Saint Georges Patrimoine

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Le Bouchet

Le Bouchet

Temporel de l'abbaye

métairie du bouchet à Jallais en 2006

La Bouchet en 2007

Cette métairie située à Jallais sur Argos, à 30 km au sud-ouest de Saint Georges sur Loire, apparait à partir de 1732. Elle faisait partie du temporel, ces propriétés qui rapportaient des revenus à l’abbaye en étant louée à des fermiers. L’origine de ce don est inconnue. Son nom est dérivé du mot « bosquet ». En 1732, le sieur Jacques du Bouchet doit une rente de 200 livres à l’abbé de Saint Georges sur Loire.

A l’origine, le lieu était sans doute un prieuré. Il était composé d’une métairie et d’une chapelle honorant Saint Jacques. En 1774, elle n’est plus utilisée depuis longtemps car la messe est dite dans l’église paroissiale de Jallais. La chapelle est alors à l’abandon et dans un mauvaise état si bien qu’on envisage de la détruire.

La métairie, elle, se compose d’un logis avec deux chambres basses avec une cheminée et un grenier et d’une autre chambre avec cheminée en appentis. On trouve dans la cour un four, une écurie, deux étables, l’une pour les boeufs, l’autre pour les vaches, une bergerie et deux granges couvertes de tuiles rouges. 17 hectares de terres labourables, 7 hectares de prés et près d’un hectare de jardins et de vignes entourent la ferme.

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

  • Jacques du Bouchet, 1732
  • Bail de 99 ans accordé par l’abbé Luc de Salles, à Jeanne Lethon, veuve de René Dubillot et à Jean Humeau, époux de Jeanne Dubillot

On ne sait pas ce que la métairie devient à la Révolution. Probablement est-elle nationalisée en 1791 comme les autres biens du clergé et vendue.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

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Le Sollier

La Sollier

Temporel de l'abbaye

métairie du sollier à chazé sur argos

La Sollier en 2007

Cette métairie située à Chazé sur Argos, à 30 km au nord de Saint Georges sur Loire, apparait à partir de 1732. Elle faisait partie du temporel, ces propriétés qui rapportaient des revenus à l’abbaye en étant louée à des fermiers. Le « solier » est une maison avec grenier et veut dire étage ou plateforme. Le nom peut également faire référence à un lieu exposé au soleil.

La métairie est constituée d’une chambre principale avec une cheminée et un four et de deux « chambrettes ». Deux étables, une grange, un pressoir et une porcherie forment les installations. Aujourd’hui, la maison d’habitation a été détruite et il ne reste que les étables.

La métairie fait l’objet d’une expertise comme les autres propriétés de la mense abbatiale, en 1733, lors de la succession de l’abbé Jean-Louis Caton de Cour. Les portes nécessitent des restauration ainsi que le four. La charpente et la couverture doivent être réparées. Sur la grange et l’étable, des travaux de maçonnerie sont nécessaires. Dans la cour, un puits a été creusé mais n’a pas été maçonné. Les réparations sont évaluées pour un montant de 597 livres. La métairie fait l’objet d’une nouvelle expertise en 1747 : la facture est revue à la baisse, à 208 livres. Des travaux ont-ils été réalisés ? Le puits n’a cependant pas été finalisé…

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

  • Jean Foucher, 1710
  • Cordier en 1732
  • Antoine Drouet en 1747

En 1791, suite à la Révolution, la closerie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue le 2 mars 1791 à Mathurin Guillot.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

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Le Petit Serrant (métairie)

Le Petit Serrant

Temporel de l'abbaye

métairie du Petit Serrant à Savennières

Le Petit Serrant en 2007

Cette closerie est située à Savennières, non loin du bourg. Elle faisait partie du temporel de l’abbaye. Elle fut en effet offerte aux chanoines à la construction de l’abbaye par le seigneur de Lavau. Elle est surnommée la petite abbaye au XVIIIème siècle. C’est Jean de Vassé, abbé qui en 1577, qui en prend possession. Elle quitte la mense abbatiale en 1706 pour devenir une propriété des chanoines.

