Saint Georges Patrimoine

Jean-Baptiste Chaubert

1643-1703

gravure de Jean-Baptiste Chaubert

Jean-Baptiste Chaubert

relevé du tombeau de jean-baptiste chaubert

Relevé du tombeau de Jean-Baptiste Chaubert

Le rénovateur de l'abbaye de Saint Georges

portrait de Jean-Baptiste Chaubert

Jean-Baptiste Chaubert est né le 13 janvier 1643 à Beaugency dans le Loiret, entre Blois et Orléans. Son père, Louis Chaubert, était procureur de la ville. Sa mère, Jeanne Miné, était la fille de Hugues Miné, notaire royal à Beaugency. Jean-Baptiste Chaubert est donc issu d’une famille étroitement liée à la justice (son oncle, Christophe Chaubert était également procureur au baillage de Beaugency). Mais ce sont son demi-frère, Nicolas Chaubert, né d’un premier mariage, et son frère, François qui poursuivent la vocation : le premier devient notaire royal et le second procureur. Jean-Baptiste, lui, entrera dans les ordres religieux. Jean-Baptiste est envoyé faire des études de théologie à Paris.

Jean-Baptiste Chaubert fait profession de foi à Sainte Geneviève à Paris le 9 septembre 1663. Il devient d’abord prieur et curé de Saint Pierre de Rillé puis sous-prieure de Toussaint d’Angers en 1676.

C’est en 1678 qu’il arrive à l’abbaye de Saint Georges sur Loire comme chantre puis comme prieur-curé. L’abbé, Jacques Adhémar de Grignan a inscrit la communauté dans la réforme de Saint Geneviève vingt ans auparavant. Le complexe abbatial est alors dans un piteux état : la maison conventuelle, l’église tout comme le cloître tombent en ruine. Les abbés ayant reçu l’abbaye en commande perçoivent les revenus et peinent à payer les travaux nécessaires. Jacques Adhémar et son successeur, son neveu Louis Adhémar de Grignan, lancent de grands travaux de rénovation et la construction de la nouvelle maison conventuelle. Jean-Baptiste Chaubert va être missionné pour suivre ces travaux durant presque vingt ans.

En 1694, Jean-Baptiste Chaubert devient premier assistant et secrétaire de la congrégation des génovéfains avant d’être élu en 1697, supérieur général. Ce parcours était classique pour les grands administrateurs génovéfains : issus de grandes familles nobiliaires, ils faisaient leurs preuves en gérant de grandes abbayes en province avant d’être rappelés à Paris pour briguer la direction de l’ordre. Il est réélu à ce même poste, le 11 septembre 1700. En octobre 1700, il est l’auteur d’une circulaire portant sur l’éducation et la formation des jeunes hommes entrant dans la congrégation.

Jean-Baptiste Chaubert meurt encore en poste le 3 mai 1703. Il est enterré au sein même de l’ancienne église abbatiale Sainte Geneviève à Paris qui a aujourd’hui laissé sa place au Panthéon.