessis-Macé à qui elles appartenaient. Le Grand Soucy et le Petit Soucy sont deux fermes situées au nord de Saint Georges sur Loire. Le Grand Soucy est situé sur la paroisse de Saint Germain des Prés. Le nom de ces métairies a pour origine le latin sub cidium, conduit d’eau, ruisseau souterrain, cous d’eau encaissé. Ce n’est pas pour rien qu’une retenue collinaire a été construite à cet endroit. Le Petit Soucy est citée régulièrement à partir de 1446.

La ferme se compose d’un bâtiment avec une chambre dotée d’une cheminée et d’un four au dessus de laquelle se trouve un grenier. Une écurie, une porcherie et une étable forment l’installation. La closerie jouxte un étang de 5 hectares et un moulin. En 1684, le moulin est en ruine et en 1791, l’étang est asséché et est devenu un pâturage.

En 1720, la closerie nécessite quelques réparation : la couverture de l’étable et la porte de la soue à cochon sont à refaire.

Comme pour les autres métairies appartenant à l’abbaye, une expertise est réalisée en 1733 lors de la succession de l’abbé Caton de Court.La porte de la chambre présente des fragilités mais l’expert estime qu’elle peut encore subsister dix ans. Des travaux de maçonnerie sont envisagés pour consolider les murs. Certaines poutres sont à remplacer. La charpente et la couverture de la grange nécessitent des réparation. C’est surtout la soue à cochon qui semble être très dégradée : murs écroulés, portes manquantes et absence de toit. L’étang doit aussi être entretenu ainsi que le chemin qui permet d’y accéder.

L’ensemble des travaux est évalué à 331 livres. En 1747, ce montant est revu à la hausse : les réparations sont estimées à 1318 livres.

acte de vente de la bouvière et du petit soucy en 1791

Acte de vente du Petit-Soucy en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période.

           1732 Pierre Roynard qui loue également la Bouvière

            3 mars 1742, bail à Martin Rousseau. ( 200 livres)

            5 janvier 1756, bail à la veuve Julien Brossais. ( 210 livres)

            1er juillet 1770, bail à François Beusnard.

            10 novembre 1773, bail à René Guais.

            Le fermier était Pierre Jarry le 23 février 1791.

En mars 1791, suite à la Révolution, la closerie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue aux enchères avec la métairie de la Bouvière et le bois de Gobidé (ou Gobidet) d’une surface de 2 hectares, le 20 février 1791 au prix de départ de 24 600 livres. La métairie est d’abord adjugée provisoirement au sieur Brist pour 36 000 livres. Mais le lendemain, les demoiselles Heurtelou surenchérissent en proposant 37 000 livres. La métairie est vendue finalement à Magdeleine et Geneviève Heurtelou le 23 février. Leur sœur Marie Anne acquiert à la même période la métairie du Grand Faiteau. Elles achètent également le Petit Faiteau ainsi que la Palatrie, le Grand Soucy ou encore les Petites touches et l’étang de Dauphin au sud du village. Ces  femmes sont des sœurs de Julien Heurtelou,seigneur du château de la Bénaudière. Avec l’achat de ces terres qui entourent le château, les Heurtelou créent un vaste domaine agricole au nord de Saint Georges sur Loire.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

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Le Petit-Faîteau

Le Petit-Faîteau

Temporel de l'abbaye

le petit faiteau en 2006

Le Petit-Faîteau en 2006

plan du petit faiteau en 1746

Situation du Petit-Faîteau en 1746

Cette métairie faisait partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elle était louée à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des douze métairies données par les seigneurs du Plessis-Macé à qui elles appartenaient. Le Grand-Faîteau et le Petit Faîteau sont deux métairies situées au nord de Saint Georges sur Loire. Le nom de cette métairie provient du mot faîte, hauteur, sommet. Elle est sur le point haut de la paroisse. La métairie est citée régulièrement dans les documents à partir de 1446.

La ferme se compose d’un bâtiment avec deux chambres basses avec grenier dont l’une comprend une cheminée qui sert également de four. Une étable est réservée aux bœufs et une autre aux vaches. On y trouve aussi une grange et une porcherie. La métairie possède 3,6 hectares de prés, 26 hectares de terres labourables. Elle rapporte à l’abbaye un loyer annuel d’environ 140 livres.