En 1703, la closerie comprend deux maisons : la première dispose d’une grande chambre avec cheminée et four et grenier, construite sur un cellier et d’une seconde petite chambre. La deuxième  est composée d’une petite chambre avec cheminée, d’un cabinet et d’un grenier. On accède à la chambre par un escalier en ardoise. Sous cette chambre, on trouve un cellier et un pressoir. La cour dispose d’un puits et d’une porcherie. La propriété est entourée d’un pré de 26 ares, de 59 ares de terres labourables et de 79 ares de vigne.

acte de vente de la closerie de l'abbaye à SAvennières (le petit Serrant)

Acte de vente de la closerie de l’abbaye en 1791 (ADML)

En 1791, suite à la Révolution, la closerie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue le 3 févrrier 1791 aux enchères au prix de départ de 5 300 livres. Le sieur Roussel enchérit par procuration pour le sieur Genest à 5 600 livres. C’est la seule offre pour la closerie.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

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La Thiellerie

La Thiellerie

Temporel de l'abbaye

métairie de la thiellerie en 2007

La Thiellerie en 2007

la thiellerie sur le cadastre napoléonien de 1835

La Thiellerie sur le cadastre napoléonien de 1835

Cette closerie est située le long de la Loire, au sud du village, à proximité du Port Girault. Elle faisait partie du temporel de l’abbaye. Elle fut en effet offerte aux chanoines à la construction de l’abbaye par le seigneur de Candé. Son nom qualifie un lieu où l’on mettait le chanvre en tielle ou thiel, c’est à dire en poignées pour le rouissage (macération des fibres pour enlever l’écorce afin d’en faire des fibres textiles).

Le 15 novembre 1644, l’abbé de Saint-Georges Nicolas Tudert concède  en forme de récompense à ses fermiers du temporel Marin et Charles de la Lande, une surface de terre joignant les jardins et issues de la closerie. Ces fermiers, en retour, sont chargés d’y faire bâtir une maison, l’Ardoisière. Celle-ci doit permettre de parquer les bestiaux capturés en divagation et de loger le commis receveur de l’abbaye quand il vient recevoir les déclarations des usagers.  Les chanoines fournissent les matériaux nécessaires pour la construction. Souhaitant un retour sur leur investissement et soutenus par l’abbé Jacques Adhémar de Grignan, ils obtiennent du grand conseil, le 21 février 1664, le retour de l’Ardoisière dans les propriétés de l’Abbaye. Les frères de La Lande ont entre temps vendu la bâtisse à un dénommé Thomas qui se voit dépossédé. L’Abbé cède finalement l’Ardoisière et la Thiellerie au petit couvent, c’est-à-dire aux propriétés des chanoines de l’abbaye.

En 1703, la propriété est décrite comme une petite closerie située toute seule le long de la Loire, proche du port où l’on décharge les marchandises. La longère au toit d’ardoise est composée d’une longère avec deux chambres dont l’une dispose d’une cheminée, d’une étable, d’une écurie et d’une porcherie couverte également d’ardoises.  

L’Ardoiserie est démolie au milieu du XVIIIème siècle pour construire une écurie et une grange. En 1767, la closerie a été entièrement reconstruite à neuf et déplacée. Le bâtiment compte désormais trois chambres, avec grenier, une écurie et une étable. L’ancienne closerie est désormais en ruine. La propriété compte 4,3 hectares de prés, 14,6 hectares de terres labourables et 1,2 hectare de plantation d’osier.

acte de vente de la thiellerie en 1791

Acte de vente de la Thiellerie en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

  • Veuve Juret, bail du 23 novembre 1741.
  • Charles Cady, bail du 4 décembre 1758, renouvelé en 1767 puis le 28 novembre 1773.
  •  Pierre Gourdon le 13 avril 1791

En 1791, suite à la Révolution, la closerie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue le 13 avril 1791 aux enchères au prix de départ de 31 000 livres. Pierre Gourdon, aubergiste devenu greffier du juge de paix, en propose 34 000 livres. Le sieur Lechalat surenchérit à 37 000 livres suvi par le sieur Parisot qui en offre 40 000 livres. Pierre Gourdon augmente son offre à 42 800 livres. Mais le sieur Mabille en propose 45 000 livres, puis le sieur Richoux surenchérit à 46 100 livres. C’est finalement Pierre Gourdon qui achète la closerie pour 46 200 livres. La somme est importante et montre tout l’intérêt de la propriété qui a récemment été reconstruite et est dans un bon état contrairement aux autres métairies de l’abbaye qui souffrent d’un cruel manque d’entretien.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

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La Palatrie

La Palatrie

Temporel de l'abbaye

la palatrie en 2007

La palatrie en 2007

Cette métairie est située aujourd’hui sur la paroisse de Saint Germain des Prés.. Elle fait partie d’un domaine ou existait plusieurs maisons. Elle faisait partie du temporel de l’abbaye. Elle fut en effet offerte aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des cinq métairies données par la famille de Brie, propriétaire du château de Serrant, à qui elles appartenaient. Son nom provient du latin palus, palissade naturelle ou artificielle.

La métairie est constituée d’une chambre basses avec cheminée et four et grenier au-dessus. Deux étables, l’une pour les vaches, l’autre pour les boeufs, une grange et une porcherie compose les équipements. La propriété est entourée de 3 hectares de prés et de 22 hectares de terres labourables.

Dès le XVIIème siècle la métairie est considérée dans un très mauvaise état. En 1733, elle fait l’objet d’une expertise comme les autres métairies, à l’occasion de la succession de l’abbé Jean-Louis Caton de Cour. Des travaux de rénovation sont nécessaires : le four et la cheminée doivent être complètement reconstruits. Des travaux de maçonnerie et sur la charpente sont à réaliser pour consolider l’édifice. Les portes de l’étable à vaches et de la porcherie doivent être remplacées. La couverture et certains murs de l’étable sont en ruine. Le montant des réparations s’élèvent à 141 livres. En 1747, ces travaux ne semblent pas avoir encore été réalisés et il faudra maintenant débourser 381 livres pour restaurer la ferme.

acte de vente de la palatrie en 1791

Acte de vente du Petit Vaurichard en 1795 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

            16 juin 1733, bail de François Valleuse.

            4 décembre 1741, bail de François Lhermite (130 livres)

            15 mars 1756, bail de Marguerite Brossais veuve Lhermite (136 livres)

            12 novembre 1766, bail de René Bellouin.

            19 février 1776, bail de François et René Reuillier ;

            2 août 1776, bail de René Reuillier

            22 février 1791, Joseph Legendre.

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue le 22 février 1791 aux enchères au prix de départ de 8 000 livres. Le sieur Lechalat en propose 9 000 livres suivi par Julien Heuretlou, fils de Julien Heurtelou, qui surenchérit à 10 300 livres. Le sieur Parisot fait une proposition à 12 700 livres mais Heurtelou suit à 13 300 livres. Parisot augmente son offre à 13 500 livres mais c’est finalement Julien Heurtelou qui achète la métairie à 13 600 livres. A la même période, ses tantes  achètent également le Grand Faiteau et le Petit Faiteau ainsi que la  la Bouvière, le Grand Soucy et le Petit Soucy mais également les Petites Touches et l’étang de Dauphin au nord du village.  Avec l’achat de ces terres qui entourent le château de la Bénaudière, les Heurtelou créent un vaste domaine agricole au nord de Saint Georges sur Loire.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

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Le Petit Vaurichard

Le Petit Vaurichard

Temporel de l'abbaye

ruines de la métairie du petit vaurichard

Ruines du Petit Vaurichard en 2006

plan du petit vaurichard en 1786

Situation du Petit Vaurichard en 1786

Cette métairie est située aujourd’hui sur la commune de La-Possonnière et donc auparavant sur la paroisse de Savennières. Elle fait partie d’un domaine ou existait plusieurs maisons. Elle faisait partie du temporel de l’abbaye. Elle fut en effet offerte aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des cinq métairies données par la famille de Brie, propriétaire du château de Serrant, à qui elles appartenaient. Son nom signifie sans doute petite vallée au sieur Richard.

