Saint Georges Patrimoine

Maurice Lair

1872-1960

Portrait de Maurice Lair

Maurice Lair

Jaurès et l’Allemagne, livre de Maurice Lair paru en 1934

Maurice Lair naît à Angers le 24 juin 1872. Son père est Adolphe Lair, célèbre homme de droit angevin et sa mère Louise Talbot qui ont fait construire le château de la Comterie à la fin du XIXème siècle. En avril 1892, il est diplômé à la Faculté de Rennes. Poursuivant des études de lettres, Maurice Lair est élève de l’Ecole libre de sciences politiques, l’ancêtre de Sciences Po.  Il devient spécialiste des questions allemandes et publie de nombreux articles et ouvrages sur la question. Son essai intitulé “L’impérialisme allemand” en 1902 reçoit d’excellentes critiques dans les revues spécialisées en géopolitique. Maurice Lair y analyse la stratégie d’infiltration  allemande dans la politique mondiale. L’ouvrage est salué en 1903 par le Prix Marcelin Guérin de l’académie française qui récompense les livres qui “honorent la France et ses valeurs”.

En 1905, il se marie à Paris avec Suzanne Emilie Etienne avec qui il a deux filles, Christine en 1905 et Monique en 1908.

Maurice Lair contribue à de nombreuses revues politiques : La revue économique internationale, la revue bleue, la revue politique et littéraire, Les annales des Sciences politiques… Dans cette dernière, il publie en 1909 une étude sur Proudhon, père de l’anarchie. 

En 1913, il publie un roman La Reprise, d ‘abord en épisodes dans Le Correspondant, puis chez Grasset.

Pendant la Première Guerre Mondiale, Maurice Lair part comme lieutenant de réserve avec le 335ème régiment d’infanterie. Il combat à Champenoux, Nomémy, Xon. Il est successivement affecté au 325ème régiment puis au 68 ème régiment d’infanterie dans lequel il devient capitaine de la cinquième compagnie. Il combat dans la campagne de l’Yser durant laquelle il est grièvement blessé le 10 mai 1915.  Il reçoit la croix de la Légion d’honneur en 1916 pour saluer son héroïsme et ses états de service. La même année, il reçoit de nouveau le prix Marcelin Guérin.

Il est élu maire de Saint Georges sur Loire en 1922. L’année suivante il est décoré de la médaille d’argent remise par Henry Chéron, ministre de l’agriculture, pour son ouvrage “Le socialisme et l’agriculture française”. Critique des idées du socialisme, il s’intéresse pourtant au problème de justice social et notamment à la pauvreté dans le monde agricole.

En 1934, il publie un article sur le National Socialisme allemand dans la revue Bleue. En 1935, son essai  “Jaurès et l’Allemagne” analyse le rapprochement de l’homme d’état français avec la pensée allemande à la fin du XIXème (en particulier les idées socialistes et marxistes) et les influences qu’il juge néfastes pour la France. L’ouvrage fait l’objet de nombreuses critiques.

Maurice Lair restera maire jusqu’en 1945. Il décède à Saint Georges sur Loire le 23 février 1960.