En 1720, la métairie se trouve dans un état désastreux : beaucoup de maçonneries sont à refaire, ainsi que la couverture, des portes sont à réparer tout comme la trappe du grenier. Il faut également refaire la maçonnerie du puits « qui est à fleur de terre, à la hauteur d’appuy pour et éviter le danger des personnes et des bestiaux qui peuvent tomber dedant et surtout les enfens ».

Comme pour les autres métairies appartenant à l’abbaye, une expertise est réalisée en 1733 lors de la succession de l’abbé Caton de Court qui met en évidence de lourds travaux à prévoir. L’ouverture du logement menace de s’écrouler : les travaux pour consolider le bâtiment sont couteux même si l’expert souhaite réutiliser les matériaux disponibles sur place. Le four doit également être entièrement refait. Les murs de la chambres doivent être enduits et le plancher restauré. Et la liste continue : cloisons de la deuxième chambre, porte et charpente sont dans un tout aussi piteux état. « La couverture est aux trois quarts corrompus et usés de vétusté » estime l’expert. Dans les bâtiments destinés aux animaux le constat est tout aussi désastreux : « Le mur séparant ladite étable d’avec la grange, est de nulle valeur, prest à ébouler » et l’étable n’a plus de portes. Enfin, la porcherie construite trois ans auparavant est dépourvue de toit.

L’ensemble des travaux est évalué à 370 livres. En 1747, ce montant est revu à la hausse : les réparations sont estimées à 1218 livres.

Acte de vente du Petit faîteau en 1791

Acte de vente du Petit-Faîteau en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période.

24 juillet 1688, L. Abichy

16 juin 1733, bail à Germain Diet.

13 mars 1742, bail à François Robin. (210 livres)

21 décembre 1765, bail à moitié à Pierre Boisnault.( 165 livres)

5 novembre 1766, bail à Pierre Boisnault. ( 280 livres)

10 novembre 1770, bail à pierre Boisnault . ( 280 livres)

18 février 1776, Bail à la veuve rené Jarry. ( 300 livres)

5 septembre 1787, Bail à Pierre Gourdon.

11 février 1791, René Guillaud.

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue aux enchères le 11 février 1791 au prix de départ de 10 600 livres. Julien Heurtelou en propose 10 900 livres. Deux autres propositions sont faites à 12 000 et 12 200 livres. Julien Heurtelou surenchérit à 12 300 livres et achète la métairie. A la même période, ses tantes ,Marie, Magdeleine et Geneviève Heurtelou  achètent également la Bouvière, le Grand Faiteau ainsi que la Palatrie, le Grand Soucy et le Petit Soucy mais également les Petites Touches et l’étang de Dauphin au sud de la commune. Julien est le fils de Julien Heurtelou, seigneur du château de la Bénaudière. Avec l’achat de ces terres qui entourent le château, les Heurtelou créent un vaste domaine agricole au nord de Saint Georges sur Loire.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

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Le Grand-Faîteau

Le Grand-Faîteau

Temporel de l'abbaye

le grand faiteau en 2006

Le Grand-Faîteau en 2006

plan du grand faiteau en 1746

Situation du Grand-Faîteau en 1746

Cette métairie faisait partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elle était louée à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des douze métairies données par les seigneurs du Plessis-Macé à qui elles appartenaient. Le Grand et le Petit Faiteau sont situées au nord de Saint Georges sur Loire. Le nom de ces métairies provient du mot faîte, hauteur, sommet. De fait, les deux métairies sont implantées sur le point haut de la paroisse. La métairie est citée régulièrement dans les documents à partir de 1446.

La ferme se compose d’un bâtiment avec deux chambres basses avec grenier. Une étable est réservée aux bœufs et une autre aux vaches. On y trouve aussi deux porcheries. La métairie possède 5,5 hectares de prés, 25 hectares de terres labourables ainsi que le bois des Roncinières qui couvre 2,6 hectares. Elle rapporte à l’abbaye un loyer annuel d’environ 140 livres.

En 1684, la métairie fait l’objet d’une première expertise : les étables semblent dans un très mauvais état. La grange aux bœufs est affaissée en sorte que les bœufs logent dans une des deux chambres du métayer. L’étable aux vaches est en ruine suite à un incendie survenu neuf ans auparavant.