Cette métairie était propriété de l’abbé et relevait de Serrant. En 1513 et 1514, l’abbé et les religieux enrichirent la métairie de terres et de prés. Le 10 février 1588, en vue de son aliénation, la métairie est estimée. Le retrait se fera officiellement en 1703 et passera définitivement en la propriété du petit couvent, c’est-à-dire dans le revenu des moines.

La métairie comporte un logement avec deux chambres basses dont l’une est équipée d’une cheminée et d’un four, avec un grenier au-dessus. Deux étables, l’une pour les vaches, l’autre pour les boeufs et une grange et une porcherie compose les équipements. La propriété est entourée de 3,3 hectares de prés, de 17,4 hectares de terres labourables et d’une vignes de 0,11 hectares sur le chemin de la Loge à la Leu.

Ces bâtiments n’existent plus.

acte de vente du petit vaurichard en 1795

Acte de vente du Petit Vaurichard en 1795 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

                        P.Lory             3 mars 1742

                        P.Lory             15 décembre 1759

                        P.Lory             30 may 1770

                        P.Lory             21 novembre 1776

                        J.Vaillant        6 février 1785.

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue le 25 juin 1795 au prix de départ de 13 400 livres à Pierre Jacques Lizambert.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

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Le Papegault

Le Papegault

Temporel de l'abbaye

la métairie de la papegault

Le Papegault en 2002

plan du papegault en 1786

Situation du Papegault en 1786

Cette curieuse bâtisse était située sur la paroisse de Savennières et aujourd’hui, sur la commune de la Possonnière. Son nom est tout un programme, puisque le Papegault était un tournoi de tir à l’arc sur un oiseau bariolé perché au haut d’un mat, et appelé le papegault. Ce nom provient du mot perroquet, papagayo en espagnol, papagallo en italien. Sur la façade nord du bâtiment, il y a encore des meurtrières pour le tir à l’arc  Elle faisait partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elle était louée à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des cinq métairies données par la famille de Brie, propriétaire du château de Serrant, à qui elles appartenaient.  Cette métairie était voisine de celle de la Richeraie dont le nom fait aussi référence au tir à l’arc.

En 1720, la propriété comporte la maison principale, une closerie, une chapelle et de nombreuses dépendances, pressoir, celliers, granges, plusieurs masures, un clos de vignes entouré de murs..Le logement aurait été occupé par des religieuses. L’ensemble est considéré dans un mauvais état nécessitant des réparations lourdes. L’acte de vente à la Révolution en 1791, nous offre une description plus détaillée : le corps principal est constitué de deux chambres dont l’une est équipée d’une cheminé et d’un four et d’une étable, avec un grenier sur l’ensemble du bâtiment. Derrière le logement, se trouvent le pressoir et un cellier. L’escalier extérieur mène à deux chambres au premier étage, situées au dessus du cellier, dont l’une est pourvue d’une cheminée. Dans la cour, on trouve une porcherie, des enclos murés. La propriété est entourée de 2 hectares de prés, 10 hectares de terres labourables et de 4 hectares de vignes.

Comme pour les autres métairies appartenant à l’abbaye, une expertise est réalisée en 1733 lors de la succession de l’abbé Caton de Court.De lourds travaux sont à prévoir : les portes, les marches, les murs , le carrelage, les volets, les planchers, les cheminées, les latrines… la liste des éléments à rénover dans le logement est longue. Dans le pressoir, le fût est bon à remplacer, comme les fenêtres. La charpente et la couverture sont aussi à rénover. La grange et la chapelle tombent en ruine. La vigne est envahie par les ronces et il est nécessaire de replanter. Les murs qui protégeaient la vigne ont disparu sous les épines. Le montant des travaux est estimé à 2 716 livres ! En 1747, une nouvelle expertise a lieu : les travaux n’ont pas été réalisés, les réparations sont estimés pour un montant de 4 898 livres.

acte de vente du papegault

Acte de vente du Papegault en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

           1732, le sieur Bouche pour 15 livres

           4 décembre 1743, bail à René Bessonneau.

            27 mai 1747, bail à Joseph Bouin.

            16 février 1765, bail à Joseph Boivin.

            8 juillet 1767, bail à Joseph Boivin.

            2 janvier 1768, bail à J.Besson.

            3 mai 1784, bail à Pierre Boisnault.

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue aux enchères  le 3 novembre 1791 au prix de départ de 8 465  livres. La mpropriétée est achetée pour 8 800 livres par Moreau et Loisillon qui acquièrent également la métairie voisine de la Richeraie.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

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La Richeraie

La Richeraie

Temporel de l'abbaye

métairie du richeraie

La Richeraie en 2006

plan de la richeraie en 1786

Situation de la Richeraie en 1786

Cette métairie était située à l’origine sur la paroisse de Savennières. Elle est aujourd’hui à l’ouest de la commune de la Possonnière. Elle faisait partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elle était louée à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des cinq métairies données par la famille de Brie, propriétaire du château de Serrant, à qui elles appartenaient. La propriété était nominative, cela signifie que chaque nouvel abbé devait racheter les droits sur la propriété à Serrant. Cette métairie a eu plusieurs noms : Montigné, L’Archeraie, la Richeraie. Voisine du lieu du Papegault, dont le nom fait aussi référence au tir à l’arc, elle était sans doute un terrain d’entraînement ou de tournoi des archers.

La ferme se composait en 1791 d’un bâtiment avec une chambre  avec cheminée au dessus de laquelle se trouve un grenier, d’une étable à bestiaux, une grange et une soue à cochons. Elle possède un petit pré, 1,3 hectares de vignes et 7 hectares de terres labourables. La ferme était située non-loin de l’étang de Grouteau sur lequel se trouvait un moulin à eau rattaché à la métairie, cité dans les échanges entre Auger de Brie, abbé de Saint Georges et Gilles de Brie, seigneur de Serrant en 1459

En 1720, elle fait l’objet d’une visite alors qu’elle nécessite déjà de nombreuses réparations.

Comme pour les autres métairies appartenant à l’abbaye, une expertise est réalisée en 1733 lors de la succession de l’abbé Caton de Court. Dans le logement, de lourds travaux de maçonnerie sont à réaliser notamment sur les pignons et le conduit de cheminée. La maison est envahit par le lierre et n’a plus de portes. Surtout la charpente et la couverture d’ardoise sont entièrement à refaire. La porcherie et le poulailler doivent être restaurés. La vigne est dans un pauvre état et doit être replantée. La facture est importante : 1221 livres.

En 1747, une nouvelle expertise a lieu : la charpente n’a pas été réparée mais le montant des réparations est revu à la baisse : 838 livres. Peut-être que quelques travaux ont été réalisés.

acte de vente de la richeraie en 1791

Acte de vente de la Richeraie en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

           1732 : Bonrallard pour 70 livres par an

             22 avril 1734, bail à René Bonnalet.

            18 décembre 1741, bail à René Bonnalet.

            4 janvier 1756, bail à Julien Lory.

            8 juillet 1767, bail à Julien Lory.

            10 janvier 1768, bail à J.Motte.

            3 mai 1784, bail à Pierre Boisnault.

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue aux enchères  le 3 novembre 1791 au prix de départ de 5 520 livres. La métairie est achetée pour 8 100 livres par Moreau et Loisillon qui acquièrent également le domaine voisin du Papegault.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Notice historique sur l’abbaye de Saint Georges, Lemesles

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La Chevallerie

La Chevallerie

Temporel de l'abbaye

métairie de la chevallerie en 2006

La Chevallerie en 2006

plan de la chevallerie en 1786

Situation de la Chevallerie en 1786

Cette métairie située au sud-est du bourg de Saint Georges sur Loire, faisait partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elle était louée à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des cinq métairies données par la famille de Brie, propriétaire du château de Serrant, à qui elles appartenaient. La propriété était nominative, cela signifie que chaque nouvel abbé devait racheter les droits sur la propriété à Serrant. Comme on le devine aisément, le nom de cette métairie est lié au cheval : élevage de chevaux, ou propriété d’un chevalier.

La ferme se composait en 1791 d’un bâtiment avec deux chambres dont une est dotée d’une cheminée et d’un four au dessus desquelles se trouve un grenier, d’une étable à bœufs, d’une étable à vaches et de plusieurs soues à cochons. Elle possède 6 hectares de prés et 21 hectares de terres labourables.

