Nous sommes à la fin juillet 1878. Le nom d’un saint-georgeois est dans tous les journaux de France. Aimé Thomas Barré est accusé avec son complice, Paul Lebiez, d’un odieux meurtre commis à Paris. Si l’affaire passionne autant les foules, c’est que l’accusé n’a pas le profil classique de l’assassin. Le jeune homme n’a que vingt-cinq ans et poursuit de brillantes études de notaire : nous sommes loin des clichés du malfrat. Son complice n’a pas non plus les caractéristiques d’un criminel : il est étudiant en médecine. Ils sont cependant les deux protagonistes de ce que les journaux appelèrent le Mystère de la rue Poliveau, se rendant coupables du meurtre d’une laitière, la femme Gillet. L’affaire débute le 6 avril 1878 quand une logeuse de la rue Poliveau entre dans un commissariat de police parisien, annonçant qu’elle vient de découvrir des membres humains dans une chambre inoccupée ! Comment les deux jeunes gens, en réussite et issus d’un milieu social relativement aisé, se sont-ils rendus coupables de telles atrocités ?