Comme pour les autres métairies appartenant à l’abbaye, une deuxième expertise est réalisée en 1733 lors de la succession de l’abbé Caton de Court qui met en évidence de lourds travaux à prévoir. La porte du logement est entièrement à refaire, tout comme la cheminée et la fenêtre.Une des poutres soutenant le grenier est fendue : on y a placé un poteau pour la maintenir. L’expert estime qu’elle peut tenir en l’état six ans mais il conviendrait de la remplacer. De nombreux éléments de la charpente en bois semblent avoir souffert de l’incendie et sont fragilisés. S’ils peuvent encore tenir quelques années, leur remplacement fait considérablement monter les frais. Dans la deuxième grange, il est nécessaire de consolider la maçonnerie, réviser la couverture et la charpente et d’installer une nouvelle porte. Les ouvertures et les portes des porcheries doivent aussi être refaites. Il faut de plus creuser de nouveau fossés car les anciens ont été comblés. L’ensemble des travaux est évalué à 465 livres. En 1747, ce montant est revu à la hausse : les réparations sont estimées à 822 livres.

acte de vente du Grand Faiteau en 1791

Acte de vente du Grand-Faîteau en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période.

            L.Gourdon 24 juillet 1688

            René Renou en 1733.

            Georges Verdun en 1738 et 1765.

            Jean Legendre en 1766.

           Charles Dupont en 1771.

           Jacques Uzureau le 31 Août 1776.

           Jacques Rabineau le 28 septembre 1776.

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue aux enchères le 11 février 1791 au prix de départ de 9 600 livres. Marie Anne Heurtelou en propose 9800 livres. Une autre offre est faite à 12100 livres. Marie Heurtelou surenchérit à 12 200 livres et achète la métairie. A la même période, ses sœurs, Magdeleine et Geneviève Heurtelou   achètent également le Petit Faiteau au nom de leur neveu ainsi que la Palatrie, la Bouvière, le Grand Soucy et le Petit Soucy mais également les Petites Touches et l’étang de Dauphin au nord du village. Ces femmes sont des sœurs de Julien Heurtelou,seigneur du château de la Bénaudière. Avec l’achat de ces terres qui entourent le château, les Heurtelou créent un vaste domaine agricole au nord de Saint Georges sur Loire.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

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Les Petites Touches

Les Petites Touches

Temporel de l'abbaye

les petites touches en 2006

Les Petites Touches en 2006

plan des petites touches en 1746

situation des Petites Touches en 1746

Cette métairie située au sud-ouest de Saint Georges sur Loire, faisait partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elle était louée à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des douze métairies données par les seigneurs du Plessis-Macé à qui elles appartenaient

La ferme était constituée de deux chambres basses dont l’une possède une cheminée, au-dessus desquelles on trouve un grenier. Deux étables accueillent d’un côté les vaches de l’autre les bœufs. On y trouve également une grange, un appentis servant de cellier et un toit à cochon. Au XVIIIème siècle, on note également la présence de ruines d’anciens bâtiments dont une fuie « détruite depuis près de 100 ans et comme inutile ». La cour est aménagée avec abreuvoir, mulonnière (espace réservé au foin) et 5 petits enclos. La métairie dispose de 4,6 hectares de prés et de 24 hectares de terres labourables.

Comme pour les autres métairies appartenant à l’abbaye, une expertise est réalisée en 1733 lors de la succession de l’abbé Caton de Court qui met en évidence de lourds travaux à prévoir. La cheminée doit subir de grosses réparation notamment les tuffeaux  doivent être remplacés, le manteau et l’évacuation doivent aussi être réparés. Les murs des chambres et les huisseries demandent aussi des interventions. Des poutres et le cellier doivent être consolidés. Le pignon a été fragilisé par la prolifération du lierre qui doit être coupé. Il n’y a plus de porte pour séparer l’étable de l’une des chambres. Le mortier entre les pierres du pignon de l’étable est tombé, fragilisant grandement le mur. L’autre étable et la grange ne sont pas dans un meilleur état : la couverture, la maçonnerie, les portes sont à refaire. La porcherie n’a également plus de porte. Tous ces travaux sont évalués à 281 livres. Quand une nouvelle évaluation est réalisée en 1747, les réparations sont chiffrées à 1015 livres.

acte de vente des petites touches et de dauphin en 1791

Acte de vente des petites Touches et de Dauphin en 1791

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période.