Comme pour les autres métairies appartenant à l’abbaye, une expertise est réalisée en 1733 lors de la succession de l’abbé Caton de Court. Dans le logement, les ouvertures doivent être refaite, les murs et la charpente consolidés et le four rénover. Dans les étables et les soues à cochons, les portes doivent être refaites et la couverture restaurée.

L’ensemble des travaux est évalué à 265 livres. En 1747, ce montant est revu à la hausse : les réparations sont estimées à 551 livres.

actes de vente de la métairie de la chevallerie en 1791

Acte de vente de la Chevallerie en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

  •  24 juillet 1688, René Legendre

  • En 1732, elle est louée pour 210 livres à la veuve Poullain.
  • 18 décembre 1741, bail à Charles Greffier, renouvelé le26 mai 1747 pour 240 livres puis le 3 novembre 1766, puis le 21 octobre 1771

  • 30 juillet 1776, bail à P. Chéné.
  • A la révolution, le métayer est Jean-Pierre Puny, aubergiste qui rachètera avec Pierre Gourdon la maison conventuelle de l’abbaye.

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue aux enchères  le 13 avril 1791 au prix de départ de 12 500 livres. Les propositions ne manquent pas pour cette métairie : quatre hommes se disputent la ferme. Le sieur Beraut, Richou, Sozeau et Parisot. Les enchères montent : Parisot qui avait échoué à acquérir le Grand Soucy quelques semaines auparavant, achète la Chevallerie pour 19 600 livres.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Notice historique sur l’abbaye de Saint Georges, Lemesles

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La Thibauderie

La Thibauderie

Temporel de l'abbaye

la thibauderie en 2006

La Thibauderie en 2006

plan de la thibauderie en 1786

Situation de la Thibauderie en 1786

Cette métairie située au sud du bourg de Saint Georges sur Loire, faisait partie du temporel de l’abbaye : propriété de l’abbaye, elle était louée à des fermiers qui l’exploitaient. Ces terres furent en effet offertes aux chanoines à la construction de l’abbaye au XIIème siècle, faisant partie des douze métairies données par les seigneurs du Plessis-Macé à qui elles appartenaient. La Thibauderie, à l’origine, appartenait ou était louée à la famille Thibaud. La métairie est citée à partir de 1446.

La ferme se compose d’un bâtiment avec deux chambres dessus desquelles se trouve un grenier, d’une étable à bœufs, d’une étable à vaches, d’une grange avec une chambre, d’une soue à cochons et d’un apentis. Elle possède 4 hectares de prés et 28,5 hectares de terres labourables.

Au XVIIIème siècle, la métairie est rattachée à la mense conventuelle : cela signifie que les revenues qu’elle génère ne vont plus à l’abbé mais au chanoine.

dessin de la thibauderie en 1908
acte de vente de la métairie de la thibauderie en 1791

Acte de vente de la Thibauderie en 1791 (ADML)

Les actes notariaux concernant les baux permettent de retrouver les occupants de la métairie durant cette période :

  • 1732, Pierre Fourier maître de poste 

  • ensuite, René Sortant lui aussi maître de poste 

  • 17 novembre 1762, Pierre Brossais, confirmé en 1767 et le 16 mai 1777

  • 1778, décès de P.Brossais, le 27 décembre, Legeard reprend la métairie 

  • le 2 janvier 1779, A.Voisine signe un nouveau bail, et on le retrouve en 1791. 

En 1791, suite à la Révolution, la métairie est nationalisée comme tous les biens du clergé et vendue aux enchères  le 17 mai 1791 au prix de départ de 10 500 livres. Joseph Pierre Péan, notaire et futur maire de Saint Georges sur Loire, en propose 12 000 livres. Le sieur Besnard surenchérit à 14 000 livres suivi par le sieur Berault qui offre 15 000 livres. Péan achète finalement la métairie à 15 700 livres. Il devient également propriétaire du logis abbatial, l’étang d’Arrouet et la closerie du Petit Arrouet.

Sources

Le temporel de l’abbaye de Saint Georges sur Loire, Denis Mercier

Notice historique sur l’abbaye de Saint Georges, Lemesles