           1732 Pierre Renou (160 livres)

           2 mars 1739, bail à Morinière-Bourcier-Bédouineau.

            23 février 1742, bail à Jean Bédouineau

            26 mai 1747, bail à Jean Bédouineau. ( 250 livres)

            22 janvier 1765, bail à Jean Bédouineau. ( 220 livres)

            5 novembre 1766, bail à Jean Bédouineau. ( 280 livres)

            15 novembre 1770, bail à Jean Bédouineau. ( 280 livres)

            21 octobre 1776, bail à Alexis Boivin. ( 360 livres)

            2 août 1784, bail à Onésime Souchet. ( 700 livres)

            3 mars 1791, Onésime Souchet.

En mars 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue aux enchères avec l’étang de Dauphin le 3 mars 1791 au prix de départ de 14 000 livres. Jean-Jacques Greneron Ternant, notaire et futur maire de Saint Georges, en propose 15 000 livres.  Magdeleine et Geneviève Heurtelou surenchérissent à 22 000 livres suivies par le Bosé qui en propose 24 000. La métairie est finalement adjugée à Magdeleine et Geneviève Heurtelou pour 24 900 livres.  Leur sœur Maire Anne achète dans le même temps la métairie du Grand Faîteau. Elles achètent également la Bouvière, le Petit  Faiteau au nom de leur neveu ainsi que la Palatrie, le Grand Soucy et le Petit Soucy. Ces femmes sont des sœurs de Julien Heurtelou,seigneur du château de la Bénaudière. Avec l’achat de ces terres qui entourent le château, les Heurtelou créent un vaste domaine agricole au nord de Saint Georges sur Loire.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

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Dauphin

Dauphin

Temporel de l'abbaye

la métairie de Dauphin en 2006

La métairie de Dauphin en 2006

dauphin plan en 1746

situation de Dauphin en 1746

Cette métairie située au sud-ouest de Saint Georges sur Loire, faisait partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elle était louée à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des douze métairies données par les seigneurs du Plessis-Macé à qui elles appartenaient

C’est une propriété plutôt modeste, qualifiée de « petit lieu » dans un document de 1684 avec une closerie, composée d’une chambre avec cheminée et un grenier, d’une étable et d’une porcherie. La métairie possède peu de terres : moins d’un hectare de prés et de terres labourables et un étang de 4 hectares. La propriété comporte initialement un moulin mais celui-ci est en ruine, abandonné depuis la seconde moitié du XVIIème siècle. La ferme est louée pour la modeste somme de 35 livres en 1732.

En 1733, à la succession de l’abbé Jean-Louis Caton de Court , l’état des lieux donne de la métairie une image peu reluisante. Le logement n’a plus de porte tout comme l’étable. Les murs ainsi que la cheminée doivent être consolidés. Les chemins et l’étang n’ont pas été entretenus. Il ne reste du moulin que les vestiges d’anciens murs. Le montant des réparations est alors estimés à 104 livres. En 1747, une nouvelle expertise considère que les travaux s’élèvent désormais à 567 livres.

acte de vente des petites touches et de dauphin en 1791

Acte de vente des petites Touches et de Dauphin en 1791

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période.

            19 septembre 1733, bail à Pierre Barrault.

            26 mars 1765, bail à Joseph Chamaillet.

            20 octobre 1770, bail à Louis Bessonneau.

            23 septembre 1772, bail à Jean Guillot.

            Le 3 mars 1791 : O Sochet

En mars 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue aux enchères avec la métairie des Petites Touches le 3 mars 1791 au prix de départ de 14 000 livres. Jean-Jacques Greneron Ternant, notaire et futur maire de Saint Georges, en propose 15 000 livres.  Magdeleine et Geneviève Heurtelou surenchérissent à 22 000 livres suivies par le Bosé qui en propose 24 000. La métairie est finalement adjugée à Magdeleine et Geneviève Heurtelou pour 24 900 livres. Leur sœur Marie Anne acquiert à la même période la métairie du Grand Faiteau. Elles achètent également la Bouvière,  le Petit  Faiteau ainsi que la Palatrie, le Grand Soucy et le Petit Soucy. Ces femmes sont des sœurs de Julien Heurtelou,seigneur du château de la Bénaudière. Avec l’achat de ces terres qui entourent le château, les Heurtelou créent un vaste domaine agricole au nord de Saint Georges sur Loire.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier